D. — TRADUCTION PASCAL RAME ET ORBY HUNTER
1. — Œuvres de lord Byron, traduites en vers français par Orby Hunter, 1 vol. in-8°, Paris, Chapelle, 1841.
Annoncé par le Journal de la librairie (1841) ; ne se trouve pas à la Bibliothèque nationale.
2. — Œuvres de lord Byron, traduites en vers français par Pascal Bamé et Orby Hunter, ? volumes in-8°, Paris, Daussin, 1845.
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Le Journal de la librairie annonce que l'ouvrage aura sept ou huit volumes. Je n'ai eu entre les mains que le tome II (Marino Faliero, la Fiancée d'Abydos, Parisina, Ode à Venise, Ode à la Légion d'honneur, Adieux de lord Byron à sa femme, Inscription sur le monument de son chien de Terre-Neuve) et le tome III (les six premiers chants de Don Juan). Les traducteurs prennent de nombreuses libertés avec leur texte, spécialement en ce qui regarde les noms propres. C'est ainsi que la Zuléïka de la Fiancée d'Abydos se transforme en Zulima, et que lady Byron, dans la traduction du Fare th.ee well, est gratifiée, on ne sait pourquoi, du prénom d'Amélie. La traduction de Don Juan est assez agréablement tournée en dizains décasyllabiques :
Un jour d'été... de juin c'était le six... J'aime à citer avec exactitude Le jour, le mois ou Tan, par habitude ; Je suis toujours sur les dates précis ; Ce sont autant de relais en voyage Où le Destin s'arrête à son passage, Puis va changer l'histoire et les états, Ne laissant rien que la chronologie Des temps passés, de nouveaux résultats, Et les bienfaits de la théologie.
Le six au soir, dans un bosquet charmant,
Frais comme au ciel est la douce retraite
Qu'à ses houris réserve le Prophète,
La belle vint rêver à son amant ;
En vers, enfants du plus heureux délire,
D'Anacréon Moore empruntant la lyre,
Nous a chanté ce fortuné séjour.
Ah ! qu il est pur, l'éclat qui t'environne !
Tu vois, ami, les Muses et l'Amour
Tresser les fleurs de ta double couronne.
Etc.
(Chant I«r, t. III, p. 37.)