‹ C.F. Meyer; sa vie, son œuvreChapitre 117 sur 177 · Br., I, p · texte numérisé non relu

Br., I, p

-1. Meyer n'a lu qu'un livre de Nietzsche en 1887 Jenseits von gut und Il y a quelques traits de parenté entre la physionomie <lv ces deux hommes, mais il n'y a pas lieu de parler d'influence. Meyer n'a écril sur l'auteur de Zarathustra qu'une seule ligne qui, aussi bien dans son orthographe (pie dans son contenu, révèle l'incompétence : « Nitschke [sic) isl DÔchsl unterhaltend. » Br. I, p. 190.

j. Fragment du Gewissensfall qui devait être une nouvelle moderne. Langmesser, p. 478.

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commence maintenant pour moi selon l'ordre de la nature1, i Sous quels traits extérieurs la physionomie du solitaire de Kilchberg se grava-t-elle dans la mémoire de ses visiteurs ? Nous empruntons à des sources diverses les éléments de la légère esquisse qui suit, espérant tirer du contrôle réciproque des différentes visions personnelles le maximum de vérité objective2.

G. -F. Meyer donnait extérieurement l'impression de la force ; c'était un homme de taille moyenne, très corpulent; l'ancien rêveur mélancolique de Stadelhofen, dont les hôtefl de Préfargier conservaient une vision de maigreur maladive, s'était épanoui en un puissant sexagénaire. Le cou, dont l'amaigrissement autrefois inquiétait, était devenu cette sorte de masse grasse et empâtée que nous pouvons juger sur l'admirable eau-forte exécutée par Stauffer-Bern en 1887. Cette œuvre reste le meilleur document graphique de la personnalité de Meyer à sa période d'apogée. Dans ce masque épais, sans lourdeur, dans toute cette graisse qu'anime et sillonne de plis la vie de l'esprit, dans la sinuosité ironique de la lèvre, surtout dans l'éclat émerillonné il 11 regard, rit une sorte d'hilarité sensuelle. Qui tient en mains cette gravure et la place à côté d'une épreuve photographique faite en 1870, d'une expression tendue et amère dans la maigreur, a sous les yeux l'illustration vivante de la transformation du chantre de la Réforme en apologiste de la Renaissance. Celui, toutefois, qui de cette corpulence aurait conclu à de la lourdeur et de la gaucherie d'allure se sérail trompé. Ce vieillard aux cheveux blancs assez clairsemés, à l'étroite moustache, aux fines mains molles, au regard brillant, dont ni les lunettes, ni l'extrême myopie n'éteignaient la flamme, montrait dans la conversation une souplesse agile, une vivacité qui surprenaient. L'excès de matière

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