‹ C.F. Meyer; sa vie, son œuvreChapitre 34 sur 177 · Bibl. Univ., i8qq · texte numérisé non relu

Bibl. Univ., i8qq

go C.-F. MEYEH

Au Dr Borrelj elle écrit :

Zurich, 29 juillet 1 854-

«... Mon fils, permettez que je vous en donne quelques nouvelles, va aussi bien que je puis l'attendre. Il travaille effectivement et se laisse de plus contrôler par sa sœur qu'il a priée d'être son aide et sa directrice spirituelle. « Sais-tu, <• lui disait-il l'autre jour, pourquoi j'ai tant besoin de toi? « Tu as ce qui me manque : de la substance. »

« En attendant. Conrad est bon enfant et tache de se rendre utile et agréable. Quand sa mobile imagination ne lui joue pas quelque mauvais tour, — vous savez ce dont elle est capable — il a même assez de jugement. Après avoir montré le beau côté de l'état actuel des choses, il faut bien que je parle aussi de ce qui est moins réjouissant. Conrad n'a pas encore acquis assez d'humilité pour parler avec simplicité de ce qui s'est passé avec lui. L'idée d'avoir séjourné dans une maison de santé lui est pénible, et il évite tout ce qui pourrait la lui l'appeler. Son cœur n'est toutefois pas ingrat, et il souffre de ce qu'il n'a plus su écrire à Mlle Borrel qui a bien voulu entrer en correspondance avec lui. J'ai l idée que cela aussi changera, et que mon pauvre enfant finira par devenir tout à fait naturel. Comme nous attendons sous peu des amis de Genève qui compteront sur Conrad pour leur rendre toutes sortes de services, il aura l'occasion de vaincre sa répugnance à se montrer à des gens qui l'ont connu et suivi dans toutes les phases de sa maladie »

P- S. — « Les bains froids font beaucoup de bien à Conrad qui n'est plus sujet à des hallucinations1. »

El a Cécile Borrel : « ... Mon fils est dans une si bonne disposition dans ce moment, qu'il déclare devant tout le inonda qUr Préfargier a été pour lui une véritable ancre de salul. Je n ignore pas que mon (ils est nerveux, et, par con-

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