‹ C.F. Meyer; sa vie, son œuvreChapitre 101 sur 177 · Lettre à Friedrich, Br. II, p · texte numérisé non relu

Lettre à Friedrich, Br. II, p

■ I rey, p. 272. « Die feine. tiefe Natur des Thomas Becket verzerrt su li im llohlspiegel eines anderen Kopfes, wer immer die Geschichte erzâhle. »

6. « Die Wahrheit ist dass ich den Thomas so sah. » Lettre à !!• !- Paoli, Br. Il, p. 349.

7 Das Mittelâlter so feia und grùndlich verspottet. » Langmi p. 106.

de ses contemporains1. Becket est un « moderne » 2. C'est un précurseur, un de ces « oiseaux annonciateurs » dont C F. Meyer a parlé à propos de Frédéric II. Le chancelier d'Angleterre partage avec le Hohenslautén l'esprit de libre pensée dû à l'influence de la philosophie arabe . < »uo les sympathies de l'auteur soient du côté de Becket. que celui-ci soil on quelque sorte son porte-parole, c'est ce qui ne peu! guère faire de doute pour qui a lu attentivement la correspondance de Meyer dans les années 1879 et 1880. Le scupti- (isinL' religieux qui se révèle dans le Saint est très pronom <À Meyer n'esl plus le « croyant rigide » — der stramme Prolestant — qu'un critique peu perspicace (Julian Schmidl ' a continue à voir en lui d'un bout à l'autre de sa carrière. Il apparaît, d'ailleurs, d'après sa correspondance, qu'il ne fut point sans se rendre compte des risques que la liberté d'esprit de son œuvre lui faisait courir dans l'opinion conservatrice de Zurich.

La sympathie intime de l'auteur pourla figure de Becket se traduit ailleurs. Becket représente la protestation de l'intellectuel contre la force5. Un jour, dans le palais de \\ indsor, Hans l'archer essaye devantle roi Henri une arbalète nouvelle dont il démontre la supériorité en abattant de loin une co» neille perchée sur une des girouettes du château. Le chaneelier Becket assiste sans mot dire à l'expérience. L'archei se tourne alors vers lui : « Votre Seigneurie, dit-il, est un

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