‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 97 sur 322 · Tablettes romantiques, Paris, 1823, p · texte numérisé non relu

Tablettes romantiques, Paris, 1823, p

4. Les Lamentations du Tasse dans les prisons de Ferrare, poème élêgiaque imité du poème anglais de lord Byron, à la suite de Huit Messéniennes, Paris, 1825, pp. 73-83.

5. Les Lamentations du Tasse, stances imitées de lord Byron, lecture faite à la Société des Bonnes-Lettres. (Annales de la litt. et des arts, III, 1821, pp. 103-107.)

6. Tableaux poétiques, 3G édition, Paris, 1829. « Cette troisième édition s'est enrichie de pièces nouvelles dont la plus étendue est Mazeppa. Cet admirable coup d'essai, ce coup de maître d'un artiste de 23 ans, M. Boulanger, a inspiré deux poètes, et leurs inspirations ont pris la forme que leur inspirait la tournure de leur esprit, tout lyrique chez l'un, chez l'autre pittoresque et descriptif. » (Mercure du XIXe siècle, t. XXIV, 1828, p. 417.)

Si la nuit à mes yeux fait briller l'espérance,

Ils sont mouillés de pleurs quand je les rouvre au jour...

Dans cette vie au moins embellissez mes songes, Et ne m'enviez pas les erreurs du sommeil : Si vous m'apparaissez avec ces doux mensonges, Ne suis-je pas assez puni par le réveil * ?

Guttinguer traduit pour l'Emma de ses Mélodies la pièce dédiée à l'Emma des Hours ofldleness :

Tu l'emportes, Emma, garde ton innocence. Adieu, fuis ; je triomphe enfin de mon amour. Fuis ! mais en gémissant du malheur de l'absence, Emma, souviens-toi de ce jour 2 !

Gérard de Nerval compose toute une élégie sur une Pensée deByron :

Brisons la coupe de la vie,

Sa liqueur n'est que du poison ;

Elle plaisait à ma folie,

Mais elle enivrait ma raison.

Trop longtemps épris d'un vain songe,

Gloire ! amour ! vous eûtes mon cœur :

O gloire ! tu n'es qu'un mensonge,

Amour ! tu n'es point le bonheur 3 !

Les poètes mondains condamnent après Byron, — et Werther, — la valse amoureuse et voluptueuse. Rességuier attend au coin du feu une jeune femme, épouse ou amante, que le bal retient loin de lui. Il la suit par la pensée ; il jouit de ses triomphes ; mais une vague tristesse s'empare de son cœur :

1. Ballades, Mélodies et Poésies diverses, Paris, 1829 : A Marie, p. 125 (When I roved, a young highlander...) ;MesRêves, p. 135 (When I dream thatyou love me...).

2. Mélanges poétiques, Paris, 2<* éd., 1825. Elégie VIII, imitée de lord Byron, p. 169.

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