‹ C.F. Meyer; sa vie, son œuvreChapitre 138 sur 177 · Br., I, p · texte numérisé non relu

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i. Il convient de noter ici combien Meyer approcha peu les de son pays; il ne connut point Jak. Burckhardl el ae fil la connais personnelle de Bbcklin, qui depuis i885 était fi x« • à Zurich, qu'en 1890, grâce au hasard d une rencontre dans une salle de concert.

1) Harcolkt. ^>

Keller1. Et la diplomatie était bien la qualité la mieux en mesure de discréditer sûrement un homme aux yeux de Keller !

Meyer multiplie les formules de politesse; le mot de « vénération » revient dans la signature de presque toutes ses lettres (in aufrichtiger Ehrerbietung ; mit wahrer Verehrung ; in aufrichtiger Yerehrung, etc.); il commence un billet en ces termes : « Votre œuvre magistrale », ou bien écrit : « L'envoi de vos nouvelles m'a causé une joie indescriptible ». Le moindre encouragement est reçu avec les signes d'une reconnaissance vraiment excessive. Les coins pliments sont trop gros : Meyer, après lecture des Ziïrcher Novellen compare Keller à Shakespeare!

Il était conscient de la gène qui le paralysait en face de son rival. « Dans mes relations avec Keller il y a une nuance de déférence de mon côté2 », écrivait-il à Louise von François. Il confessait à son correspondant lui-même la « singulière timidité3 » qu'il éprouvait vis-à-vis de lui.

A tant de bons procédés Keller opposa la grossièreté la plus franche1. Betsy Meyer voyait juste en disant « qu'il eût peut-être préféré être pris plus rudement'"' ». A une lettre de son correspondant terminée par « mit Ehrerbietung •> (avec 1 expression de mon respect), il envoyait, dans une ironique surenchère de politesse, une réponse signée pair dérision « mit Ehrfurcht » (avec l'expression de ma vén< •• ration" . Il ne rendit jamais la correcte visite annuelle que Meyer, sans se rebuter, lui faisait chaque printemps Leurs entrevues n'étaient dues qu'au hasard qui les niellait parfois inopinément en présence sur le ponl d'un bateau du

i Br. I. pp. 273-307.

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