‹ C.F. Meyer; sa vie, son œuvreChapitre 143 sur 177 · Br. II, p · texte numérisé non relu

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deux frères du duc Alfonso, tous deux également perdus de vices, le cardinal Ilippolyte et Don Giulio 11 arriva qu'un jour, connue le cardinal s'empressait auprès d'elle, Angela se mit à louer la beauté des yeux de Giulio, ce qui porta la jalousie du débauché à un tel degré d'irritation qu'il en lira une vengeance vraiment satanique. Ce digne cardinal soudoya des meurtriers et leur donna ordre d'épier son frère, à son retour d'une chasse, et de lui arracher ces veux qui avaient provoqué l'admiration de dona Angela. L'attentat fut perpétré en présence du cardinal, mais avec un résultai moins complet que l'avait espéré ce dernier. Le blessé fut transporté dans son palais où les médecins réussirent à sauver un des yeux. Ce crime monstrueux eut lieu le 3 novembre i5o5. »

Gregorovius nous rapporte ensuite l'extraordinaire indulgence du duc Alfonso à l'endroit du cardinal frappé seulement d'un court bannissement; le surcroit de haine et d'aigreur qui résulte de ce déni de justice dans l'âme du pauvre Giulio ; la conspiration ourdie contre le duc par Giulio et son frère Ferrante ; la découverte de la conjuration, grâce à l'incomparable habileté du cardinal; au dernier moment, la commutation de la peine de mort prononcée contre les deux coupables en captivité perpétuelle.

Voilà le récit que Meyer a dramatisé et poétisé, tout en le suivant très fidèlement dans la première partie de sa nouvelle.

Il nous introduit à la cour de Ferrare dont les principaux personnages nous sont présentés. Voici le seigneur du lieu, le duc Alfonso, mari passionnément épris d< femme, stratégiste éminent, amateur de canons et aussi de collections de faïences, personnage probe, méticuleux, un peu ridicule, type d'homme d'Etat, mais aussi de pédant, quelquefois poussé à la caricature. Voici sa femme, l'énigmatique Lucrèce, créature tout ensemble perverse et candide. dont le sourire magique désoriente les vies ci déchaîne le vertige autour d'elle, — décevante incarnation de l'amora-

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lisme italien du xvie siècle. Lucrèce est monstrueuse et sereine; elle ne possède pointa l'instrument conscience ' ». A côté d'elle nous apercevons sa cousine qui, elle, est douée d'un excès de conscience. Angela Borgia est dominée par « un besoin instinctif de révolte désespérée contre la scélératesse du siècle ». Cette jeune vierge vaillante et pure, à l'âme chevaleresque, à l'aspect décidé, est dessinée d'après le concept de la « virago » du xvie siècle trouvée par Meyei dans Burckhardt ~.

Voici Don Giulio, le parfait contraste avec Angela. Angela représentait la réaction morale contre son temps, et Giulio incarne son époque dans son débordement de vices. $of inconscience de dissolution. C'est précisément le contraste qui attirera l'une vers l'autre ces deux vies. Le premier principe de l'amour de la noble Angela pour le jeune seigneur débauché sera la pitié, pitié et regret pour tout ce qu'il va de force et de jeunesse gâchées, et peut-être d'insconsciente valeur, dans ce bel adolescent aux yeux bleus, plus insouciant que méchant, « enfant gâté dans le verger de la \

Et voici encore Hippolyte, le féroce cardinal, calculateur cynique et sanguinaire ; Ferrante, le bouffon grimaçant et envieux; Strozzi, le juge à la tête classique et froide .le Romain.

C'est dans un lourd cl chaud soir d'été que le poète placera le drame qui ensanglante la cour de Ferrare, l'attentat perpétré sur Don Giulio, par ordre de son rival, le cardinal Hippolyte. La duchesse de Ferrare, la belle Lucrèce, se promène dans les jardins de Belriguardo, entourée d'une coM d'admirateurs. Il y a là l'Arioste et son ami, le persan Ben Emin, qui charme l'auditoire par des fables orientales, de forme étrange, de sens profond. Une atmosphère' de pensée délicate entoure les promeneurs. Des péripatéticiens princier-, philosophant sur le sens de la vie dans un paie d Ar-

i. « Schuldvoll uiid schuldlos. o Ainsi la caractérisera Meyer. •i. Ce mol 'le virago n'est nullement pris par Burckhardt dans une accep> tion péjorative.

LES DERNIÈRES A.KNEES l'i

mule qu'enveloppe la nuit d'été, le banquet de Platon transposé dans un cadre nouveau plus magnifique, n'est-ce pas l'image d'une époque dont c'est l'honneur de n'avoir cru pouvoir goûter le plus haut prix de la vie qu'en courottnanl le luxe du décor du luxe de l'esprit ?

La chaleur du soir augmente ; l'orage menace ; des éejairs, déplus en plus fréquents, illuminent l'horizon, déchirant pour un instant violemment les ténèbres.

Tout à coup, un cri strident, éperdu, une clameur de d< l resse vient traverser les airs, glaçant le sang des causeurs dans leurs veines. L'Arioste, saisi d'un obscur pressentiment, se précipite à la recherche de Don Giulio.

Il revient, traînant à son bras le malheureux. L'infernale vengeance du cardinal Hippolyte, dont, imprudemment, Angela vient d'irriter la jalousie en louant devant lui les beaux yeux de Don Giulio, s'est accomplie; ces yeux qu il envie et hait parce que leur charme inconscient triomphe auprès de celle qu'il voudrait séduire de toutes ses ruses, de toute sa diplomatie cynique, il vient de les faire arracher a son rival, dans l'ombre du pare, par un des bandits qui sont à sa solde.

Don Giulio chancelle, il arrive près du groupe oii se trouve son assassin, et l'aveugle sent cette présence. Il tombe sur ses genoux et enfouit sa tète sanglante dans les plis de pourpre de la robe du cardinal : « Oh ! pourquoi m'astu ravi la lumière? Pourquoi m'enlèves-tu mon seul bien, ma joie unique : respirer dans le soleil.' »

Le crime restera impuni; l'assassin, le cardinal Mippolyte; est trop indispensable à la politique du due de IVrrare.

Don Giulio se retire dans son domaine île Pratello qui autrefois a été le théâtre de ses folies. L'aveugle a auprès de lui un consolateur, Ludovic Arioste, dont la fantaisie de poète, incomparable et toujours neuve, charme ses jours sans lumière.

D'abord, le malheureux s'est obstiné à retrouver un peu des joies anciennes, des seules joies connues de sa nature

ardente et sensuelle. 11 a recherché « le contact de l'air tendre et le parfum des fleurs. Il s'est enfoncé sous les feuillages les plus frais, au milieu des rameaux les plus odorants de son jardin » ; puis il a, enfin, compris que la lumière perdue lui imposait une existence nouvelle, et il a commencé « à s'organiser dans une autre catégorie de la vie, au milieu d'une autre classe d'êtres que celle à laquelle il avait jusqu'ici appartenu, celle des malheureux et des souffrants, celle des déshérités, à se reconnaître dans un cycle nouveau de l'existence régi par des lois ignorées dâ ceux qui possèdent la plénitude de leurs sens et que leur destin autorise à jouir ».

Et pour l'infortuné, il vient même « un moment » de vue profonde;, où sa résignation devient la reconnaissance dune loi supérieure d'équité, où « son abaissement » ne lui parait pas avoir sa seule source « dans la haine des hommes et le destin aveugle », mais encore dans « sa propre culpabilité ».

« Sous un ciel transparent d'automne », « une belle et svelte amazone s'engage un jour sur le chemin de Pratello. Elle descend de cheval, s'asseoit sur un banc moussu et laisse errer son regard sur le joli et clair paysage, sur le castel de Pratello, sur « la verte prairie sans fin » qui l'entoure, et sur la rivière d'une « clarté de miroir » qui « enlace le beau domaine de ses bras ». Et voici qu'une gondole, par les eaux paisibles du fleuve, amène un étrange passager, un jeune homme à la taille élancée, tout de noir vêtu, coiffé d'un chapeau à larges bords qui couvre d'ombre le haut de son visage. L'inconnu a dans son incertaine démarche ce quelque chose d'attentif et de tendu qui révèle les aveugles ; il se laisse tomber sur le banc de pierre à côté de i'étran» gère ; ses lèvres s'ouvrent, et de sa bouche glisse une douce cantilène à peine articulée :

« Je suis un roi... mais détrôné.

» En vérité, j'étais un roi de la vie.

.l'avais des yeux de dieu et j'étais habitué A dominer. . . »

LES DERNIERES ANNEES ', i i

Et la belle amazone, — qui est Angela Borgia, ■ — se précipite aux genoux de sa victime involontaire, de ce l'on (iiulio qu'a jadis perdu son éloge; elle les inonde de pleurs. « Que ne puis-je te donner mes propres veux, en les arrachant de ma tête ? » Et de ce jour-là, L'amour, L'amour vrai est né dans son cœur.

Cependant, un autre visiteur entre aussi au Pratello, dont le rôle est tout autre que le rôle tic consolation d'Arioste el le rôle d'amour d'Angela. Il se nomme Ferrante. G'esl le frère de Don Giulo, une nature envieuse et haineuse, qui s'est donné comme tâche de cultiver dans L'âme de L'aveugle tous les sentiments de rancune pour le gagner au plan d'une conspiration qu'il ourdit contre le duc Alfonso. Le cahul ténébreux du tentateur réussit. DonGiuliose laisse séduire, mais presque aussitôt prendre par les agents du due de Ferrare, tant son acte d'adhésion à la conjuration porte le caractère de l'imprudence, d'une sorte de violence impulsive et naïve. Les espions d'Alfonso n'ont eu qu'à saisir nu billet, griffonné d'une grosse écriture tremblante, destiné à Don Ferrante, le complice, et dans lequel l'aveugle se livre d'irréparable façon.

Les deux frères coupables sont condamnés à mort par le «justicier Strozzi, puis voient leur peine commuée en celle de la détention perpétuelle, grâce à l'intervention du cardinal llippolyte, qui espère échapper aux tortures d'une conscience bourrelée de remords en empêchant l'effusion nouvelle et suprême d'un sang qu'il a déjà versé.

L'attitude des deux complices graciés est bien différente. Ferrante, avec une sorte de cynisme frondeur, s'empoisonne sur l'échafaud déjà dressé pour le supplice, en vidant Le contenu d'une fiole de poison. Giulio remercie le duc de Ferrare avec une sorte de reconnaissance résignée el mysti- I que. Déjà, dans le cachot où il se préparait au supplice, il a appris la résignation en tressant, durant les longues heures de la nuit éternelle qui l'enveloppe, de simples objets de paille. Et maintenant, voici les paroles que, sur L'échafaud,

.', i ', G. -F. MEYER

l'aveugle adresse au duc souverain de Ferrare : « Duc, je te remercie pour la vie que tu m'offres... J'ai jadis dissipé comme un fou la richesse de mes jours. Maintenant, me voilà aveugle, et bien que le plus pauvre parmi les pauvres, j'apprécie l'aumône que tu me fais. J'ai passé du camp des riches au camp des pauvres. Tombé dans le précipice, je suis remonté sur l'autre bord de l'abîme. — L'abîme qui sépare les jouisseurs, les rassasiés de la terre, de ceux qui ont faim et soif. J'ai abandonné la joie et les disciples de la joie ; — je vais chez mes frères de souffrance. Oui, je veux vaillamment souffrir et supporter; et c'est pourquoi je te rends grâce de ma vie nouvelle ».

Et l'aveugle est ramené à son cachot. Durant le trajet qui sépare l'échafaud de la geôle, une rose lui est lancée; elle tombe de la fenêtre d'Angola Borgia.

Jusqu'ici Meyer a suivi assez exactement les données de l'histoire fournies par Gregorovius; nous voici arrivés au terme de la première partie de l'œuvre. Et maintenant va s'insérer dans le récit une seconde fable, sans lien avec la précédente, un hors-d'œuvre de près de 5o pages, presque une seconde nouvelle. Don Giulio et Angela ne sont plus qu'à peine nommés1; c'est Lucrèce et Strozzi qui occuperont la scène. Et ces deux noms seront à leur tour groupé! autour d'une conspiration dont le centre est César Borgia

César s'est évadé de la prison oii il était enchaîne en Espagne. 11 a annoncé, par lettre secrète, cette évasion à il sœur, en lui demandant de favoriser sa reprise du pouvoir en Italie. Celle-ci ne résiste pas à l'appel de son sang; tout son passé frémit en elle et la domine. Hercule Strozzi, le juge de Ferrare, sera l'instrument de la conspiration ourdie par la princesse, qui oublie qu'elle est l'épouse du duc de Ferrare, pour se souvenir seulement qu'elle est la sœur de < lésar Borgia.

i. « Comme toutes les femmes trop modestes, écrit Meyer avec drôlerie i Ad. Iri'v. fcngela Borgia disparaît derrière la troublante Lucrèce Br l. p. 402.

LES DERNIERES A.NNEES \\>

Le sévère Strozzi, dans le vertige de passion que lui inspire Lucrèce, quitte tous ses devoirs. Justice, foi au souverain, tout est aboli chez ce ministre de la justice qui n-e sait plus qu'une chose: son amour d'esclave pour une femme qui le joue et n'obéit qu'au plus froid des calculs politiques.

Cependant, la main du hasard détruit tous les plans de conspiration : César est tué au siège d'une ville d'Espagne.

Et, dès lors, Strozzi s'effondre. L'intérêt de la conjuration était son seul support aux yeux de Lucrèce. L'instrument devenu inutile est froidement sacrifié. Strozzi est assassine par les agents du duc Alfonso. Lucrèce, repentante, rentre en grâce auprès de son époux.

Le dernier chapitre nous ramène à Don Giulio, à Angela et a l'amour qui les unit. Lucrèce apprend un jour avec stupéfaction qu'un franciscain, le P. Mamette,, qui depuis longtemps visite quotidiennement l'aveugle dans son cachot et le fortifie dans la résignation chrétienne, a fiancé l'un à l'autre les deux jeunes gens. La chose s'est faite secrètement dans l'ombre d'une petite chapelle, dont les fenêtres grillées donnent sur la prison, et qui se trouve ainsi investie d'un rôle analogue, dans la conduite de la nouvelle, à celui que jouait la chapelle du palais Canossa dans les amours d'Astorre et Antiope.

Don Giulio, libéré, vivra avec sa femme dans son domaine du Pratello. « Tes beaux yeux bleus, o mon amour! (ce sont les paroles de l'ardente et tendre Angela a son époux) brilleront de nouveau... Ils rayonneront plus clairs, plus jeunes que jamais, dans le visage de tes enfants, si Dieu veut bien m'en accorder. »

La limpidité voulue de claire idylle de cette conclusion ne doit point nous donner le change. Cette œuvre dernière de Meyer est mélancolique ; elle est sombre aussi, et surtout elle est mystique.

Le mysticisme, tel avait été, nous l'avons vu. l'aboutissement dernier de l'évolution intérieure de Meyer.

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Éthique en 1887, Meyer ne devaient mystique qu'après sa maladie de 1888. Ces orientations différentes peuvent être nettement suivies dans Pescara (1887) et dans Angela Borgia (1891). Et ainsi l'évolution de l'œuvre nous apparaît exactement solidaire de celle de l'homme.

A mesure que la vie personnelle de l'écrivain s'approfondit, s'affine et se subtilise, à mesure se creuse aussi et s'enrichit par le dedans la vie intérieure des personnages de ses romans, qui sont ses interprètes à l'extérieur. Et à chaque œuvre nouvelle, cette vie intérieure descend d'un degré, s'enfonce en profondeur, se soustrait de plus en plus à nos moyens d'investigation. Elle s'achève dans le clair obscur mystique qu'il ne nous sera nulle part donné de mieux contempler que dans le personnage de Don Giulio. De toute l'œuvre, celui-ci est le plus essentiel aux yeux du biographe de Meyer; il lui permet de contrôler toutes les étapes franchies de l'enivrement delà vie à l'ascétisme transcendant.

La résignation de Giulio est, d'abord, un état, puis une force. L'aveugle, d'abord, accepte son mal, puis l'aime, et enfin l'utilise. Ces étapes progressives correspondent aux enseignements de l'Arioste, — le poète, — puis de Mirabili, un vieux stoïcien qui vient encourager le captif dans sou cachot, — puis du P. Mamette, un franciscain. Statique sous la discipline du stoïcisme, la résignation ne deviendra dynamique que sous les encouragements du christianisme.

Ecoutons le P. Mamette prodiguer à Don Giulio, dans son cachot, les leçons de l'humilité franciscaine : « Il arrivait alors souvent que le Père saisît les deux mains de l'aveugle et lui dit : « Vous ne connaissez pas encore la source inépuisable de la joie : c'est le secret de la pauvreté. Saint François, qui était uni à la pauvreté d'intime façon, me le révéla, — ce secret, — jadis, et me sauva ainsi des abîmes de mon âme.

« Ce n'est que quand vous ne posséderez plus rien que vous pourrez recevoir l'amour de Dieu. Et quand vous recevra^

vous pourrez alors donner. Cette parole mène au bonheur el à la liberté : entrez-y avec moi. Faites-vous pauvre, toujours

plus pauvre, aiin de pouvoir recevoir el donner comme une fontaine qui remplit la vasque qui la contient en La débordant '. »

Don (iiulio songeait, au début, qu'il lui éiait difficile, à lui que la vie avait dépouillé et chassé de la lumière, de devenir plus pauvre encore ; il ne comprenait pas qu'il lui fallait se dessaisir du dernier bien qui lui restait : la richesse égoïste de sa souffrance. Et pourtant, le secret du bienheureux François pénétrait dans son âme altérée d'amour à une profondeur que ni Arioste, ni Mirabili, ni le poète, ni le philosophe, n'avaient pu atteindre2 ».

L'aveugle le dira de lui-même : les yeux de son corps se sont fermés, mais « ses yeux spirituels se sont ouverts ».

Et pour que cette œuvre soit l'image complète de la personnalité de son auteur, nous y trouverons l'empreinte du second phénomène psychologique que nous avons signalé, a coté du mysticisme, dans l'évolution terminale de Meyer : l'angoisse.

Cette nouvelle est presquetout entière dominée par la peur. Et nous ne parlons pas seulement de l'horreur de cette lourde nuit d'été où l'aveugle vient essuyer les cavités saignantes de ses yeux contre les plis de pourpre de la robe du cardinal, ni des rêves multipliés, ni des prédictions, — cette sorte de double vue perpétuelle sur l'avenir <|iii accompagne les personnages3; — mais nous voulons surtout parler de l'efFace-

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