LES MEMES, LAZARRE
LkZARRE, à Bouchonnel ^ dans sa chambre, iKjauche.
Bien, monsieur, bien, levez-vous et révcill -z vous, je reviendrai quand vous n'aurez plus vot' cauchemar.
CLORINDE
Mon ami, votre maître est-il visible ?
LAZARRE
Visible! c'est-à-dire qu'il est visiblement cauchemardé.
ANNA
Et pourquoi ?
LAZARRE
Ah ! dame 1 pourquoi ? je n'en sais rien; mais il faut qu'il ait changé cette nuit de caractère.
LUDOVIC
Sans doute quelque mauvais rêve.
LAZARRE, à Anna.
Peut être le remords d'avoir diminué mes gages.. { les autres sourient ) Tout ce que je peux vous dire, c'est que du petit cabinet où je couche je l'ai entendu toute la nuit faire une vie de polichinelle ( les autres s'étonnent ) .
Air : les anguilles de Mazaniello.
Il se parlait aveccojère.
Et sans cesser de sommeiller,
11 a passé la nuit entière
A s'battre avec son oreiller.
H voulait l'jeltr par la rnêtre.
Enfin il vient d'se réveiller,
Et j'ai vu l'instant où mon maître
Allait m'prendr'pour son oreiller.
CLORINDE, à part.
Serait-ce ma lettre?..**^ [souriant.) Oh non! fou d'amour à son âge, ce n'est pas vraisemblable. N'mporte, je reviendrai plus tard, [haut.) Au revoir Anna***; sans adieu M. Ludovic. Je veux lui laisser le temps de se calmer.
LAZARRE
Se calmer!... Tiens! came rappelle justement qu'il m'en a demandé, des calmants.
LUDOVIC
Des calmants?... il t'a demandé des calmants! ça me regarde... {àlui même) Un excellent prétexte pour revenir.
BOUCHONNET, appelant de sa chambre.
Lazarre! Lazarre!
*Laz. c. L. A.
"* C. Laz. Lud. A.
***Laz. Lud.C.
ANNA
Ciel! mon oncle!... ( à Ludovic ) Partez!'