‹ C.F. Meyer; sa vie, son œuvreChapitre 103 sur 177 · f. Lettres à Hœssel. Br. 11. pp · texte numérisé non relu

f. Lettres à Hœssel. Br. 11. pp

LE FOYER ,s-

ïiombre minime a été acheté en Suisse. Ingrate patrie! » écrira Meyer en 1 88 1 à Fritz von Wvss1.

L'année 1879 était destinée à être pour G. -F. Meyer une àsanée « diverse ». Pendant l'été, il lit dans L'Engadine, qu'il avait voulu revoir, près de Gampfer, une chute de voiture qui eut pu être grave, mais où il eut la chance relative de casser qu'un bras. A cet âge, la convalescence devail être longue. Elle n'abattiten rien l'optimisme résolu, la volonté de gaieté sereine dont C.-F. Meyer avait pour toujours fait sa seconde nature. L'écrivain utilisa poétiquement, — si l'on peut dire, — la fièvre qui l'attachait sur son lit de souffrances. De ses nuits d'insomnie d'alors il tira la curieuse pièce intitulée : Fiebernacht. Avec le mois de décembre lui vint la joie de la naissance d'une fille : « Celle chère enfant, écrivait le poète à Hcessel, a reçu les noms de Louise 'du côté de sa mère), d'Elisabeth du côté de sa sœur : j y ai ajouté celui de Camille, dont l'allure romantique me plaisait ". »

Le mois de janvier 1880 devait apporter à Meyer une pro- 1 fonde satisfaction d'amour-propre. Sur la proposition de l'historien Georg von Wyss, soutenu par Rudolf Rahn, le Conseil académique de l'Université zurichoise décerna à l'auteur du Saint le titre de docteur « honoris causa C'était pour Meyer, après tant d'humiliantes années d'obscurité, la définitive réhabilitation offerte spontanément par oncitoyens. « Je dois vous avouer, écrivait plaisamment et joyeusement notre auteur à Hermann Lingg, que j'ai beaucoup de peine à me « poser » ici dans le titre nouveau

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