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'. Bine liebe, liebe Stimme ruft
Midi bestândig aus der Wassergruft. (Gedichte., SchwUlé),
3. Les médecins portèrent le diagnostic de « mélancolie sénile <). Cf. Sa
-quel siècle vivons-nous >> ? demanda-t-il. J'essayai de lui prouver que nous étions en [892 en lui montranl un exemplaire de la 5° édition de ses poésies placé sur la table et qui portait ce millésime. Je lui mis le livre dans la main ; il l'ouvrit et lui quelques strophes à mi-voix, puis .lit : « Oui, c'est vrai ; j ai écrit cela. C'esl vrai, toul ;i fait vrai. Mais il y a très longtemps de cela. Une trombe ;i soufflé depuis; des siècles ont passe comme un ouragan. ' »
Chez cet esprit que les mirages irréels de l'imagination avaient de tout temps menacé de dominer, toul eontael avec la réalité positive s'évanouissait, et le malade en arrivai I à se demander avec une angoisse égarée si « sa vie n'avait pis été un songe 2 ».
Les rêves du passé parfois revivaient d'étrange façon, hallucinante et déformée, dans cette âme obscurcie, et il arriva que, par une mélancolique et touchante survivance de cette ferveur impérialiste et « gibeline » que nous avons connue chez lui, Meyer invoquât d'un accent désespéré l'arbitrage, dans son sort, de Guillaume II, le jeune empereur « attirant et mystérieux3 » qu'il avait tant aime.
Le 27 septembre i8c)3, un peu plus d'un an après son entrée à l'asile, G. -F. Meyer put être ramené par sa femme à Kileh berg. Sa convalescence, dès lors très réelle et toujours allermie au cours des années, ne devait pas aboutir à La guérison. •L'écrivain ne devait point retrouver les forces nécessaires a la réalisation des rêves d'autrefois, de ce bi/nasl, de ce Frédéric II, qui revenaient encore hanter sa pensée, non plus torturants, pressants comme autrefois, mais comme de très doux fantômes que l'on sait ne devoir jamais s;iisir.
L'image qu'il a laissée aux siens, durant cescin<| années de doux crépuscule intellectuel qui séparèrent sa rentrée au foyer de sa mort, est celle d'un « vieillard aux cheveux blancs.