LI. — Das Heimchen. maintenant : Conquistadores
LU. — Heinrich IV, maintenant : Dus Reitei lein.
LUI. — Miltons Wache, maintenant : Mitions Rache.
Sur le recueil des « Romanzcn und Bilder » consulter Mose) el surtout Kroeger (ouvrages cités).
\ oir encore : B. Il 28-33 (lettres .1 Haessel).
Neue Zùricher Zeitung [29 niais 1S71 article de Fr. Wille.
Blàiter fur Hier. Unterhaltung, 1870 (p. 778), article de Rud. Gottschall.
Bibl. universelle, tome XXXVIII, p. i5G-o;, la recension signée I. L. M. (Michclis qui agaça si fort Mcycr. Après l'avoir lue. on trouvera sans doute légitime l'irritation de l'auteur :
C'est bien dommage que tu ne saches pas l'allemand, disais-je hier à un ami. Le nouveau volume de M. Meyer t'assurerait une heure ou deux de pures jouissances. Ces vers sont essentiellement germaniques (!?) et je les crois presque impossibles à traduire.
On sent là une nature vraiment poétique. Ce n'est pas un homme qui s'assied devant sa table en se disant : il faut pourtant avancer le volume que j'ai promis à mon libraire. Non ; en faisant tout autre chose que des vers, en lisant de l'histoire, en gravissant nos montagnes, en parcourant l'Italie, en vivant la vie de tous les jours, le côté poétique de tel objet saisit M. Meyer, et sans effort (?) éclosent d'harmonieuses strophes qui renferment toujours une pensée. Rien n'est plus varié ; et je ne saurais voir entre les 5 ', morceaux de ce livre d'autre lien que leur auteur lui-même.
Un enfant meurt en hiver. Quand les bourgeons verdissent, que les premières fleurs apparaissent avec les premiers papillons, on repense à lui : « Cher petit Auguste ! Tes fleurs seront toutes chagrines de ne pas te retrouver. » M. Meyer donne à cette simple pensée l'expression la plus gracieuse et la plus touchante. Les plantes du jardin cherchent en effet le petit Auguste, et la vigne vierge se hâte de pousser un jet jusqu'à la fenêtre, pour voir s'il ne serait point retenu dans sa chambrette par la maladie
Vous êtes fatigué, agacé. Vous redoutez la rentrée des enfants: vous ne vous sentez pas dans l'assiette où il faut être avec eux. Avez-vous le temps d'un petit sommeil?... La détente s'est faite, vous voilà tout autre, les nerfs ont cédé la place au cœur. Eh bien, savez-vous ce qui s'est passé ? Lisez le Waldtraum de M. Meyer. Vous y verrez que de jeunes anges sont descendus pendant que vous dormiez: que ce sont eux qui ont accordé votre luth, je veux dire votre âme, en sorte qu'au lieu du son grinçant qu'elle rendait, ses cordes vibrent avec une douce et pleine harmonie ; et ainsi pour vingt autres sujets qui se rencontrent sur le chemin de la vie.
Il y aune sorte de pièce de Michel-Ange qui est bien belle et vous rappellera peut-être comme à moi la strophe de Vinet :
Sous ton ciseau, divin sculpteur de l'àme. Que mon bonheur vole en éclats !
L'auteur de ce déplorable article terminait, après avoir loin' la « Rômerinj qui appartenait au précédent recueil 20 Balladen von einem Schweizei% par cette conclusion peu encourageante : « Je ne pense pas que Meyer luimême puisse jamais tain- mieux, non pas même aussi bien '. »
Voici la lettre de Meyer à Vulliemin après lecture de ce morceau :
« Je viens d'ouvrir, pour mes péchés, la dernière livraison de la liibl. uniP. Hélas! qu'y ai-je trouvé? Me réjouissant d'avance d'être annoncé par une plume supérieure et virile, je trouve je ne sais quel grand enfant qui a usurpe votre place. Certes, on esl mauvais juge dans sa propre cause, mais ici, je crois avoir le droit d être mécontent. Au moins fallait-il savoir lire. Dan- le Waldtraum. les « génies» sonl travestis en o anges ». Quand je fais parler Michel-Ange, en traduisant mot a mot ses sonnets, j'ai eu une réminiscence de Vinet!
Pardonnez-moi, cher ami, de venir auprès de vous me plaindre de ce quiproquo, j en suis na\ le !
APPENDICE CRITIQUE l \[)
1871. HiltteilS Letzte Tage. La source principale de Meyer u été le