I: De Thou, Histoire universelle
Dans Brantôme, Meyer a pris le nom de Lignerolles, « l'un des gallands de La cour . el le passage suivant 1. VI, 1 ;s : .. Il l.mi aussi visiter les pourpoints, s'ils ne sonl poinl plus advantageux les uns que les autres, el s'il n'y a point de \\t, ou maille, ou papier collé, el cela peuvent faire les seconds. » — Dan;- Meyer : Der Herr ist nichl gepanzert, \va ri Lignerolles ,le second] hin,indem ci- ci ne tastendc Bewegung nacli meiner Brust tnachh
APPENDICE CRITIQUE |6tj
Dans de Thou. Meyer a trouvé ce qui suit :
i« Henri de Guise donne ordre aui Suisses des cinq cantons catholiquea de -.•
rendre au Louvre.
a» Visite de Charles IX et Catherine de Médicis à Colignj blessé.
i° La solution « le roi l'a ordonné ».
4» Catherine fait sonner avant le ment voulu le tocsin de Saint < lermain-1' luxer
rois (dans Meyer : « eine nahe Glooke »).
5° La brusque et éclatante lueur des torches qui brille au mê instant
6° Les amis du roi de Navarre sont entraînés hors de leur- chambres et mai dans la cour du Louvre.
-• L'anecdote d'après laquelle Coligny, à la vue des drapeaux arrachés ans Huguenots a Bassac et à Moncontour, dit à son entourage : « Dans peu, on l< chera de là et on en mettra d'autres en leur place, qui seront plus agréables ■■ voir. » Il voulait parler sans doute de ceux que l'on gagnerai! dans la guerre contre Philippe qu'il croyait résolue. D'autres cependant interprétèrent ces paroles hien autrement. » (T. LU. p. 370.
Meyer : « Notre-Dame ist, mit den l'ahnen behângl die uns un Btlrger-
kriegeabgenommen ; sie milssen weg und ehrehvollere Trophâen an ihre Stelle. a Daiuit meinte er spanische Fahnen : aber das VYort wurde falsch gedeuti
8° Le mémorandum adressé au prince d'Orange trouvé dans les papiers laissés par l'amiral après sa mort.
Ce qu'il a dû prendre dans Hausser :
a. L'attitude prise par Charles IX et Catherine après les massacres, [Hausser </■ •■chichte des Zeitallers der Re formation. 2 A11II. p. is; 11. .
b. Hausser compare les massacres d'alors aux massacres des prisons en 1792. II est possible que cette comparaison ait donné lieu à la Karyatide dont la forme primitive se retrouve dans A mulet.
c) Hausser cite le « Discours de Henri III à Miron ». une falsification d'un ligueur et partisan du duc de Gondi ; Meyer doit à ce morceau deux de se- principales scènes :
i° Celle où Charles IX surprend son frère en train de l'épier. Dan- le Discours », Henri d'Anjou raconte comment, un jour qu'il se tenait derrière la porte
attendant le départ de Coligny, son frère le découvrit, le menaça de son ép t
lui jeta un regard si chargé de haine qu'il préféra s'éclipser avec une courte révérence.
a0 Celle où, sur le balcon de la tour du Louvre, Catherine avec ses deux Sis attend avec anxiété et angoisse le signal de l'attaque.
Mérimée (Portraits historiques et littéraires, n° 111 a pu donner à Meyer la physionomie d'Henri de Guise, le héros cher au peuple de Paris
Le même ouvrage, avec Yitet (les États de Blois) a été la source de la pièce n Mourir ou parvenir ». (Ged.)
C'est dans d'Aubigné (Histoire Universelle) que Meyer a l'ait la connaissance du capucin Panigarola (livre II, chap. i\ el du terrible des Adretz livre III, chap. vu dont il est question dans le c Hugenottenlied ■ led.
C'est encore là qu'il a trouvé les arguments | ■ la discussion de Schadau
et de Boccard sur la grâce [livre II. chap. m et iv).
C'est encore dans l'Histoire Universelle (livre II. chap. \n qu'il a trouvé le récit de la crémation d'Anne du Bourg en place de I rrève dont se souvient avec tant d'horreur le tailleur dans Amulct.
D'Aubigné livre III, chap. 11) raconte sous une forme poétique la conv< rsion de Coligny. Meyer s'est servi de ce passage pour son poème 1' - Weib des Admirais ». (Ged.)
Anna Liideritz se demande si Meyer n'a pas pris les principaux éléments de sa mise en scène dans un vieux tableau qui se trouve au musée Arlaud à Lausanne, provenant de la main de François Dubois d'Amiens. L'histoire de cette œuvre est assez curieuse; son auteur, un protestant, échappa aux massacres de la Saint-Barthélémy ; il se réfugia en Suisse et fut là charge par une riche Genevoise de peindre les scènes auxquelles il avait assisté à Paris. Ce tableau offre des coïncidences remarquables avec le récit de Meyer.
a) Comme chez Meyer, le Louvre est tout contre la Seine. On se rappelle crae Meyer raconte que, de sa prison, Schadau plonge directement dans le fleuve La vérité est que le Louvre était alors séparé de la Seine par des jardins et des fossés remplis d'eau.
b) Sur le pont qui mène au faubourg Saint-Germain, au premier plan à gauche, nous voyons une jeune femme se débattant dans les bras de son ravisseur; — même trait chez Meyer.
< Une maison haute et étroite donne d'un côté sur la Seine, de l'autre sur les fenêtres d'une église gothique dont elle est séparée par une petite nielle. — Voir dans Meyer léglise où prêche Panigarola et la maison du conseiller (Jhàtillon.
'/ En face du Louvre, nous apercevons une porte qui livre passage a dei hommes armés, près de cette porte un pontet une guérite; dans le lointain, disparaissant sur une colline, des fugitifs; — mêmes traits chez Meyer.
(Le tableau est reproduit dans Henri Bordier, La Saint- Barthélémy el la critique moderne, Genève 1879.)
Au point de vue de l'influence de d Aubigué et de Thou et des chroniques françaises en général sur la manière littéraire de Meyer. avant 187 5, voir le passage suivant de Caïd Spitteler :
Es ist etwas von der stolzen sproden, keuschen Herbigkeit der Hugenotten in un-irem grossem Landsmann, der zwar den blilhenden Reichtum der Renaissance vermissen lâsst, dafiirjedoch den- Willen und die Charakterfertigkeil hinzuhringt. Wo einmal die Phantasie versagt, da bleiht immer noch die Gebârde, uni den Adel der Persônlichkeit zu bekunden. So haben die Tyrannen und Condottieri, so haben die grossen Frauen der Renaissance gedichtet. mehr mil der Energie als mit der Phantasie. hauptsâchlich darauf bedaeht. den Inhalt des /u Sagenden klar. knapp und genau mitzuteilen, ohne blumige Zuthaten, besonnen in der Begeisterung allezeit mit der Gesamtheil der denkenden Persônlichkeil schaffend. Darum wirkt auch Meyers Poésie mànnlicher als jede andere. Wenn wir aber beilaufig fragen. woher CF. Meyer seine literarische Mannlichkeit bezieht, so stebe ich nicht an — und aueh das stimmt zum Hugenotten — BU sagen ; aus Frankreich.
Je iif ter ich seine Novellen lèse, desto anbedenklicher urtheile ich : <las i-i franzôsisch, nicht deutsch, franzôsisch bis in den Bau des Satzes ; wohlverstanden, nicht modern-franzôsisch, sondern Franzôsisch ans der klassischen und vorklassiscben Zeit. lias Franzôsisch der grossen Memoirenschreiber und das Franzôsisch von Navarra. In den Gedichten erscheint die Herkunft durch den deutsch en historisch-humanistischen Fortbildungsstoff etwas maskierl ; wenn wir indessen nàber zuseben, so wird auch hier die italienische Renaissancs dnrch das .Médium franzôsischer Erziehung angeschaut und dem entsprechend modinziert. Uberhaupt môchte ich die gesamte Kunstweisheit unseres Dichters, vor allem s, in eminentes Formgefuhl ouf franzosische Ursprilnge /.uiiickfuhren. » (Die Eigenart CF. Meyers. Schweizer Grenzpost, 28 décembre M
APPENDICE CRITIOl K
1874. Jenatsch. — Le sujet s'empare de La pensée de Meyer dès sa jeunesse, dans les années de Stadelhofen (Voir page 39 du livre I La correspondance avec Hat'ss.'l qous permet de suivre La reprise du thème dans l*été de 1 866 en Engadine. — En 1874 automne), L'œuvre paraît en Feuilleton dans la Revue « Die Lïteratur ». dirigée par Paul Wislicenus, qui ne devait plus paraître l'année suivante (Voir Br. Il, >>,i 257). — En [876, publication à'Jenatsck en volume chez Haessel. -- Entre 1S7 \ et [876, L'œuvre .1 été entièrement remaniée ; la comparaison des deux textes montre que presque pas une phrase de l'édition de 1874 n'est restée debout. Le caractère g de la refoule est un enrichissement plastique; le texte a été amplifié et développé : l'auteur a voulu remédier à la sécheresse si visible dans sa première œuvre en prose [V Amulette) .
Voici quelques exemples de ces remaniements :
P. 704 (Literatur) : « Sie sei zwar keine Sehônheit, wie die Maler solehe zu verherrlichen lieben, goldblond und Uppig, noeh habe sie die nâchtlichen halbgeschlossenen Augen und die blauschwarz schimmernden Flechten um die sanfte Schliife, welche ihn an andern Tôchtern der Lagunenstadt bezaubern, aber sie habe es ihm nun einmal angethan mit einem gewissen grossen Wesen. »
P. 17") (éd.déf.): « Sie sei zwar keine blondlockige Uppige Sehônheit, wie sie Paul der Veroneser und der flotte Tinlorett, die Naturmôglichkeit iiberbielend, uns Gold durchwirktene Damaste hervorquellen lassen, no<\\ babe sie die nâchtlichen halbgeschlossenen Augen und die blauschwarz schLmmernden flechten um die sanfte lislige Sehlàfe die ihn....
P. 70; (Literatur) : « Mit dieser Maxime schloss der Locotenente sein Schreiben an
den Vetter in Mailand. »
P. 17I) 1 éd. déf.) : « Hier strich siclt der Locotenent vergniigt das magere Kinn und
schloss das Schreiben an seinr.n Vetter in Mailand. »
P. 685 (Literatur) : « ...eine Iebensgrosse Venus ans Tizians Schule die aul mattem Hintergrund wie frei iiber der Tiir ruhte und von der Sonne beruhrl /u a^nen schien, das dammerige Gemach mit blendender Sehônheit crfilUend. »
P. i53 (éd. déf.) : « Yon der Sonne beriihrt schien die Gôttin die auf mattem Ilintergrunde wie frei iiber der breiten Thiire ruhte, wonnevoll zu atmen und sicli vorzubeugen, das stille Gemach mit blendender Sehônheit erftlllend. o
P. 639 (Literatur) : « Wie sehon wilre die Gruppe, sagte jetzl die ebenso kunstl terte als gut protestantisehe Herzogin indem sie die Madonna und die drei Hei ligen durch eine IIandbev\ egung ihrem Blick verdeckte, wenn die gottesfurchlige Kami lie ihre Andacht ohne die Yermittlung dièses obern Sofstaates vor den Thron der Unsichtbaren brâchte !
« Ihr spreeht als gule Protestantin, lâchelte der Herzog, aber ich fûrchle, Meister Tiziano ware niebt mit Euch zufrieden. [hr mus s tel schliesslich liber die ganze heilige Kunst den Stali brechen ; denn unser Himmel und was drinnen isl làsst sich nicht malen. »
P. 120 (éd. déf.j : « Wie schôn wàre dièse Gruppe, sagte jetzt die ebenso K u 1 1 - 1 1 • . ■ geisterte als gut protestantisehe Herzogin, indem sie den Arm erhob und mit
i^2 C.-F. MEYER
dent geoffneten Fâcher die Madonna mit den drei Heiligen ihreni Blick verdeckte, wenn. ..
...den Stab brechen ; denn unser Himmel und was drinnen i s t. liis.il sich nicht mit Linien und Farben darstellen . »
P. f>76 (Literatur) : « Jenatsch trat. die Todte iua Arme, in die flackcrnde Beleuch-
tung. Seine Rechte ftthrte den grossen Raufdegen... » P. 80 (éd. déf.) : « Jenatsch trat, die Todte im Arme, in die flaekernde H elle. In
seiner Kechten leuchtete das lange Schwert. »
P. 328 (Literatur) : « Ein halbnackter Bube wies ihm die Pfarre. Kiihl und reicb be> schattete ein auf hûlzernen Pforten ruhende, mit iippigem Weinlaub beladenes breites Gitterdach die Vorderseile des àrmlichen Hauses. Aus der Thiir trat eben den Krug zum ^Yasserholen auf dem Kopfe, ein schones noeh madchenhaftes W'eib. »
P. '58 (éd. déf.) : « Ein halbnackter Bube wies ihm die Pfarre. Ein ârmliches Haas — aber an seiner Vorderseite umhangen und beladen mit einem so reichen Prunl g von Biàttern und Trauben, mit so uppigen Krànzenvon ûbermùthigem Weinlaub*, dass sein dùrftiger Bau darunter verschwand. Ein breites Gitterdach auf mortchen Holzsâulen bildete dieschwache Stiil/.e dièses lastenden Reichtums und die Vorhalle des Hiiuschens. Oben spielten die letzlen Slrahlen der Abendsonne auf den warmen goldgrùnen Biàtlern; darunter lag Ailes im tiefsten Schatlen. Wâhrend Waser dièse noch nicht geschaule freie Ftllle bestaunte, erschien eine leichte Gestalt in der Thilre, und als sie aus dem griinen Schatten trat, war es ein schones noch màdchenhaftes Weib. »
P. Cril (Literatur) : einige junge Gondoliere in Roth und Gold.
P. 114 (éd. déf.) : Zwôlfjxmge Gondoliere und Pagen in Roth und Gold.
Dans la deuxième édition Meyer, répondant à une critique faite de plu> sieurs côtés, inséra dans son roman un chapitre nouveau xne chapitre do livre III : Jenatsch chez Serbelloni à Milan) pour mieux motiver la conversion de Jenatsch au catholicisme.
Les sources de Meyer ont été :
A) Balthasar Reber « Georges Jenatsch Graubùndens Pfarrer und lleld ».
/.' l)eukw iiidigkeiten des Maréchal de camp Ulysses von Salis-Marschlin.
C) Ritter Fortunat Sprecber von Bernegg. Gesch. der Kriege und Unru-
lii'li. etc..
D) Denkwûrdigkeiten des iïortunna von Iuvalla 1567-1649.
1 es trois dernières chroniques onl été éditées par Conradin de Mohr dans Les années t85o A.rchiv fur Graubùnden).
Sur le personnage historique de Jenatsch, voir les ouvrages suivants :
a) « Gesch. der drei Blinde > par Joh. Andréa von Sprecher [1873-1874
b) C. von Moor : « Gesch. von Gurrhâlien und der Republik gemeiner drei Btlnde I 1870-1874.
1 D Ernst Haffter « Georg Jenatsch. Ein Beitrag zur Gesch. der B rnid ner Wirren. I
Davos, 1894.
d Joh. Dierauer « Georg Jenatsch. Ein Vortrag. 0 S' Gallen 1896.
Voir également : D. Ycraguth : « Herzog Rohan und seine Mission in Graubùnden und in Veltlin », 1893.
APPENDICE CRITIQUÏ , 7 '.
Recousions sur Jénalsch :
Bettj Paoli : Ein schweizerischer Dickiei — Beilage :m Witnei Abendposi,
1 î juin 1877.
Ad. Calmberg. Neue Zùrcker Zeitung, 1 novembre 1876 Ad. Frey. Xeue Ziircher Zeitung. 7 décembre 1878. Hermann Lingg. Gegenwart, novembre 1876. Daim. Nette Monatshefte fur Dichtung und Kritik. Janvier 1877.
Sur l'œuvre consulter :
Conv. avec Kôgel. « Am Jenatscb isl nichts dunkel und ratselbaft, besonders fur einen, «1er die Bundner kennt. »
Bibl. Univ. (décembre 1899), lettres de Meyer à Vulliemin : « Vous ne serez pas mécontent de mon duc de Rohan, pour lequel, dans une certaine mesure, et à la crédulité près qui n'a jamais été vitre défaut, VOU9 m'avez bien un peu servi de modèle. »
<( Lucretia.. est un très grand cœur, mais an esprit plutôt borné. »
« Jenatsch a été assez bien reçu en Suisse el mèn n Allemagne, avec plus
d'étonneinent cependant que de sympathie. Je ne puis me dissimuler que ce qu'il y a d'énorme et d'irritant dans le caractère historique de mpn béros est pour beaucoup dans ce succès, si succès il y a. Ce qui revient dan- toutes tiques, c'est que le roman, en sa qualité d'épopée moderne, doit avoir l'ampleur [être "breiti — c'est un dogme — et que Jenatsch n'en a pas assez : puis, secondement, que le fond historique brut du sujet (Rohstoff) a tout fait pour mon lion. Grande erreur ! Ce Rohstoff était quelquefois bien rebelle. »
Br. I. p. 38 à il. von Wyss, octobre [876 Unsere zwei Landsleute — Waser
et Wertmiiller) — sind beides wunderlicbe. Palrone, aber eine and. Dmgebung batte der Held des Romans absolut nicht vertragen. In der komis- 1 lien Figur des Burgermeisters Meier isl mir niemand Modi n; sie
dient einfach dazu. von unserm lieben Herzog, in einer delicaten Situation, jeden Schein des Làeherliehen oder Schimpflichen abzuwenden. »
(Cf. encore 1 intéressante lettre à Bovet, Br., I. r s .
Br. II p. io (à Haessel, septembre 18Ô6 Dies Graobilnden i~t ein unendlicb
interressantes Land und das Slttck Geschichte personifiziert in den wunderlichen Schicksalen des Helden, den ich gern in den Miltelpunkt eines I stellen und durch eine Reiln- von Nebenfiguren hervorheben wtlrde ; das S graubilndischer Geschichte Anfang des i;' ' Jahr.) isl mit der damaligen europ. Poli ti le so eng verflochten dass die Composition, wenigstens dureb ihren llintergrund. aus den Schranken eines Genrebildes weil heraustrelen wttrde. Ihandelt sicb um den berûhmten icb halte fjasl gesagt berUchtigten - Obersl Jenatsch. Sohn eines evang. Geistlicben, pelbst Geisticher, Soldai geworden, •rettete er mit franzôs. Util le sein Vaterland von den Osterreichern und mit der ôsterreichischer von den Franzosen. Ein Menscb vom reichsten Tempérament, wild und schlau, Weltmann und Naturmensch, um die Mi lie 1 nie verlegen, aber von grossartiger Vaterlandsliebe. der 0 anerkannte Retter Graubilndens, aber so verfebmt durch den Privât Hass, den er erregt, dass 3eine Ermordung an einem Gastmal in Chur ganzlich unbestrafl blieb. Zurich, damais sebon weil civilisirter, aber schon mit ein. mu leichten ttiflug \<>n /..pi. isl in chichte stark verflochten und vvilrde die ungesuchten Gegensàtze der polit, und militâr. Ehre zu dem Abentheurer und der Philisterei zu der genialen Krafl bieten. Das der Poésie so ilberaus g Un s tige Verlaufen einer grossarl Zeit in eine gebildetere und Qachere, die Verwandlung di im i(3''n Jahrh. in die polit, des 17- . kurz die An fan § wàren intéressant zu behandeln.
(7i C.-F. MEYER
p. iJ. (à Haessel, septembre 186G.) « Es ist merkwurdig dass jene Zeit (Anf. des i7len Jahrh.i zur Besprechung derselben Fragen Ànlass gibt, ja noti^t, die jet/.t die Welt bewegen : ich meine den Conflikt von Recht und Macht, Politik und Sittlichkeit. Auch die Frage der Religion und Confession muss — dem Stoff zu Folge — von allen Seiten beleuchtet werden. Das erste Bucb spielt im Veltlin, \vo Jenatsch Pfarrer war und der von dem heiligen Carlo Borromao wo r 1 i . h t angestiftet, doch begiinstigten heiligen Schachterei (il sacro macellot. der dortigen Bartholomâusnacht, mit Xot entging. Viel Humor wird der Gegensatz dent** chen und italienischen Lebens, ziircherischer Steifheit und stldlicher Leidens- 1 uafllichkeit in das sonst ernste Buch bringen. »
l>. 63. là Haessel, septembre 1876) : « YorzOge und Sehwàchen meines Buches, «lie ich zu kennen glaube, gegen einander abgewogen, kahn ich sagen, d;i- Stoll <-in glilcklicher und die Ausfiihrung eine kunstgerechte ist. dass das Bucl durch seine Umarbeitung (la publication en volume) an epischer Behaglkhkeit und deutlichem Umriss gewonnen bat. »
p. <)\. (à Haessel, octobre 1876) à propos de recensions sur le roman : « Der liistor. Rohstoff bot mir verworrene Linien. die Façon ist Ailes. Es k'ingt durch : « 0 was batte aus diesem Sloff gemach werden kônnen ». Irrthuin ! ■>
p. 69. [à Haessel, juin 1877) '■ « ^on Jenatsch erscheint eine dûrftige Nachahmung im Feuilleton der N. Ztirch. Zeitung. (Le roman est de Joh. Andr. v. Sprecber Em Wust histor. Tatsachen ohne aile Bewaltigung und Composition. »
p. 79. (à Haessef, juin 18781 : Ich habe wieder viel Freude am Jenatsch und • 1 •-■ taune. mit wie einfachen Mitteln hier etwas geleistet ist. Gestern, Donni dictirte ich Betsy die erste Halfte des neuen Kapitels das den Ubertritt des Bonde ners zum Cath. vollstândig motivirt. »
p. 81. (à Haessel, juillet 18781 : « Es freut mich. dass Sie das neue Jenatsch KapH tel goùtiren. Aus dem Character des Helden hervorgehend und mit dem fesfc) gehaltenen Gegensatze des Spaniers und des Italieners (Serbelloni-Grimanij passt es und beunruhigt mein lit. Gewissen nicht. Sie werden aus den Correcturen sehen, wie zôgernd und sorgfaltig ich retouchiert habe. »
l>. «')>. (à Meissner, décembre 1874; : « Ich befurchte, Si.- werden, zumal im i.i/ti'ii Kapitel des zweiten Buches des G. Jenatsch, das Schroffe und Sprungartig< meiner .Manier vcrdoppelt finden. »
p. 265. (à Meissner, mars 1873) : « Ihr Urlheil uber Jenaslch ist durchaus das
meinige. An einigen Stellen muss Jenatschens Yerhaltnis zu Lukretia und
sein keineswegs einfacher Charakter nicht analysirt, aber doch vorilbergehen4 und wie zufallig besser beleuchtet werden. Ein Roman ist J. enschieden nicht. ich wtlrde ilin cher eine NoveUe heissen. Wenn wenigstens der Roman mehr epischen und die Novelle mehr dramatischen Charakter hat .
p. 268. (a Meissner, décembre 1 S 7 fi ; : « Jenatsch ist doch wohl sehr manirirt, die einzige Lukretia ausgenommen. die âchl isl
Allj. Kôster. [Briefwechsel zwischen Storm undKeller : ]>. i(i"), 171. lettre de Keller à Storm.) « Der Jenatsch wird Ihnen gewiss gefallen. Dem famosen StoÉF ist aile Ehre ange tan, bis auf den damonischen Ritt der rachenden Môrder an dem Fastnachtstage durch das ganze Land, welcher nicht zur Anschauung kommt, und bi^ aul den unweiblichen Beilhieb des Frauenzimmers am Schluss. Die l'Ie-ilieferung sagl zwar neben dem histor. leil von etwas dergleichen : allein dofî isl nichl die Rede von einer Geliebten, die zugleich ein zartes Friiulein ist. soO" dern bloss von einer derben Blutracherin aus dem Gebirge, die den Mann kauni gekannt hat. »
Storm est du même avis : il blâme la .< Fleischhauertat » qui couronne le roman d^ Meyer keller revient de nouveau sur ce massacre et écrit à son correspondant : Meyer hat eine Schwuche fur solche einzelne BrutaHtiiten und Totschlage. WenB er so was hort oder liest, so sagt er : VortrefElicfa ! So hat jeder seinen Zopf ! »
Paul liesse taisait des réserves psychologiques sur lissue du roman (sel
APPENDICE CRITIQUE
Schlusswendung psychologische Bedenken [Neuer Deulscher Novellen-
schatz Bd l3 S. ig3.)
Cf. encore :
Hans Trog. Op. cit. particulièrement la page >.
Paul Wttsl [G. Keller und C.-F. Meyer, Leipzig 1911), p. la ,; insiste sur le Fato lisme de l'œuvre et sur le caractère du groupement scénique du tableau de la lin. (Jenatsch assassiné au milieu du carnaval).
Rfalther Kôhler, Op. cit., p. 76-94, insiste également sur le caractère fataliste du roman.
G. Feise. » Fatalismus als Grundzug in C.-F. Meyers Werhen ■ Euphorion, Band 17
Louis Vulliemin. Bifal. Univ., juillet 1877. •• Jenatsch, nue vieille histoire rhétienne •• résumé analytique de l'œuvre.
jàadwig Gorm. Das Schicksat des Jiirg Jenatsch. Euphorion 1909 Ergànzungs hefl VIII, article très intelligent — peut-être trop ingénieux! — sur la psychologie de Jenatsch.
Otto Stœssl. C.-F. Meyer, Berlin, 1900. N° a5 île la collection « Die Literatur 1 p. /,(>-r>o. Excellentes pages.
Bmil Maùerhof. « C.-F. Meyer oder die Kunstform </es Romans » Zurich, [897. .Montre bien l'absence de psychologie intérieure de l'œuvre, p. i<|-">i
iosepb Weingartner « K.-F. Meyer nach seinem Leben un<i Dichten », Halle, 1903, ([>. 3 1-35) remarque le grand nombre d'emprunts bibliques qu'on pëul relevei dans Jenastch (p. 33).
Ad. Frey. Op. cit., p. ' ï — < > , extrait très frappant d'une lettre adressée par
Meissner à Meyer sur son œuvre : « Manches ist sprunghaft, wenn man will. unvermittelt : da aber dièse Manier konsequent durchs ganze Buch geht, i-i wohl nichts gegen sie einzuwenden. Es ist nu lir ausgefuhrte Chronik. Die allerknappeste Kilrze ist deren Charakter. Um fur den Helden eine noch tiefere IH nahme... zu erweeken, miissten allerdings die Vorgange in seinem [nnern, besonders da, wo sich die grosse Wendung vollzicht. eingehender und • • 1 ï t Erfindung neuer Ziige gemalt werden. Hôchstens hier vvllrde ich zu Einschaltungen raten. Doch eigentlich, aufs Sichhineinleben ist das Buch nichl gestellt. Die Teilnahme gilt mehr den Vorgângen, dem Stoffe »
Cette excellente caractéristique se rencontre presque mol pour mol avec je jugement de M. Bossert (Hisl. de La Littérature allemande Le récil
tranche, par nue certaine brusquerie d'allure, sur la manière diffuse des romanciers allemands. Les mobiles qui font agir les personnages son! à peine indiqués : on croit parfois lire une chronique.
Briefwechsel Meyer-François, p. 4 (lettres de Louise v. I
Jenatsch ist durch und durch verstiindlich : wie viele Verbrechen werden unter
dem Deckmantel einer berechtigten Leidenschafl von Gewaltmenschen verûbt,
miissen veriibt werden — heute noch — uni etwass Naturnothwendiges durch-
zusetzen
P. 8. « Gewaltmenschen. welche die Leidenschafl eines Gedankens, einer g
That treibt
P. iS. « Manche halten den Jenatsch fur Ihr Meisterwerk. Und dem Gusse aach
môgen sie recht haben. Auch der Gontrast zwischen [enatsch und Bohan isl
unversdeichlich ausser etwa dem «les Becket und Heinrich.
Caractéristique des principaux héros du roman, tiré.- du texte de l'œuvre
Jenatsch : « Gewalt eines unbiindigen Willens ». « Jàher Stimmungswechsel u. (i Wilde, heissblûtige Scherze ». « Spriihen wilder Freude ». « Wellgewandtheit mit der Sicherheit und Freiheit des Kavaliers in Wort und Bewegung ». i;,isende Selbsthilfe mit willktlrlichen Taten des liasses ». « Ein Mensch ohm- I fo) und Glauben und von grenzenloser Kilhnheit ». « Begabter Halbwilder ». « Hana zu grandiosem Komôdienspiel ». « Ein Dâmon ist in ihn gefahren, der ihn \orwarts ins Unbekannte. ins Leere peitscht ». Jenatsch est plastique : cheval noir, manteau rouge, etc.
Werdmûller : méfiant, énergique, rusé, esprit de second plan, réaliste de la pôle tique. Voici une phrase prononcée par lui et qui le caractérise : « Um au- dexj durcbeinander gewtlrfelten Elementen der Welt etwass Planvolles zusainmen/ubauen, braucht es meines Bediinkens kâltere Eigenschaften : Menschenkenntnisj will sagen Kenntnis der Driihte, an welchen sie tanzen, eiserne Disziplin und ira Wechsel der Personen und Dinge festgehaltene Interessen. » Ce Irait se rétros vera dans le i( Schuss » où réapparaît Werdmiiller : « Ihr wisst nicbt, welchej Schenkelschluss dazu gehôrt um das Leben souverain zu tractiren ».
Waser. Ce second type zurichois représente la seconde face de l'esprit de sa la « Philisterei ». Wertmttller dira « Fn Zilrich sind die Meuse lien so klein \\ie die Verhàltnisse ». Waser tourne pudiquement le dos à la Vénus du Titien : il parle de sa « innig verehrte Braut » : il met en garde Blasius Alexander contre les dangers du vin : « oh der edle Trank, in solcher UberfUlle genossen, déni Herrn Blasius nicht zu Kopfe steigen und die im nahenden Augenblicke der Ge* fahr so nôthige Geistesklarheit triiben kônnte ». Empfindlich — >lcif und ta — freut sich in Zûchten des Lebens — Manschetten sauber und schmuck.
Iiohan. « Yornehmer. hagererWuchs ». « Mit calvinistischer Schlichthëitin dunkfl Stoffe gekleidet ». « Wûrdevolle. aber anmuthige Haltung ». « Eine asketischà Natur von seltener Bedtlrfnislosigkeit » mit « lauterem strahlendem Bli< Le subjectivisme avec lequel Meyer a tracé le portrait de Rohan apparaît biejj dans ces lignes : « Er hatte das Land Biinden und sein zugleich nordisch maniihaftes und sildlich geschmeidiges Volk liebgewonnen . Der Aufenthall in diesefl Bergen ruhte seinen Geist ans und erfrischte seine Lebenskraft. Aber nicht die ernsten. kiihl durchwehten Hochtàler... mit ihren Felshôrnern und Schneehaujb tern Ubten einen Zauber aul ihn aus. sondern er zog... die mittleren, mit wew chem Griin bekleideten Alpen vor, die mit Hiltten und lautendcn llerden bedecfcl waren... Voir Betsy, Souvenirs), etc.
C'est à l'influence de la « Chronique de Charles IX » qu'il faul remonter pour l'explication de certains procédés de roman-feuilleton qui apparaissi a\ si clairemenl dans Jenatsch. C'esl vraisemblablement auprès de Mérimée que Mej er s'est initié à l'emploi de certains « décors » : les feutres enfont es sur les yeux, los manteaux rejetés à I espagnole sur l'épaule, les coups de pistolel déchargés à bout portant sur les crânes, les épées enfoncées jusque la garde dans les poitrines, les jurons archaïques Par les boyaux du Diable. Amulette, "><,!•.. ïètebleu, tuorbleu, Ventrebleu, imprimés en français daM le texte de Jenatsch] les sourires sardoniques venant errer sur les lèvres de# héros Jenatsch 207). U faudrait citer des passages entiers de Jenatsch Git notre nouvelliste zurichois se révèle naïf imitateur de notre roman-feuille1ton :
La plus bruyante animation régnait ce soir-'à dans l'honnête auberge de 1 Aigle Noir •. Jenatsch, -20') et suiv. Tout le passage rappelle Mérimée : L'auberge du Lion d'Or était remplie de soldats... »
« Le colonel Jenatsch, tète nue, les traits rigides et blêmes, s'approcha du Doc
APPENDICE CRITIOI I
qui l'attendait avec un regard fier el interrogateur, D'un Ion calme el singulièrement froid, il prit la parole Votre Mtesse est en notre ponvoii
i, lue pensée diabolique se présenta soudainement à se vue, une pensée bî noire qu'il en frissonna ; mais avec un sourire cynique, il murmura . le bon due ne devinera pas ma pensée ».
0 Chose surprenante, le vieux de Lecques étail resté l'un des derniers. Soudain il lit faire volte-face à son cheval alla quelques |>a* au-devant de Jenatscb, lira un pistolet et lui cria : ci C'esl ainsi que de Lecques prend congé d un Maître I • pressa la détente, le chien s'abattit, une Qambée de poudre brilla sur le l<a--inet, mais le coup ne partit pas
« Georges Jenatsch eut un sourire amer : ■ Votre Excellence, dit-il, prend pour
un amateur de diplomatie qui a du temps à perdre... »
f< il l'accompagna sur le seuil. En revenant à pas lents, il s'arrêta au milieu de la salle. « Cet homme m'a offensé, dit-il à part lui, il mourra
6 Une nouvelle rafale ébranla la tour et lit grincer les vitres dans leurs châssis de plomb », etc.
Mever n'abandonnera pas absolument ce genre d'effets. Noir Pescara :
K MoDcada restait seul. « Un masque, se dit-il, un masque étudié... Quel visage se cache sous ce masque ?... Je le saurai... Tu ne m'échapperas pas, Pi je plane sur ta tète ». Et il s'en fui lentement en méditant |i i i- .
Maintenant le beffroi du vieux caste! sonnait minuit... (p. [66
Influence générale de Mérimée et de la littérature française sur Mener. (Voir p. 2^8-^99 de notre étude :
A Composition. — Br. I, \\- à Stùckelberg, Dec. i89]
Jetzt verlangt man von mir einen ci Roman und ici basse die Breile, dii
nannle « Fiille ».
Br. II, 366 a Friedrichs, 1890) :
« Ihre Novellen haben mir ungemein gefallen : s charte Charakleristik, einfache
Handlung, klares und kurzweiliges Erzâhlen... Ich kann vorlaufig nichl
zur Cultivirung der kurzen Nocelle <i la Mérimée rathen. »
B) Langue* — Voir « Briefwechsel Mever- François, » p. aa ; à propos d'une faute de style allemande
« Das Franzôsische, das ich bei meinen langen \ufentlialten in Genf, Lausanne, Neuchatel und Paris viel und gerne sprach, lâuft mir zuweilen noch nach. Vergebung ! »
P. 77. d Vergessen Sie nicht, dass ich zehn Jahre meines Lebens ■•■;. fran- / '-isch gewesen bin. So ist mir eine Vorliebe geblieben auch fur die rein st\Ii~lischen Vorzûge der Franz. Literatur. Jetzt bin ich sehr deutsch, pour ne plus changer. »
Br. I, 141. (a Bovet 1890) ci Sachez que tout en étant un semblant d'auteur allemand, j'ai conservé toute ma sympathie pour la littérature française même contemporaine. Je suis abonne au Temps et je sirote la Revue des Deux Mondt
Br. II. 143. « Das Franzôsische wohnt mir einmal im i>ln
Br. 11. 164'. « Fs wâre môglich. dass mein Ohr feiner i<t fur das Eram als das Deutsche, geschulter (souligné dans le texte jedenfalls
Meyer s'est ici abusé. Sa correspondance française révèle en dehors des nombreux, barbarismes el solécismes proprement 'iii> — un incontestable exotisme (voir nos lettres inédites à Cécile Borrel el les lel F. Bovet, publiées par Frev. Br. I. \>. 111-1 | >
11 y a, parsemés dans l'œuvre de Meyer, quelques gallicismes
MKYKIi
Hochzeit : Ich sehe ihn. der wie der bliihendste Jiingling schreitet. Aller Augen
folgten ihm, der die Stufen emporstieg welcher sich, Seele und Leib. im
Kloster verzehrte Als wollte er sich desselben. Leib und Seele, bemachtigen
Astorre warf einen Blick.
Leiden : Die glaubenseifrigen Einwohner... wollten ihm ailes Gâte.
Er begriff nichts von nichts.
Das Ubrige verstand sich.
lc-h bielt Wort obgleich es mich kostete.
W'o ihn finden in den hundert Schlupfwinkeln der Gesellschafl ? Richterin : Faustine folgte wie eine Seele in Pein.
Ils macht warm .
Heilige : ... dass die zwei Alton kaum mehr die Ziige der eine des andern unters-
cheiden konnten.
die schlummernde Cordova.
A mulet : « zwischen den Birnen und dem Kilse iinderte sich das Gespracb, etc.
Signalons encore les doubles négations, assez fréquentes sous la plume de Meyer, mais d'origine plutôl suisse^romande que française [Heilige... » dem die Herrensprache zierlicher vom Munde klang als nichl einem miter ihncii... », etc.. Voir là-dessus les observations de Louise v. François à sou correspondant, Briefw, p. 1 1 8 et la réponse de M. Briefw. p. 121) et lemploi français du participe présent : [Hochzeit : wahrend langer Jahre waren sie nur dem Mônche begegnet, zufàllig auf der Strasse, ihn mil einem zwar freundliclien, aber durch aufrichtige Ehrfurcht vertieften und etwaa fremden Kopfnicken begrûssend. — Die Feldmusik der germanischen Leibwacbe des Vogtcs ritt in zwei Reihen, beide vier Rosse boch, ùber die Brucke, den ganzen Menscbeninball derselben auseinander werfend und gegen die sleinernen Gelànder pressend, etc., etc..)
Ce n'est cependant évidemment pas à ces quelques singularités positives et (leuombrables que la prose de Meyer doit sa physionomie française. Le document le plus « suggestif », pour qui voudrait approfondir ce problème stylistique, paraît être la phrase prononcée un jour par Meyerdevant la jeune
poétesse Nanny von Escher. qui demandait à l'écrivain une recette [ ■
atteindre la précision dans la concision : « Als ich ihn bat, mir zu rathen, wie ich den pràgnantesten Ausdruck suchen sollte, wenu der BegrilT durch mehrere Wortc gedeckl werden konnte, forderte er mich auf die franzôsische
l lu rsetzung der deulschen Redeweise als sicheren Maasstab zu oel d »■
Zûrcher Tàschenbuch, 1900).
C) Vue par li' dehors, illustration pur le geste, Gebàrde.
Statistique instructive à taire du nombre de fois que Meyer a employé le mol G-ebâxde ». Les exemples les plus remarquables sont ceux où le terme est utilisé comme équivalent de toute une notation abstraite el complexe
Pescara : « Es wav leicht, ein entschiedenes Wort zu sprechen und ihr liait zu gebièten mil einer entrtlsteten und weithin sichtbaren Gebàrde p. 198).
Br. II. iot. 0 Seine machtige Gebârd n parlant de Kinkel.
Br II. i ■•.<>. 0 Bein ersten V.nblick erkennt mao nur irgend eine energische Gebàrde », à propos des Ballades de Lingg.
P. ;>(). « Die Gebiirden des literar. Marktes
Gedichte, ]>. no. Der elektrische Drahl tràgl die Gebàrde der Zeît.
Pescara : » Da habe ich... das Gesichl und die Gebàrde meiner Zeit betrachtet 1 !'• 76).
Voir encore :
APPENDICE CR1TIQI E ',-.,
Conversation avec Kôgel (le rôle du secrétaire dans la dictée des œuvri verstehendes oder nicht verstehendes \.uge macbl mich aufmerksam wenn ich... eine Gebarde ausgelassen, also einen Sprung in der Reihe der bewegten H'-lallen gemacht habe. »
Illustration de la pensée par le geste, le geste parenthi bi
périmée (Chronique): « Si par aventure vous parliez à an protestant, il pourrai) bien vous répondre par quelque bon horion ... En disant ces paroles, il frappait sa Initie de cuir blanc avec la boussine dont il se servait à cheval. ■>
« Ah ! mon jeune seigneur, tant de.braverie ne se voit pas chez les hérétiques ! La boussine siffla à l'instant, et. frappant le pauvre aubergiste sur la joue, fut pour lui comme la profession de foi de snn interlocuteur.
a Ne vois-tu pas que les bouteilles sont vides?» El le cornette pour lui en donner la preuve lui en jeta une à la tête.
« Toutes les fois que je pense à cette corde-là mon gosier devient sec comme de l'amadou. Voici pour l'humecter ». dit Mila : el elle remplit jusqu au bord le verre du narrateur. Le capitaine le vida d'un seul trait et poursuivit: « C'était une moindre affaire pour ces rats de manger un tonneau de blé que ce n'esl pour moi de boire un verre de ce bon vin. »
Elle but, s'essuya la bouche et continua: « 11 avait un petit sac de peau au côté. 11 nie semble que je le vois encore . » Tous les yeux se tournèrent involontairement vers la muraille sur laquelle Mila fixait ses regards...
« Je te ferai avaler ce démenti jusqu'à ce qu'il l'étouffé ! 9 s'écria-t-il. lu il ace -
pagna cette phrase d'une buiiteille qu'il lui jeta à la tète, etc., etc.
Les héros de Mérimée ont besoin du geste. La parole r--i pour eux un bien pauvre instrument si elle ne s'accompagne pas de la mimique. Voyons le père Lubin prêcher :
« Ici, le prédicateur, pour se rendre plus intelligible, décrocha un crucifix el commença à s'en escrimer, poussant des bottes et faisant des parades, comme un maître d'armes ferait avec son Qeuret pour démontrer un coup difficile, o
Cf. dans Schuss « Jetzt sprang der General mil einem Satze von seinem Sessel
auf, fasste ihn an einem Bein, schwang ihn dureb die Lufte und setzte sich im
Fechtpositur ».
ÉAuss. — « Ich habe mich geirrt und fange an zu glauben, hier sei bei Eucb
etwas nicht in Ordnung — und sie wies mit einer kleinen Gebarde des Zeigefin-
gers nach der linken Brustseite des Gênerais. » Schuss. — « Entflieh mit mir! oder... er ergriff ein Pis toi Und setz s sich an
die rechte Schlàfe. » Plantas. — « Erzàhlend und schlurfend — er deutete auf tien Bêcher — wirsl do
dein Leid vergessen. » '
« Jene Possen missziemen einem zahnlosen Munde — er lâcbelte und zeigte I noch eine hiibsche Reihe weisser Ziihne. »
«Ich entschuldigte mich mit der, Freunde, Euch bekannten Ktirze und Sohwàche
meiner Arme — der Erziihler zeigte dieselben mit einer scblenkernden Gebarde. I « So redlich will ich das Kreuz tragen mit allen Sehnen und Kriil'ten dieser
meiner Arme — und sie hob dieselben leidenschaftlich, al> trtlge sie es sebon, i so dass die Aermel der Kutte und des Hemdes weit zurUckfielen.
« Und dann unter seinem langen geistlichen Gewande — sie wies auf das nui i nige... »
« Mir schaudert vor der Zelle — und sie machte eine Geberde aïs rissi
wickelte sie sich eine Schlange vom Leibe los. » Gust. Ad. Page. — « Nun sticht mich alten betrunkenen EseJ dîe Prahlsucbl Leu-
belfling schlug sich an die Stirn, als kl âge er sie an, ihn nicht besser berathen
zu haben. »
',.So C.-F. MEYER
« Du schwôrst mir bei diesem Kreuz — er halte es ihr aneinem goldenen Kriicben ;ius dem Busen gezerrt, » etc., etc...
D'autres fois, le geste a une importance plus grande encore (pie celle d'auxiliaire, de commentaire : il remplace le récit : nous avons alors de véritables pantomimes. Meyer a prèle au geste une incroyable capacité d'exprès* mou. Dans un simple mouvement, il lit toute une coordination compliquée <l iutentious. Lx.
Richterin. — « Sie machteeine Bewegung gegen ibn als wollte sie ihm mit beiden Hânden die pochenden Schlâfen halten. »
« Und jet/.t sich bald erhebend. streckte sie auch die Arme nach ihm. Nureine Qûchtige Gebârde, doch so viel Gluth uud Jugend ausstrômend, dass Wulfrin unwillkûflich eine abvvehrende Bewegung machte, als wttrde ihm Gewalt angethan. >
La grande aptitude expressive des personnages de Meyer en fera des mimes incomparables. Tout le récit de « llochzeil » repose sur la pantomime d'Astorre au pont de FArno et les interprétations qui en découlenl : pareillement, toute la table de « Plautus » s'échafaude sur une sorte de scène mimée par Poggio dans l'ombre de la chapelle, sous les yeux naïfs de Gertrude. Ott. v. Gemmingen donne à entendre à Hutten malade, par un geste symbolique tracé par le doigt autour du cou, qu'une existence dont les heures ainsi comptées doit être héroïquement employée. La pièce portera le titre significatif de « Die Gèberde». [Hutten XVIII.)
Ici encore Mérimée a été le maître de .Meyer. Voir dans Chronique, le passage où le roi donne à entendre au capitaine Mergy par une véritable pantomime son intention d être débarrassé de Coligny :
« L'huissier, soulevant une portière de tapisserie introduisit Mergy dans lecabinel du roi. Le prince, qui était assis auprès d'une petite table en disposition d'écrire, lui lit signe de la main de rester tranquille, comme s'il eût craint en parlant de perdre le lil des idées qui l'occupaient alors. Le capitaine, dans une attitude respectueuse, resta debout à six pas de la table... Tout d'un coup, le roi jeta sa plume a terre avec un mouvement de fureur et un gros juron entre les dents La tète baissée, il parcourut deux ou trois fois d'un pas irrégulier la longueur du cabinet : puis, s'arrêtant soudain devant le capitaine, il jeta sur lui un coup d'œil effaré, comme s'il l'apercevait pour la première fois.
— Ah ! c est vous ! dit-il, en reculant d'un pas ! Le capitaine s inclina jusqu'à terre.
— Je suis bien aise de VOUS voir, j'avais à vous parler... niais...
Il s'arrêta. La bouche enlr'ouverte, le cou allongé, le pied gauche de six poucea en avanl du droit, enfin dans la position qu'un peintre donnerait, ce me semble. u une figure représentant l'attention, tel était George attendant la fin de la phrase
ç mencée. Mais ie roi avait laissé retomber sa tète -ni- -mi sein et semblait
préoccupé d'idées distantes de mille lieues de celles qu'il avait été sur le point d'exprimer tout a l'heure.
Il \ eut un silence de quelques minutes. Le roi -assit et porta la main a son front comme mu- personne fatiguée.
— Diable de rime! s'écria-t-il en frappant du pied, et faisant retenlir leéperons dont s,.- bottes étaient armées
Le grand lévrier qui dormait sur un coussin s'éveilla en sursaut, prit ce coup de pied pour un appel qui s'adressait à lui : il se leva, s'approcha du fnuteuil du roi, mil ses deux pattes sur ses genoux et. levant -■> tète effilée, qui surpassait de beaucoup celle de Charles, il ouvrit une large gueule et bailla sana la
APPENDICE CRITIol E
moindre cérémonie, tant il est difficile de donner à un rliien des manières de cour. Le roi chassa le chien qui alla se recoucher en soupirant... ... Le roi se leva, mit la main sur l'épaule du capitaine d'un air familier I n
même temps, il souriait, mais son sourire c'était que des lèvres, «I ses \>ux
distraits n'y prenaient aucune part.
Le roi mit l'arquebuse entre les mains du capitaine.
— Elle parait aussi bonne qu elle est riche, dit < rge après ! avoir examinée
soigneusement et en avoirfait jouer la détente.
— Je vois que tu te connais en armes, mon bra\> Uets-Ia en joue, que je voie comment tu t'y prends.
Le capitaine obéit.
— C'est une belle chose qu'une arquebuse, continua Charles en parlant avec lenteur. A cent pas de distance et avec un mouvement du doigt, comme cela, on peut sûrement se débarrasser d'un ennemi, et ni une cotte de mailles, ni cuirasses ne tiennent devant une bonne balle!...
Le roi reprit l'arquebuse et la mit en joue.
— Me comprends-tu ?
Le capitaine recula deux pas. Le geste du monarque était assez clair et l'expression diabolique de sa physionomie ne l'expliquait que trop.
— Sire, l'honneur d'un gentilhomme se déchire au lieu de se recoudre par un assassinat.
Cette réponse fut comme un coup de foudre pour le prince. Immobile, les mains étendues vers le capitaine, il tenait encore l'arquebuse qu'il semblait lui offrir comme l'instrument de sa vengeance. Sa bouche était pale et à demiouverte, et l'on eût dit que ses yeux hagards, fixés sur ceux de George, leur lançaient et en recevaient à la fois une horrible fascination.
L'arquebuse enfin échappa des mains tremblantes du roi et fit retentir le plancher de sa chute ; le capitaine se précipita sur-le-champ pour la ramasser, et le roi s'assit alors dans son fauteuil et baissa la tête d'un air sombre. Les mouvements précipités de sa bouche et de ses sourcils annonçaient les combats qui se livraient au fond de son cœur.
Le capitaine salua profondément, et Charles, lui montrant de la main la porte du cabinet, lui annonça que l'audience était terminée.
Le capitaine sortait à reculons avec les révérences d'usage, quand le roi, se levant avec impétuosité, lui saisit le bras.
— Bouche cousue, au moins ! Tu m'entends ? George s'inclina et mit sa main sur sa poitrine.
Il est vraiment difficile de trouver illustration plus nette des principes de Meyer « Es ist mir unentbehrliches Bcdurfnis geworden ailes nach aussen schaubar sichtbar darzustellen ». [Conv. avec Ko gel
Et la phrase qui suit : « Hierin bin ich vielleicht pedantisch eigensinnig s'appliquerait à des morceaux du genre précédent, où le procédé plastique, appliqua avec trop de constance el trop méthodiquement exploité, touche à l'abus. Rappelons-nous encore la phrase de Meyer: Was ich nun vom llomanischen bekomen habe ist, kurz gesagt, der Sinn fur die Gebârde, Geste. » [Conv. avec Kôgel .
C'est la grave lacune de l'excellente étude d Erwin Kalischer C. F. M. m seine m verhaltnis mr ital. Renaissance) — qui d'ailleurs mel si bien en valeur la recherche consciente de la plastique dans la langue de Meyer — de a point signalé l'influence essentielle de Mérimée, précisément sur ce poinl spécial.
D'Harcourt.
i8a C.-F. MEYER
1879i. Dcr SchuSS i'O/i der KanZèl. L'œuvre paraît au printemps dans la revue « Zùrcher Taschenbuch » (Orell, Fùssli, et C").
Rodenberg avait voulu l'avoir pour la « Deutscbe Rundschau ». Meyer, conscient du caractère: local de sa nouvelle, refusa.
Les sources
A)- IMe anecdote véritable, racontée probablement à Meyer, dans sa jeunesse, par la famille de Schelfel avec laquelle il était en relations. Voici, eu traits brefs, cette anecdote tout récemment exhumée par Jos. Victor Widmarm (Festzeitung zum eidgenï>ssichen Schiitzenfest, 1910, n" 1. Voir également sur le même point: Ad. Frey « Die Quelle von C. F. Meyers Schuss von der Kauzel. » Revue Wissen und Leben. B1' 3. H. 21; :
Le pasteur S... de Ziegehausen, près Heidelberg, achète dans une foire à son gamin un petit pistolet d'enfant, tout chargé (ein « Puffèrtle »). Le soir de ce même jour, il se livre à de copieuses libations en compagnie de Victor von SchefJel ; Seheffel se met au lit; le pasteur, la tète lourde, s'étend sur un divan; le soleil le réveille, les cloches sonnent déjà pour le service divin. Le pasteur avale hâtivement une tasse de café noir, se dirige vers l'église, et. encore échauffé par le vin, improvise un prône véhément. 11 se rasseoit ; machinalement, pendant les derniers chants, ses doigts taquinent la détente du « Pischtôlele ». — Détonation.
B) Les éléments personnels. — 1) Meyer a prêté quelque chose de luimême au candidat l'fannenstiel : timidité, goût d'intellectuel pour les aventures, naïveté et concentration des sentiments ;
« Das heisst, wenn du ein resoluter Mensch warest und nicht so blaue unschul-
dige Kinder augen hàttest ». Cf. Schadau et Julien lîoufflers. « Er gehôrte zu jenen s chUnh ternes Leuten. ftir welche das Auftreten und das
A.bgehen mil Schwierigkeiten verbunden isl « Pfannenstiel halle, wie oft die uusrhuldigen Mensehen. viel Sinn fur dara Ko-
mische. » Cf. le goût de Meyer pour Molière. « Hôr'es, Pfannenstiel, es fehlt ihm an Selbst-gOefûhl und das schadet ihm bei
der Rahel ». Cf. le discours de Fagon à Julien.
Ihm fehle die Mànnlichkeit, batte der General ihm vorgehalten. »
N'y a-t-il pas le souvenir — souvenir serein et comme éclairé d'optimisme
— • d échecs conjugaux personnels dans ((-lignes ?
■'Freilich die Rahel mit ihrem feingebngeneti Naschen ... ! Aber sic liebt dich nicht ! oie Junkerin wird srhliessl-eh bei eincm Junker anlangen. Es heisst, sic soi mit déni Léo Kih hspcigeil vcrlobt. Doch lass dich's. hôrst du, nicht anfechten. Kin Korb ist noch lange kein a consilium abeundi ». l'm dich zu trosten : auch ica babe deren einige erhaiten, und siehe, ici lebe und gedeihe, bin auch vor Kurzem in den Stand der Ehe getreten ».
U'I'KNIUCF. CRITIQ1 I
2) Pfaiiiiciisii.-I rencontre Rahel chez so :1e le militaire Werdmùiler;
Meyer rencontre Louise Ziegler chez son oncle, le militaire II Zii gler
; L'An, presqu'île verte du lac de Zurich esl le théâtre de la rencontre Ses deux amoureux de la nouvelle; la même presqu'île .1 ru le premier rendez-vous de Meyer cl de Louise. \ p I07 de notre étude,
4 II y a une sorte de parallélisme — c'est une fine h\ pothèse de Paul \\ iisl op. cit. — entre l'attitude d'admiration naïve de Pfannenstiel vis-à-vis du généra] Werdmùiler lui racontant ses aventures d'Orient el l'attitude du solitaire rêveur de Stadelhofen écoutant son ami * onrad Ntiscbeler déployer devant son imagination les merveilles de l'Italie et les charmes de la vie de campagne. Conrad Nùscheler était officier de chasseurs dans L'armée autrichienne.
C Mérimée. Dans les « Ames du Purgatoire . Don Juan, erras) p nus de Séville, un peu avant l'heure du rapt de dona Teresa, vient à 1 près d'une église d'où sortent des cliants lugubres. Il s'arrête, el contre lui défile un cortège funèbre composé de spectres. « Don Juan arrêta par la manche une des figures qui portaient des cierges et lui demanda poliment quelle était la personne qu'on allait enti rrer. Le pénitent leva la léte : sa figure était pale et décharnée, comme celle d un homme qui sorl d'une longue et douloureuse maladie. Il répondit d'une voix sépulcrale C'est le comte don Juan dct Marana. »
Meyer : le songe de Werdmùiler :
« Es war in Cbur. Menschengedrânge, StaatsperÛcken, Militârpcrsonen von der Hofkirche her. Geliiute und Salutsclrflsse. Wir tTelen unter dem I horbogen hervor in den bischôflicben Hof. Jetzt gehen wir zn Zweien, neben mir ein Kokms l( b sehe nui- einen Federhut, darunter eine Gewaltsnase und den iii den I. gesenkten pechschwarzen Spitzbart : 9 WertartlUer, fragte der Grosse, \\<u bestatten wir ? » — ■ « Ich weiss nicht », sage ich. Wir treten in die Kalhedrale zwiseben das Gestuhl des Schiti'es. « Wertmuller. fragt der Andere. vreta 9ingen sie ein Requiem?» — « Ich weisse nicht », aag' ich ungeduldig. Kleùter Wertmuller. sagt er, stell dich ein m al auf die Zehen und sieh' wer da vorB bahrt liegt. » — Jetzt unterscheide ich deutlicb in den Ecken des Bahrlw hea den Namenszug und das Wappen des Jenatschen. und im gleichen Augenblicke wendet er, neben mir stehend, mir das Gesieht zu — fahl mit vergluhten « Donnerwetter, Oberst, sag' ich. Ihr liegt dort vorn unter dem Tuche mit Euern sieben Todeswunden und fiihrt hier einen Diskurs mit mir! Séid Ihr dop pelt? etc. .. »
D) Gottfr. Keller. Werdmùiler a emprunte bien des traits à Landoll Land-
vogt von Greifensee »).
1» Landolt a sur sa table un petit squelette en ivoire. — AVeidmuller fa il
par un squelette la porte de sa chambre à coucher 20 Landolt possède deux petits canms el se fait servie par le singe Coco
millier fait placer deux canons semblables à l'entrée de sa demeure. Le rôle du
singe Coco est donné au nègre Hassan.
3° Landolt dit « Ein Pfaff ». — Werdmùiler prononce avec mépris Faffen
Cf. la description de la salle à manger de Landolt avec la descripti la bibliothèque de Werdmùiler :
Keller. — « Das Gemach... leuchtete vom Glanze des blauen MinimeN und des noch blaueren Seespiegels, der durch die hohen Fenster hereinsti >>mte.
Mever. — ... « Das Bibliothekzimmer, in das die Seebreite durch drei hohe Bogenfenster hereinleuchtete. »
Comp. encordes boutons de manchettes offerts ironiquement par Werdmilller à Rosenstock (« zwei hohle Hemdknopfe von Messing mit einer Glasscheibe versehen, worunter aut grilnem Grunde je drei winzige Wilrfelchen liegen ») avec le noyau de cerise de Zils Bùnzlin des gens de Seld-wyla (... « in welchem ein win ziges Kegelspiel klappertewj.
Saitschick (« Meister der schweizerisehen Dichtung des i9len Jahrhunderts », 1894) remarque le caractère 0 kellérien » d'un passage comme le suivant :
« Gerade anjenem Abende war unter den Frôschen der Au ein junger Lyriker von bedeutender Begabung aufgetaucbt, der das feste und gegebene Motiv der Froschlyrik so keck in Angriff nahm und so gefùhlvoll behandelte, dass der begeisterte Chor nicht milde wurde die vorgesungene Strophe mit unersattlichem Enthusiasmus zu wiederholen . »
Sur la couleur « kellérienne » de la nouvelle, V. encore H. Trog, op. cit.: Vogtlin (Gesch. der deutschen Dichtung, 1910): Lina Frey (« C. F. Meyera Ged. und Novellen », 1892) ; et surtout les excellentes pages de P. Wûst, op. cit. [p. 55-64) auxquelles sont empruntées la plupart des remarques ci-dessus.
Ps'ous avons parlé de l'optimisme de la nouvelle comme du trait d'union le plus général entre la manière de Relier et celle de notre auteur. Il faut ajouter que le « Schuss » est la seule œuvre de Meyer où cet optimismr intégral se fasse jour. Meyer a compris linsufTisance foncière de l'optimisme, même — et peut-être surtout — dans la conception voluptueuse de la Vie. Voir le passage suivant extrait des conversations avec Kôgel :
« Keller hat der Menge gegeniiber vor mir den Vorteil. dass er im Grunde optimist ist. Daher ist er fur die Menge. Denn so sind die Leute : sie drangen sich an den Brunnen des Lebens und sind froh. wenn sie mit ihrem Becherchen wenigstens ein Trôpflein auffangen. Die finden nun ihre Rechnung bei Keller, der Ailes gut enden lâsst. Er kennt keine tragischen Ausgânge. Das ist ein Mangel, denn der Reiz des Daseins vollendet sich erst in beiden. » (Cf. la stimmung de Gust. Ad. Page).
Sur la nouvelle, consulter :
Br. I, 79. (à Fritz v. Wyss qu'avait choqué la liberté de l'œuvre, décembre [879 « Der Schuss wurde in Deutschland, z. B. von Rodenberg in Berlin und ganz iihnlich von Lingg in Miimhen. als eine « riihrend einfache Idylle » genommen. Hier weiss ici nicht und kilmmere mich auch nicht, was man davon sagt — das fehlte noch!... Und du, lieber Fritz? Spott gegen die Geistlichen, Yorliebe fUr Werdmilller — sagst du das im Ernste ? Glaubst du das ? Siehst du denn nicht, wie dieselbe barokke Beleuchtung gleichmiissig auf aile Gesii/hter faut? ,)
Iir. I, 160 ià Wille, décembre 1877) : « Sie schlagen den Schuss entschieden zu hoch an ; uhne die Notigung des gegebenen Wortes warc die Posse ungeschrieben geblieben. Mir individuel] hinterliisst das Komische immer einen bittern Geschmack, wahrend das Tragische mich erhebt und beseligt. »
APPENDICE CRITIQUE J85
a4? (à Rahn, mai 1877! « [ch werde Worl balten, obschon die Vortrefflichkeil ?on Kellers Ziiricher Novellen micb sicher in Schatten Btellen and vielleichl par ungerechterweise als Nacbabmer erscheinen lassen wird. »
276 (lettre de Keller à Meyer après lecture du Schuss, novembre 1877 Emp-
fangen Sie meinen Bcbônsteo Dank, verebrter II. ri- Nachbar am See, fur den lustigen General und das ausgesuchte Vergntlgen. daa der Btreitbare Herr mir gestern zu zwëienmal gewâhrt bat, da îcb ibn am Morgen laa and dann nachta vor dem Schlafengehen ihm nochmals die Rosinen abklaubte Seien Sie Ihrem Verdienste gemàss froh und wohlauf. »
Br. II. 70 ià Haessel, juin 1877) : « Die Novelle die ich jetzt .. entwerfe... bal den alten Werdmitller in seineni Landbaus, auf der Eicben-Halbinsel Vu Eom Gegenstand, wie er sein Wesen à la RUbezahl treibt. »
79 (au même, juin 187S) « : Eigentlich ist der Schuss weil er den Charakter des Werdiniiller ausfiihrt, eine l'ortsetzung des Jenatsch. »
298 (à Lingg, août 1877) :« Ich habe ...filr einen hiesigen st&dtischen Umanacb eine kleine Novelle beendigt « Der Schuss von der Kanzel », toile- Zeog daa mir eigentlich gar nicht zu Gesichte steht. »
Bibl. Univ. (décembre 1899) à Vulliemin, décembre 1877 :
« Je vous remercie de ne vous être point scandalisé de mon Schuss qui fait bien rire ici, mais qui. je le crains, a aussi choqué plus d'un honnête homme ignorant de l'art pour l'art. Pour moi, franchement, j'en fais peu de cas, de ma nouvelle, je veux dire, et la faute, comme d'ordinaire, n'en est pas toute a moi. Ces messieurs zurichois me demandaient quelque chose d'amusant, et, notez, quelque chose d'amusant qui fût en même temps du cru. Je leur répondis que j'avais bien un sujet, très futile à la vértté, et qui, pour être supportable, demandait à être traité un peu follement. « Le voulez-vous, à vos périls el risques?» et ils m'ont dit que oui. »
Au même, janvier 1678. « Mon Schuss continue à en faire des siennes. Deux gazettes le reproduisent en feuilleton, et procès sera fait à une troisième qui l'a donné sans autorisation. Pour moi, mon esprit est déjà bien loin de cette turlupinade. »
Langmesser. p. 101, lettre de Meyer à Rodenberg.
« Nein. filr lhre Rundschau wâre der « Schuss von der Kanzel 0 nichts gewesen. Abgesehen davon. dass Sie lhre Léser nicht mit Zurcher Geschichten nbersâttigen diirfcn. abgesehen von den zu ungunsten meines barokken Gênerais Bien bietenden Vergleichungspunkten mit dem herlichen und tiichtigen Landolt der Zurcher Novellen unseres lieben Meisters Gottfried, wilrde ich in Ihrer Rundschau ungern auf meine Hauptforce verzichten nàmlich auf einen grossen bumanen Hintergrund, auf den Zusammenhang des kleinen Lebens mit dem Leben und Ringen der Menscheit. » (décembre 18771
Kôhler, op. cil. p. 93-101.
Wiist. p. 55-IJ4.
Frey. p. 3i4-3i5.
Ce que la nouvelle révèle de nouveau dans Vâme et h' talent de Meyer :
A) Lumière méditerranéenne, <• Stimmung » hellénique, influence lt<>m>:rique :
« Eine warme Fôhnluft hatte die Schneeberge und den Schweizersee auf ihre Weise idealisiert. die Reihe der einen zu einem einzigen stillen grossen Leucbten ( — Cf. Ged. : Firnelicht — ) verbunden, den andern mit dem tiefen und kraftigen Farbenglanze einer sildlichen Ueerbucbt ilbergossen. a!- • eine
bacchische Landschaft, ein Stilck Italien, ilber die Alpen zu versetzen. »
« Ich bildc mir ein, Rosenstock, der General werde mich nicht wie ein Lastrygonc emplangen. »
« Schon warfdas schweigsame Eichendunkel seine schwarzen Abendsrhatten weit auf die sehauernden Gewâsser hinaus... Der Nachen schlos.s gleichmàssîg und kraltig. wie ein selbstandiges Wesen durch die unruhige F lut. Auf und nieder war ganze See der mitgewolbten Segeln bewnlkert ; denn es var Soœuab-ead nnd die Schiffe kehrten von dem geetrigen sladtisehen \\ oehenmarkle heim. Diei S. -il flogen heràn, die eine Figuv mit sich verschiebenien Endpunkten bildeten, und schlossen das Schifflein des Candidaten in ihre Linien ein. « Ni huit rnich mit in die weite Freiheit », flebte er sic unbewusst an, aber sie entiiessen ihn wie 1er ans ihrem wandernden Nette. »
... « Doch begann aueh das Elément des Abenteuer lirhen. das in jedem Mensrhenherzen seblummert seinen geheimen Keiz auf ihn au6zutlben. So wirli sien ein Badender in die Flut, dier er ztierst leise schauernd mit der Zehe geprtt/l bat. »
« Die bald enviehte Lich£ung war nur eine besehrankte, ron oban wie durci eine Kuppelôffnung erbellte Moosstelle. Ein darauf spielend«.s Eichhorn setzte liber den Kopf des Candidaten weg auf eioen niederhangenden Zweig, der er«t m- Schwanken gerietb, als das scbnelle Thiercben schon einen zweiten erreichl batte.
Wieder fiihrte der Pfad eine Weile durch das grilne Dunkel, bis er sich plotzlich waudte und der Candidat das Landhaiisin der Entfernung von wenigen Schritten vor sich erblickfce... Was er au6 seinem Verstecke hervor erlausch te war ein idyllischee Bild, das ihn in keiner Weise halle euischuchtern koruien. Der General plauderie in der hallenartig gebauten und zur jetzigen Herbstzeit nur all/u lultigen Véranda, deren secks hohe Siiulen ein prâchtiges auslandiscb.es Weinlnub umwand, gemùtlich mit seinem Nachbar, dem .Krachhalder... Mil aufgeslulzten BHenbogen ritt Wertmïiller auf einem leichten S«ssel und zeigte seine scharfe Hobicbtsnase und das stechende Kinn im Profil, wiibrend der schone. alte, srhlaue K-ij)( des Krachhalders einen ungemein milden Ausdruck halle. »
« Dftr Krachhalder liberlegte, ob er vor oder rûchwàrts wolle, ungefâhr wie ein milieu auf dem See vom Sturm Ueberraschh i .
(i Seine Gegenwmrt verrathen sehend. Irai der Candidat, rla eriiichl wie eine ttberraschte Dryade in die Eiche bineinschltipfen konnte, verschàmt hinter derselben hervor... »
" Ibr hahi l'hantasie und seid in die purpurnen Tiefen meines Lieblinf dichtes — I Odyssée — untergetaucht
(i Ihr babtee geftihlt, Pfaimenstiel, dass die zweite liai fie der Odj ssee vonbesoaderer Schônheit und Grosse ist. Wie ? Der Heimgekehrte wird als ein fahrender Bettler an seinem eigenen Herde missfaandelt. Wie? Die Freier reden sich ein. er kehre niemals wieder und ahnen doch seine Gegenwart. sie lacben nnd ihre Gesichter verzerrl schon der Todeskampf. 0 — Voir Gregorovius Lukrezia Bor- Stutlgarl [H-] « Blickt man in die Antlitze dieser Bacchanten der Renaissance] hinein, so verzerren sich dieselben wie die der Freier beim Borner, welche ihren Untergang ahnen 0 p. 124;
Le rapprochemenl esl signalé par Langmesser. %'■ <i i- Lettre de Meyer à Nanny \ . Escber, mars 1 892 :
« Strozzis freche Stimmung i<t Reminiscenz ans der Odyssée wo die Freier, tlber welehen das nahe Verderben schwebt, gleicb/alls in eine unheimliche I l.iterkeil ausbrechen » —
<( Nun beiiehtele Pfannenstiel. .. wie ihn liber dem Studiuni der Odyssée ein unwiderstehlich.es Verlangen ergriffen, die Heimai Homers, die goldene Bell&s kennen zu lernen . 0
■ •■!■ General batte einen Pfad eingeschlagen, der sich dichl am (Jfer utn die ki'iiuimiiii-en der lla!hin-el schàngelte und hier erh I ici le er bald Rahel Werlmûl
1er. die, auleiner verw itterlen Meinhanl. si!/,end. das leine Profil Dacfa der
jetai nbendiiehi d .i m uierii den Flut hinwendete. » — Remarquer ici la vision de profil, la netteté du cojxtour sur un fond de lumière, le caractère dé composi-
APPENDICE CRItlQl E \%n
tion de tableau. Cf. le profil de faucon dn WertmuUt véranda, Vnliope
Çanossa à sa fenêtre de Padoue, la tête de Poggio se détachant Bur d'été, et«... —
a Ein Echo wiederholte diesen Ausbrucb n.r Lustigkeit in ^.< gais-
terhafter und groteskër Weise dass es war, als hielten sich aile Faune m nisken dar Au die Bâuchlein uber einen tollen and gottvergessenen Einfôll. a
« Er erzahlte von seinen Fahrten in Griechenhand, er inimité die Natarvrahrheit der Landschaften und der Meerfarben in der Odyssée, er liess die edein and massvollen Formes eines helleniscben Tempels vor dan \ugen des entzflckten Canditaten aufsteigen. »
«... Wâhrend ans dem Sumpfe dichl vor seinen FUssen ein vollloniges Brekekex Koax, Kuax erscholl. »
« Auf den Candidaten machte das Gequâke einen laneboliseben Eindmck,
als steige es aus den Sùmpfen des ^.cheron empor. »
Ein himmlischer. innig blauer Tag und das mm halb verwehte, mm vollhallende Geliiut aller Seeglocken drang in die Tranm^ammi
« Kind, du bist reizend ! Ein® Nymphe ! > begrttsste sie Wartmûller.
« Der Pfarrer kam sich vor wie ein Schiffbruchiger, den di Ibe Welle
begrâbt und ans Land tiàgt.
« Rascb blickte.der General aus dem Fenster und gewahrte durct das Blattgitler seine Schiitzlinge in einer Grappe, die er sich durchaus nicht erklàren konnte : « Hervor, Hirt und Hirtin, ans Arkadiens Lauben » rief der alte Soldat. »
B) Voltairianisme, ironie, sensualité.
La figure des trois pasteurs :
t) Rosenstock « der rein kràftiger Goloritdem Gewerbe seiner Vater verdankte die seit Menschengedenken eine in Ziirich nambafte Fleischer- ùnd Wursterfamîlie gewesen » — « Neigung zum Wiirfelspiel » — Hier ist die Grenze meines Weinbergs, sagte er. Mit diesem Ausdruck bezeichnete er seine Gemeinde.
Rosenstock parle sans respect du clergé en général : » « Er — le général — wird uns zum Possen noch katholiseb und das Ewefte Aergerniss schlimmer als das erste. Man erzahlt sich. er tafle in Wien mil Jesui-
ten und Kapuzinern. — Wir geistlichen Leute sind eben, s 1er so betitelt
und verkleidet, in der Welt nicht zu entbehren ! »
n) Wilpert Werdmiitler, le curé chasseur Der geistliche Berr liai mir, wàhrend icb am Rheine hataillirte, meine Meute hier ganz oieisterbafl beàufsichl . i-l ein Kennér » dit le général.. — Description des passe-temps du pasteur par sa nièce Rahel : Was war das wieder fur ein Spektakel vergangenen Sonntag ! Durch Eure Yerleitung hat er den ganzen Nachmittag mit Euch auf Euerm Au- Teiche herumgeknallt. "Welch'cin Schauspiel ! AufQatterade verwundete Enten, im Moor nach der Beute watende Jungen, der Vater in grossen Stiefeln und das ganze Dorf als Zuschauer! » etc..
3) Pfannensliel, le « candidat » naïf, dont la nature d'homme s'éveille devant le tableau de l'Orientale :
« TJeber eine Balustrade von maurischer Arbeit lehnte eine junge Orientalin mit den berauséhenden dunkeln Augen und gltlbenden Lippen bei deren Vnblicke die Prinzen in Tausend und Einer Nachl unfehlbar in Obnmachl fallen. Sie legte den Finger an den Mund, als bedeute sie den vor ihr Stehenden : Komm, aber schweige !
Pfannenstiel, der nie etwas auch nur annahernd Aehnliches erblickt batte, wurde tief und unheimlich erschtltterl von der Verlockui
Sprache dieser Augen. Es Laucbte etwas ihm bis heule vollig unbekannt Gebliebenes in seiner Seele auf. etwas. dem er keinen Namen geben durfte — eine brennende Sehnsucht. die glttckselige Môglichkèit ihrer Erfullung! Vor diesem
/t88 C.-F. MEYER
Bilde begann er an so ilbergewaltige Empfindungen zu glauben und vor ihrer Macht zu erbeben... »
La rencontre inopinée de Rahel et de Pfannenstiel :
« Dea Candidat schlug erst die Augen nieder, als batte er mit ihnen ein Bilndniss geschlossen, keine Jungfrau anzuschauen ... »
Enfin une ironie plus fine, faite de nuances que Meyer ne connaissait point avant 1873, dans des passages comme les suivants :
« Ist ihm — le gênerai — nicht zu viel geschehen ? fragte Pfannenstiel, der sich den helvetisch reformirten Glaubensbegriff mit etwass bescheidener M\<tik versûsste und in dem keine Ader eines kircblichen Yerfolgers war. »
n Der Candidat befand sich in einem seltsamen Falle. Er konnte den Standpunkt WertmUllers nicht theilen — au sujet de la vanité des titres ari>t"< mtiques et des distinctions de castes — denn er fiihlte dunkel. dass eine so vollstandige Vorurtheilslosigkeit die ganze alte Ordnung der Dinge durrtiund dièse war ihm ebrwilrdig, auch da. \vo sie zu seinen Ungunsten wirkte. »
« Der Candidat ftlrchtete das Bild des Todes nicht. er war mit demselben von Amtswegen vertraut, ja er halte eine gewisse Vorliebe filr die warnende und erbauliche Erscheinung des Knochenniannes. »
< Xun kam es uber ihn wie Paradiesesglilck. Licht und griln, die niedrige Laube, das bescheidene Pfarrhaus, die Erlôsung von den Diimonen des Zweifels und der Unruhe !
« Dem Krachhalder lag die Ehre seiner Gemeinde am Herzen und er hatte das Mythikonerkirchlein mit seinem schlanken Helme und seinen hellen acht Fenstern aufrichtig lieb. — Siiss war ihin nach dem Schweisse der Woche der Kirch gang im reinlichcn Sonntagsrocke und den Schnallenschuhen , silss und nach denklich Taufe und Bestattung, die den Gottesdienst und das menschliche Leben begrenzen und einrahmen, silss das AngeredeUverden als sterblicher Adam und unsterbliche Seele, siiss dasKiimpfen mit dem Schlummer, das Uebermanntwerden, das Wiedererwacben, sUss das kral'tige Amen, siiss das Zusammenstehen mit den Aetesten auf dem Kirchhofe und die Begrilssung des Pfarrers, sus» das gemtitliche Heimwandeln. »
APPENDICE CRITIQ1 I '.&
jog
1879. Der Heilige. La nouvelle parait en 1879 d;,,ls '•' Deutsche
Rundschau.
Sources, voir :
Briefwechsel Me y er- François, 12... « Aug. Thierry ins Deutsehe (lhi-rset/end , aus dessen Conquête de l'Angleterre incine Bekanntschaft mil Thomas Beckel datiert ».
Br. I, p. 1 3 1 (à Bovet, nov. 1880) : « Je vous envoie donc le Saint qu'il faudra lire posément comme il a été écrit et vous le comprendrez mieux que personne, mieux peut-être que moi-même, .le n'ajoute que la prière de vouloir bien relire dans la Conquête de l'Angleterre d'Augustin Thierry L'histoire de Thomas Becket.
1. Br. I, p. 426 (à Spitteler, 1884).,. « Es ist Factura dass ich ftir den Beiligen... die bekannte Conquête von Aug. Thierry nie bertlhrt habe, welche ich freilich, zehn Jahre friiher mit den einschlagigen Chroniken aus reiner Neugierde oder langer Weile griindlich practiciert hatte ».
Br. II, 279 (à Meissner, 1880) : « ... Die Hervorhebung des Fundes, (1 > Chronik i/3 Thierry, i/3 mimir gehorig) ist scharf und klar ».
Langmesser, p. 107 (lettre de Meyer à Rodenberg, mai 1879) : « Wenn es Sie
' interessieren sollte, wieviel mir die Quellen zum « Heiligen » geboten haben , finden Sie den geschichtlichen Rohstoff ziemlich vollstundig in Aug. Thierry'» Conquête de V Angeterre ».
La source probablement unique de Meyer a été la « Conquête » de Hiierry. Les « Chroniques » dont il parle dans la lettre à Meissner de 1880 (Br. II, 279) ne sont vraisemblablement que les pièces justificatives du livre IX de Thierry, publiées à la fin du tome II (édit. Furne) ; n° 2 : Histoire du mariage de Gilbert Beket père de l'archevêque Thomas: n" 3 : Ancienne ballade sur la captivité et le mariage de Gilbert Beket.
Cette ballade commence par les vers :
In London was Young Beichan boni.
He longed strange countries for to see
que nous retrouverons textuellement dans le Heilige : n° 4 : Détails sur la vie mondaine de Thomas Beket avant son élévation à l'épiscopat; n° 11 : Récit du meurtre de Thomas Beket par Edouard Grimm qui fut blesse ru essayant de le défendre.
L'idée du viol de Grâce par Henri Plantagenet a été peut-être puisée dans les deux passages suivants de la « Conquête » :
Tome II, p. i83. « Eudes de Porrhoët. dont le roi d'Angleterre avait autrefois déshonoré la fille... revint d'exil et rallia de nouveau en Bretagne ceux que fatiguait la domination normande ».
P. 208. « Alix, encore enfant, fut remise entre les mains du roi d'Angleterre, afin qu'il en eût la garde jusqu'à son âge nuhile. Mais la guerre ayant bientôt éclaté de nouveau..., le mariage fut différé, sans que pour cela Henri II se dessaisît de la jeune fille qui lui avait été confiée. Il paraissait vouloir otage ; mais on croyait généralement que la raison politique n'était pas le seul motil qui la lui faisait retenir captive dans un château d'Angleterre el qu'il avait
49e C.-F. MEYER
conçu pour elle une violente passion qu'il satisfit même, disent plusieurs historiens, après la mort de sa maîtresse Rosemonde. (En note : quam post mortem Rosamundae defloravit).
Au point de vue des emprunts faits par Meyer à Aug. Thierry, voir particulièrement les payes 58-67. 72- 77< 81, 85, 87. 88, 91, 92, 107, 108, 110- 117 du livre TX de la Conquête et 1rs pages i55, i58, 1 59 , 160, 162. 1 65, 166, 17S, 1 79. i8o-i85, 1 9.4. 19», -io8, 31-2-216 du livre X.
Des concordances très précises comme :
Thierry, t. II, p. 61. Les harnais de ses chevaux étaient couverts d'or; sa vaisselle était magnifique... »
M.'W'i-, p. 36... « Die goldenen Geschirre seiner Rosse, die iippigen Tafeln <einer Feste... »
Thierry, t. II. p. 19.1. « Quoi ! lu voudrais, lui répondit le jeune homme — Geoffroy d'Anjou — que je me dessaisisse de mon droit de naissance ', — A Dieu ne plaise Monseigneur, répliqua le prêtre ;je ne veux rien ;'i votre détriment. — Tu ne comprends pas mes paroles, dit alors le comte de Bretagne; il est dans la destinée de notre famille que nous ne nous aimions pas l'un l'autre. C'est là notre héritage et aucun de nous n'y renoncera jamais.
Meyer, p. [09. 0 In Teufels Xamen, Armbruster, willst du uns unser Hauserbd rauhen ? — « Welches Erbe, Beausire? » fragte ich verbliifTt. — I ns zo hassen » rief er. Darauf Leistel keinervon uns Verzicht ».
Thierry. I. II. p. 65-66. La scène nu Henri II force son ministre à devenir pr« lai : « Quoi ? reprit le roi d'un ton expressif, tu ne devines pas ce dont il
it et que je veux fermemenl que ce soil toi qui deviennes archevèqn — Thomas se mit à sourire et levant un pan de son riche vêlement : « Voyei un peu. dit-il. l'homme édifiant, le saint homme que vous voudriez cli de si saintes fonctions ».
Meyer, p. i'i->.-i '!'>. « Du errëthst nicht ? dràngte der Kônig, ich will Dir zu Hilfe kommen ! [ci sage dir. wahrlich keiner wird auf dem Stuhle des Pi sitzen als Du! » Der Kanzler blieb ruhig... mit zwei Fingern seiner lassig herahhangenden Rechten hob er eine Faite seines Purpurgewandes langsam in die llcihe... « Bogner, scherzte er... Beschaue dir einmal den heiligen .Mann !... »
etc.. etc.. rendent difficilement acceptable — en dépit des allégations de .Me yer — que la « Conquête » n'ait pas été consultée au moment même de la composition de la Nouvelle.
Le passage de Thierry [tome II, p. 58-5g : ■ Tout malheureux et méprisé qu'il était, l'esclave anglais — Gilbert Bekel — sut inspirer de L'amour! la fille d'un chef sarrasin. 11 s'évada par le secours de cette femme, et revint dans son pays : mais sa libératrice ne pouvant vivre sans lui. abandonna bientôt la maison paternelle pour courir à sa recherche. Elle ne savait que deux seuls mots intelligibles pour les habitants de l'Occident: c'étaient Londres et Gilbert. A l'aide du premier, elle passa eu Angleterif sur un vaisseau «le marchands et de pèlerins; et par le moyen du secoug courant de rue en rue et répétant Gilbert! Gilbert! a la foule qui s amassait autour d elle, elle retrouva l'homme qu'elle aimait » a inspiré Meyerj la fois dan- le . Eeilige » p. ') j et dans les Gedichtc •> Mil zwei ll'urlcn.)
Sur l'œuvre consulter :
Bans Trog. Op. cit., particulièrement p. m-, ni. Weingartner. Op. cit., particulièrement p. S9, ,1. if
APPENDICE QRITrQl i: ,,,i
IrUst. Op. cit., p. :',-8o, réfute l'opinion selon laquelle Meyer dans la technique de sa nouvelle — Rahmen erziUihin^ — aurait été influencé par telle» /nicher Novellen
Saitschik. Op. cit.. p. 268. 281 3 hik, au contraire voit non seulement dans
la technique de la narration, mais dans la lang te la Nouvelle l'influence
de Keller. « Die altertumlichen Wendungen, der robuste Klang, ■! igenar-
ligen von einem naïven Zuge getragenen Gleichnisse sind in ihrem Grundton gleichsam Keller abgelauscht.
Ivohler. Op. cil., p. ioi>-i rG. insis te sur le fatalisme de l'oeuvre et sur le problème du conflit entre l'Eglise et l'Etat.
Briefwechsel Meyer-François, p. •.>.. !, 7. s. 18-19, iS
Br., 1, p. 88, i3o, i32, 246, a4$, •.■".-. 287. i.26
Br.. II. ]). 67, :'<. 76, 84, 90, 92. 94,95,96, 97, 98-99, i3o, 1 17. •.-.;;. ■-[>. 299,
Jo>- iull. i J-. !',().
Bibl. Univ., déc. 1899.
Fritz Kôgel. Op. cit.
Iak. Baechtold. Ncue Zûrcher Zeitung, 1880. N° 12. Ufr. Meissner. Blàlter fiir literar. Unterhallung, 1880.
Foss Zeitschrift fiir den deutschen Unterricht. 11" 9, 1894. — Commentaire scolaire. Elaussleiter. Beil. zur Allgem. Z.eit.. 8 avril et Allgem. '/.cit.. g avril [887. —
Fine élude psychologique.
Jreilner. G. -F. Meyers der Heilige ,,. (Deutsche Dichter des 19 ten Jahrh
Aesthetische Erlàuterung fiir Schule und Hauss, n° 18 . 1906. |*ngmesser, op. cit. P. 106-108, 3 1 t . 329. H. Bracher. Rahmenerzàhlung bei Keller. Meyer und Siorm. Haessel. Leipzig.
Quelques problèmes du Heilige :
A. — Problème psychologique
C'est la Correspondance qui l'éclairé le mieux : voir avant tout la lettre ■pitalc de Meyer à Lingg (mai 1880. Br. II. io">-'îo5):
« Andeutungen liber den Heiligen.
Was gibt der geschichtliche Robstoff ? Ein normânnischer Konig Uberbàuft einen sâchsischen Gûnstling und macbt ihn aus politischen GrUnden ta seinem Primas. Dieser wendet sieh plôtzlich gegen ibn, und es entstebt zwischen Konig und Bischof ein entsetzliches Ringen. Der Konig hal sicb also griindlich und furcbtbar in seinem Gûnstling getiiuscht. Wie habe ich das motivirt ?
jL — Gharakter von Th. Beckel : 1° orientalisches Blut (Benutzung 1er ti gende; 20 Hochste Bildung und grilndliche Verachtung seiner roben Zeit : î' tlb gène Kuhe, hôchster Verstand, aber-als Sachse oder Orientale-ein 1 aterdruckter. daher durch und durch Diplomat : '," human, sittlich rein, eine vornehme Natur : 5° Ein Zug von Ehrgeiz oder vielmehr ein GefUhl en.. mer geistiger Uberlegenheit : 6° Orientalisch nachtragend, ich wiJU oient sageo : rachsacbtig, aber doch — gegen Lasler und Gewaltthat — fein grausam. Er spiell mit dem Konig von Anfang bis Finie nie die K;>t/e mit der Ma us. Aile dièse Ziige sind. trotz der Bekehrung de- Thomas, vom Anfang bis zu Ende streng festgehalten.
II. — Gharakter des Konigs. das géra de Gegentheil : starkes Tempérament, gutmuthig. durchaus naïv, dabei griindlich unsittlich in der Geschicbti brach er noch Schlimmeres als die von mir erfundene ZerstiSrung Gra Er kennt seinen Kanzler stellenweise uicht tlbel, obwohl er sieh Immerwâh-
I rend in ihm tauscht.
III. — Der Konflikt. Der Kônig verdirbt in filrstlichem Leichtsinn Th. Beckets Kind. Ich lasse das Kind gleich sterben, weil es ja doch einmal ruinirt ist. Er hat, als Aristokrat, kein Gefilhl von der Schwere seiner ïbat und kennt Uberdies den « feigen » — wie Herr Rollo sagt — Charakter des Becket, von dem er (Kônig Heinrich), keine Rache fitrchtet. Wie sollte er auch ? Aber der sanfte Becket unter seinen rubigen Miene ist unvarsôhnlich. und auch der erzàhlende Armbruster, der den gesunden Menschenverstand personificirt, nennt die That eine Todsiinde, wie sie auch, fur den Vater wenigstens, sein muss.
Problem : Râcht sich Thomas Becket und wie? Er ist zu vorsichtig und vielleicht zu edel um seinen Kônig auf gewôhnliche Weize zu verraten. Er verhalt sich passiv :
i° aus Frômmigkeit, die aus dem Gefiihl seines Elends entspringt; 20 Aus Klugheit und Fatalismus zugleich ; 3° aus der unbestimmten Ahnung, die Stunde der Rache werde kommen. Aber er schwebt ilber dem Kônig wie ein Geier. Da gibt ihm dieser eine furchtbare Waffe in die Hand « Den Primat ». Becket erschrickt, er braucbt nur ein « wahrer Bischof zu werden, so identifieirt er seine Sache mit der gpttlichen Gerechtigkeit (die damais gleich Kirche war In dem Akt seiner Bekehrung durchdringen sich Rachsucht und Frômmigkeit auf eine unheimliche Weise. Dann versweifelter Kampf des brutalen Konigs mit dem ilberlegenen Kopf (Lôwe und Schlange). Versuch einer Yersôhnung. absolute Unmôglichkeit. Bischôflicher Zug des Ehrgeizes bei Thomas Becket. Endlich Zorn des Konigs und Martyrium. Grosse Scenen ! Das Lacheln Beckets auf seinem Grabmal ist reine Phantasie ! Becket ist ja tôt ! Die Einrahmung mit dem Armbruster notwendig : i° als Idylle, das Schreckliche mildernd ; i° als Angabe des Kostiims ; 5° als naiver Augenzeuge eines einzigartigen Charakters (Thomas). Reichtum der Nebenfiguren. Dramatischer Gang Grosser Stil.
Ich schliesse ohne zu uberlesen.
Es ist eine eigene Sache sich selbst zu erklâren und zu rilhmen.