‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 96 sur 322 · Poésies, p · texte numérisé non relu

Poésies, p

teur mourant i. Deux strophes du poème de Byron faisaient allusion à l'histoire de la douce Julia Alpinula, héroïne de l'amour filial ; Mme Tastu s'empresse de la raconter en cent cinquante vers 2. Saint- Valry, dans son Apostat, transforme en un vieillard repentant et timide le farouche Giaour :

Lorsque le jour douteux lutte avec la nuit sombre, Si vous voyez jamais près de vous, comme une ombre, Se glisser en silence un homme à cheveux blancs Qui jette autour de lui de longs regards tremblants, Chrétiens, c'est l'apostat : ah î plaignez sa misère ; Et ne l'oubliez pas le soir à la prière 3.

Marvaud reprend les Lamentations du Tasse*, que Mennechet avait mises en vers français dès 1821 5. Le cheval de Mazeppa emporte Rességuier, tandis que Hugo lie sur son dos le génie frémissant et le lance à travers le steppe 6. Les élégiaques font leur moisson dans les Heures de loisir et les Poésies diverses. Fontaney s'élance à la suite du jeune Highlander sur les cimes du Morven, ou paraphrase sous le titre de Mes Rêves les stances dédiées To M. S. G. :

Ne vous offensez pas que votre indifférence

Dans mes songes, pour moi, se transforme en amour.

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