‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 48 sur 322 · Delécluze, ouvrage cité, pp · texte numérisé non relu

Delécluze, ouvrage cité, pp

Jérusalem, les poèmes de lord Byron sur la Grèce d. La même année, M. de Barante emploie ses loisirs à mettre en français le Prisonnier de Chillon 2. Un ami et contemporain de Chateaubriand, le comte d'Hautefeuille, s'enthousiasme pour les chefs-d'œuvre du poète anglais, dont il publiera sur le tard une traduction3. Si l'on en croit une épître du chevalier Dupuy des Ilets 4, il n'est pas jusqu'à Louis XVIII qui ne se plaise à suivre

dans son vol plein d'audace La muse du noble Byron .

Mais, comme on peut s'y attendre, c'est parles jeunes gens et les femmes 5, ces liseurs attitrés des romanciers et des

1. Vicomte de Marcellus, Souvenirs de V Orient f Paris, 1839, I, p. 163. C'est le récit d'un voyage fait en 1820. En passant entre Sestos etÀbydos, le voyageur n'a pas manqué d évoquer, en même temps que le souvenir d'Héro et de Léandre, celui de lord Byron. (I, p. 54.) En 1835 il publiera des Epîtres et Vers sur V Italie, où le nom de Byron est fréquemment rappelé.

2. « Je vois avec plaisir que j'ai besoin de m'occuper ; faute d'avoir rien en train, je me suis mis à traduire le Prisonnier de Chillon, et cela me charme. » (Lettre à Mme Je Barante, du 22 août 1820, dans les Souvenirs du baron de Barante, Paris, 1890, II, p. 458.)

3. Chateaubriand, Mémoires d'outre- tombe, Paris, éd. Biré, t.I,p. 206, n. 2. Les traductions du comte d'Hautefeuille ont été publiées dans la Bibliothèque anglo-française sous le titre de Chefs-d'œuvre de lord Byron, 2 vol. 8<>, Paris, 1847.

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