Tome V, 1822 : Sardanapale. — Les Deux Foscari. — Caïn
Cette édition n'a pas été complétée.
3. — Œuvres complètes de lord Byron, traduites de l'anglais par MM. A. P. et E. D. S., troisième édition, entièrement revue et corrigée, 10 vol. in-18, Paris, Ladvocat, 1821-1822, plus 5 vol. complémentaires, in-18, 1824, avec portrait.
Le faux-titre des 5 volumes complémentaires porte : Œuvres de lord Byron, Inédites, et la numération de I à V.
A partir du tome VIII (1821) les initiales E. D. S. disparaissent du titre, comme à la même date, sur celui delà seconde édition, les initiales d'Amédée Pichot avaient remplacé l'anagramme A.-E. de Chastopalli. Eusèbe de Salle avait donné cette année-là un roman intitulé : Irner, par lord Byron, traduit de V anglais et publié par le traducteur des Œuvres complètes de lord Byron. (2 vol. in-12, Paris, Ponthieu.) Il en était, comme bien on pense, non le traducteur, mais l'auteur. (Voir ci-dessus, pp. 80 et 82.) La supercherie ne plut pas à Pichot, et c'est pour cette raison qu'il se sépara de son collaborateur, si l'on en croit du moins la note insérée par lui au tome VI, 1821, p. 241 : « Depuis quelques mois nous avons réclamé contre la publication d'un roman
qu'un de nos collaborateurs a prétendu traduit de lord B3^ron. Voilà le motif pour lequel la suite de cette traduction ne portera plus sur le titre les initiales de M. E. D. S., qui n'est plus associé à notre travail. — A. P. »
4. — Œuvres de lord Byron, 4e édition, entièrement revue et corrigée, par A. P....t, précédée d'une notice sur lord Byron par Charles Nodier ; portrait par Dequevauvilliers, vignettes de A. Johannot, T. Johannot, Devéria, Westall, 8 vol. in-8% Paris. Ladvocat, 1822-1825.
Le tome Ier n'a paru qu'en 1823: il contient un Essai sur le génie de lord Byron par A. Pichot. Le tome VII renferme les Conversations de lord Byron avec le capitaine Medivin, et deux opuscules relatifs à la biographie du poète : la Résidence de lord Byron en Grèce, et Derniers moments de lord Byron.
C'est l'édition la plus luxueuse qui ait été donnée de la traduction Pichot.
5. — Œuvres de lord Byron, etc., cinquième édition, 13 vol. in-12, Paris, Ladvocat, 1823.
Cette édition a été complétée par les Œuvres complètes de lord Byron, traduites de V anglais par A. P...A, 6 vol. ^in-12, numérotés XIV à XIX, Paris, Ladvocat, 1824. Les deux derniers volumes contiennent les Conversations.
6. — Œuvres complètes de lord Byron, etc., sixième édition, 18 vol. in- 12, Paris, Ladvocat et Delangle, 1827.
Avec portrait et vignettes. Le tome XVIII est donné comme le premier de la Correspondance de Byron. (Lettres à Dallas et lettres à sa mère.) — Cette édition est surtout intéressante parce qu'elle contient la riposte aux critiques adressées par Paulin Paris (dans les notes de sa traduction de Don Juan, 1827, voir ci-dessous) à la traduction de Pichot. Paris ne manquant pas une occasion de signaler les erreurs, les faiblesses et l'inintelligence de son devancier (voir tome Ier, pp. 35, 39, 43, etc., etc ), Pichot répondit par la note suivante: « En terminant notre Essai sur le génie et le caractère de lord Byron, dans la 4e éd. de notre traduction, nous avions jugé nous-même notre travail avec quelque impartialité. Nous nous estimerons heureux, disions-nous, si une muse française mieux inspirée, et plus digne de lutter contre un auteur tel que lord Byron, peut quelque jour profiter de cette imparfaite ébauche, et réparer envers lui les torts de ses premiers traducteurs. C'était un appel fait à un talent fort et exercé: nous étions loin de croire qu'un écolier, s'armant d'un dictionnaire pour vérifier les fautes dont il est peut-être difficile même à l'attention la plus soutenue de s'affranchir dans le cours de huit volumes in-8°, s érigerait en détracteur dédaigneux et prétendrait spéculer sur une traduction nouvelle, longtemps offerte vainement à tous les libraires, et vantée d'avance dans les antichambres des petits journaux. » (T. VI, p. 311 )
7. — Œuvres complètes de lord Byron, etc., septième édition, 6 vol. in- 8o, Paris, Fume, 1830.