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de Chateaubriand, de Mmc de Staël, de lord Byron et de Lamartine, que cette révolution est commencée, et qu'un grand génie dans notre langue la légitimera !. » Ici aussi le nom de Byron est jeté d'un parti à l'autre comme un reproche ou comme un déii.
A la séance du 24 avril, un romantique égaré dans l'auditoire, sentant Forage gronder sur sa tète, cherchait unç issue pour opérer sa retraite avant qu'elle devînt une déroute. « Mais, dit-il, quelques personnes compatissantes me reconnurent dans mon humiliation, m'appelèrent par mon nom proscrit, me tendirent la main sans craindre la contagion de mon infortune, et inventèrent une place pour m'accueillir; je n'ai pas besoin dédire que c'étaient des femmes-. » Les femmes raffolaient du romantisme et de la poésie de lord Byron. Elles les mettaient l'un et l'autre à la mode. Les classiques se crurent revenus en 1GG0. Ils avaient Baour-Lormian pour Boileau 3 ; à défaut d'un Molière, deux vaudevillistes entreprirent de dire leur fait aux nouvelles précieuses. Théaulon et Ramond, dans les Femmes romantiques, mirent en scène un pseudo-Byron dans la posture deJodelet et de Mascarille. Un baron, qui joue les Gorgibus, se propose de donner une leçon à sa sœur, Mlle de Vieille Roche, et à ses nièces, Élodie, Vaporine et Mélina, toutes les quatre atteintes de romantisme. Ces dames habitent un château isolé dans le département d'Ille-et- Vilaine, et, pour distraire leur ennui, lisent « les romans de lord Byron, W. Scott et Cie 5 ». Le moyen de les guérir, c'est de leur trouver des maris : trois
1 Du classique et du romantique etc., p, 226.
2. Emile Deschamps, art, cité, Muse française, II, pp. 293 et suiv.