Pomaque non notis legit ab arboribus
Ce vers de Tibulle sert d'épigraphe au Mercure étranger.
2 Le Mercure étranger ou Annales de littérature étrangère, par MM. Langlès, Ginguené, Amaury Duval, etc., Paris, 1813-1816, t. II, 1813, no 12, p. 378.
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tion du meurtre qu'elle avait commis d'abord dans les tourments de la jalousie, ensuite dans une mort funeste 4... » Ainsi la morale eût été satisfaite en même temps que la curiosité du lecteur, et les âmes sensibles y auraient trouvé leur compte. C'est bien pis en 1816. Cette fois il s'agit de Lara :1e rédacteur, R.-J. Durdent, met délibérément Byron au-dessous de Mme Radclifïe, « qui du moins donne à la fin de chacun de ses romans la clef des énigmes qu'elle s'est plu à entasser pendant plusieurs volumes ». Le poème de Byron ressemble par trop à une « mystification », et l'on doute que son talent ait beaucoup d'imitateurs 2. Le Panorama d'Angleterre renchérit encore sur les sévérités du Mercure. Dans le numéro du 30 avril 1816, on reproche un peu pêle-mêle à Byron ses vivacités de langage, qui lui assurent les sympathies des dames de la Halle, sa conduite envers lady Byron, la plus innocente femme du monde, et jusqu'à la fécondité de sa plume : « Voulez-vous des poèmes ennuyeux : voici lord Byron; de longs distiques... : lord Byron; des odes boursouflées, je veux dire anglaises... : Byron ; de froides élégies... : Byron ; des satires dégoûtantes... : Byron, et toujours Byron ! » Ce qui excite au plus haut point l'indignation du rédacteur, « c'est l'ode outrageante qu'il vient d'adresser à la France, ce sont les vœux charitables qu'il forme pour son anéantissement, pour sa honte éternelle 3... » Evidemment il y aurait un crime de lèse-patriotisme à reconnaître le moindre talent à un ennemi national.