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retrouvions en 1819 sous la plume de Charles de Rémusat1, est fréquente chez les poètes du temps. En particulier elle est amplement développée dans une belle pièce de Gaspard de Pons :
Ils tenaient tous les deux de l'homme et du géant. Tous deux sous des lauriers cachaient le sceau du crime. L'enfer, au ciel, dit-on, s'unit en les créant; Ils révélaient un Dieu par leur regard sublime. Et l'accent de leur voix trahissait tout l'abîme, Tout... le dédain de l'être et l'horreur du néant.
Tous les deux, loin du trône, étaient nés pour l'empire. Contempteurs des humains dont ils étaient l'orgueil, Tyrans des faibles cœurs qu ils plongeaient dans le deuil, Ils sont morts : leur génie encor brille et respire ; Ils régnent à jamais du fond de leur cercueil â...
Byron du moins allait pendant dix ans régner sur la poésie française. C'est dans une gloire d'apothéose que, chez nous, s'achève pour lui cette année 1824, qui va le voir acclamé, dépit en de tous les scrupules religieux et de tous les chauvinismes littéraires, au même rang que Chateaubriand, et avec plus d'enthousiasme peut-être, comme le chef incontesté du romantisme.
1824 est, dans l'histoire de notre romantisme, Tannée critique et militante 3, comme 1830 est l'année glorieuse et triomphale. Alors éclate, suivant le mot spirituel