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lac \ on dans un concert, ou dans les salles de lecture de la « Museum-Gesellschaft ».
Meyer fut assez généreux pour oublier e1 pardonner. « Maintenant qu'il n'y a plus rien de personnel entre n<>n-. écrivait-il, huit jours après la mort de Relier, à Haessel, il m'est doublement cher2. »
« Use pourrait que, dans ses papiers posthumes, il vienne au jour quelque chose de désagréable pour moi : je !<■ lui pardonne à l'avance3. »
La cause de ce malentendu est à la fois générale et simple : Keller est l'anti-type de Meyer. L'un naquit plébéien et l'autre patricien; l'un fut Suisse de cœur et l'autre cosmopolite de pensée ; l'un fut — de plus en plus — un être social, l'autre le plus enraciné individualiste; enfin, et par-dessus tout, l'un est un être spontané et l'autre un être composé. Keller est une force élémentaire, Meyer est le produit d'un effort personnel et d'une civilisation. Keller est primitif et fruste; Meyer, artificiel et « vornehm » (distingué).
Laissons-les se juger réciproquement. Keller écrit à Th. Storm : « Je regretterai toujours que Meyer soit perdu pour moi comme relation personnelle. Mais il y a un point sur lequel je suis intraitable : dès que je remarque chez un homme cette fatuité creuse et inutile (dièses unnôtige ^Vesen und sich-mausig-machen), je l'envoie promener *. » Et Meyer, de son côté, écrit à Louise von François : « Ce qui manque le plus à Keller, — et je crois qu'il s'en rend compte, — c'est sans doute la culture (Bildung) au sens le plus élevé du mot5.»
La culture, l'addition de l'éducation au fond primitif humain, voilà ce que Keller poursuivra sans relâche chez M '-ver.
i . Besty, p. 19.