‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 75 sur 322 · août · texte numérisé non relu

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veut être leur Pélopidas, après avoir été leur Tyrtée1. » La comparaison s'imposait en prose, à plus forte raison en vers. « Que vois-je ? s'écrie Edouard d'Anglemont dans une ode où il exhorte les Hellènes au combat :

Que vois-je ? un dieu chez vous arrive ! Exile-toi sur l'autre rive, Byzance, sauve tes soldats.

Va, la Grèce est ressuscitée :

Les accents du nouveau Tyrtée Enfantent des Léonidas2.

Quand on apprend en France, par les journaux du 18 mai 1824, la mort de Byron, c'est une véritable stupeur. « Lord Byron est mort, lit-on dans le Constitutionnel telle est la nouvelle que contiennent aujourd'hui les journaux. Elle doit produire une vive sensation dans le monde littéraire, ou plutôt elle doit exciter les regrets de tout ce qui porte un cœur généreux et une âme élevée. La mort d'un homme tel que lord Byron est un événement d'une tout aussi grande importance que beaucoup d'événements politiques 3. » De fait, ce fut, avec le départ de Chateaubriand du ministère, le grand événement de l'année 1824.

Les poètes le ressentirent « comme un malheur personnel4 », « comme une calamité domestique 5 ». Elle devint « le signal

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