‹ ByzanceChapitre 5 sur 11 · JEAN LOMBARD VII · texte numérisé non relu

JEAN LOMBARD VII

Romans étranges, cauclieiuars violents. Qui les lit en reste obsédé. Du cauchemar, ils ont l'intensité, l'oppression sourde, le comique bizarre, et ces retours, ces circuits de l'idée revenant au carrefour de l'action, surtout ce déchaînement des forces cruelles et meurtrières, cette abolition du sens moral qui caractérise le plein vertige du rêve, sans nul contre-poids de volonté.

On a dit que Jean Lombard avait subi l'influence d'Emile Zola. Ce fut en tout cas avec un apport d'imagination très personnel. Il invente, il recrée le passé, il galvanise la mort. Encore un coup, c'est un poète. « Un Carlyle de sensations », pourrait-il se définir.

Analyser Bjyzance dépasserait le cadre de cette étude sommaire. Il faut entrer au cœur de la ville déchirée par les factions des Verts et des Bleus, divisés entre le culte des Eikones, la doctrine du Bien et des Arts humains et le culte du Théos officiel, entre les églises rivales, la Sainte-Pureté et la Sainte-Sagesse.

Il faut se joindre au complot de ceux qui veulent renverser l'Autocrator Isaurien, Constantin V, et le remplacer par l'enfant Oupravda, de race esclavone, et petit-fils du grand Justinien, auquel on mariera EustoUkia, l'Helladique, petite-fille de Théodose-le-Grand, nièce des sept prétendants aveugles. Il faut prendre part aux combats des Verts contre les Bleus, à la défaite du prétendant enfant, auquel l'Autocrator fait crever les yeux ; il faut assister à la mutilation des partisans d'Oupravda, et à leur écrasement final sous les décombres de la Sainte-Pureté détruite par l'armée de Constantin.

Ce qui caractérise surtout Part de Lombard, on s'en

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