‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 7 sur 322 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

Axon, G. Renard, l'ont spécialement examinée1. D'autre part, les critiques qui depuis dix ans ont entrepris, par la recherche approfondie des sources, l'étude patiente et raisonnée des grands écrivains romantiques, ne s'en sont pas désintéressés. Ni M. Lafoscade n'a pu apprécier l'originalité du théâtre d'A. de Musset, ni M. Parigot définir le génie dramatique d'Alexandre Dumas, ni M. Ernest Dupuy démêler les origines littéraires d'A. de Vigny, sans évaluer la dette contractée envers Byron par chacun de ces auteurs 2 ; et des

dans Byron lui-même un type poétique que l'imagination entourait de mythes et de légendes. » M. Brandès constate linfluence de Byron sur Hugo, Lamartine, et surtout sur Musset. — Joseph Texte, les Relations littéraires de la France avec V étranger, de 1799 à 1848, dans Y Histoire de la langue et de la littérature française des origines à 1900, publiée sous la direction de L. Petit de Julleville, Paris, 1899, t. VII, pp. 724-728 : « Le plus grand des poètes anglais, — et le plus grand de tous les lyriques, — c'a été, aux yeux des romantiques, lord Byron... Byron a été admiré chez nous autant peut-être pour sa vie que pour ses œuvres. Cependant l'écrivain a exercé une influence considérable sur le théâtre et sur la poésie lyrique. » Vigny, Hugo, Lamartine, et surtout Musset, sont, au dire de M. Texte, redevables à Byron. — Catulle Mendès, le Mouvement poétique français de 1867 à 1900, Paris, 1903, pp. 46 et 48. Byron est « l'inventeur de la mélancolie moderne... Son influence chez nous fut très puissante, sinon durable. Il semble que nous lui ayons surtout attribué une urgence de mode .. Elle ne laissa pas d'être considérable, et, il faut le dire, beaucoup plus générale dans 1 extériorité, il est vrai, que celle de Shakespeare lui-même. »

1. Weddigen, Lord Byron s Einfluss auf die europàischen Litteraturen der Neuzeit, Hanover, 1884, pp. 64-78. Ce n'est guère qu'une énumération de noms d'écrivains et de titres d'ouvrages. — William E. A. Axon {Byron s influence on european literature, dans Stray chapters in literature, folk-lore and archœology , London, 1888, pp. 51-52) se borne à résumer Weddigen. — Georges Renard, De linfluence de F Angleterre sur la France depuis 1830, dans la Nouvelle Revue, t. XXXV, 1885, pp. 697- 699. « Beaucoup de poètes anglais ont droit au titre de précurseurs des nôtres ; un seul pourtant a depuis 1830 exercé en France un sérieux ascendant : ce privilégié, c'est Byron, etc. »

2. Lafoscade, le Théâtre d'Alfred de Musset, Paris, 1902, pp 63-70. — Parigot, le Drame d'Alexandre Dumas, Paris, 1898, pp. 74-80. — Ernest Dupuy, les Origines littéraires d'A. de Vigny, dans la Revue d'histoire littéraire de la France, 1903, n° 3, pp. 402-410.

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