‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 58 sur 322 · Ibid., II, p · texte numérisé non relu

Ibid., II, p

4. Le Vampire, nouvelle traduite de l'anglais de lord Byron, par H. Faber, 8°, Paris, 1819.

5 L'auteur du roman serait, selon Pichot, Cyprien Bérard. (Avis de l'éditeur, en tête du Vampire, dans la 7e édition de sa traduction de Byron, Paris, 1830, t. VI, p. 278.) Sur la couverture de la 2e édition de Lord Ruthwen, l'ouvrage est annoncé comme étant de Gh. Nodier. Celuici avait pourtant protesté dès la première heure Voir l'annonce de Lord

l'infiltration 77

vrage « à la faveur d'un nom qui recommande tous les écrits auxquels il s'attache, celui du célèbre lord Byron [ », et comme une suite au Vampire anglais. Tout en désavouant la paternité du livre, — à la grande colère de Ladvocat, — il s'empressait d'en tirer, avec l'aide de Jouffroy et de Carmouche, un mélodrame en trois actes pour la Porte-Saint-Martin 2. La pièce était « dégoûtante », selon le Conservateur littéraire 3 ; elle offrait, disaient les Lettres Normandes, « des tableaux qu'une honnête femme ne peut voir sans rougir 4 ». Mais elle faisait fureur, et tout Paris y allait. Il n'était pas de petit théâtre qui ne voulût avoir son Vampire 5 ; une lignée de ces monstres sortait de la nouvelle de Byron et de son adaptation française : au Vaudeville, le Vampire, de Scribe et Mélesville ; aux Variétés, les Trois Vampires, de Brazier, Gabriel et Armand ; sans compter les charges et les parodies : le Vampire, mélodrame en trois actes, paroles de M. Pierre de la Fosse, de la rue des Morts, et un Cadet Buteux au Vampire de Desaugiers 6. Les derniers venus n'étaient pas très

Ruthwen dans les Débats du 27 février 1820 : « Cet article était imprimé lorsqu'une lettre de M. Ch. Nodier nous a confirmé dans l'opinion que le roman de Lord Ruthwen n'est pas de Ch. Nodier. »

1. Observations préliminaires, signées C. N., t. I, p. i. — Voir également les notes du t. II, p. 186 : « Le Vampire est sans contredit la plus extraordinaire de toutes les compositions de lord Byron. Elle est bien dans le genre de ses idées, mais on n'y reconnaît point sa touche... La donnée en est bizarre, effrayante, et c'est sans doute ce qui en a fait le succès. C'est la vogue extraordinaire de ce roman qui a fait naître le projet de lui attacher la suite que nous publions aujourdhui. »

2 Première représentation le 13 juin 1820.

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