‹ C.F. Meyer; sa vie, son œuvreChapitre 65 sur 177 · Br. It, p · texte numérisé non relu

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don » (le l'auteur de Hutlen, ■ — à côté de Vulliemin, de Mathilde Escher, de Ricasoli.

Meyer prit, dans cette période de recueillement qui suit son installation à Kùssnacht, l'habitude conservée plus lard de lui soumettre chaque semaine ses essais poétiques. Il pourra en décembre 1869 déclarer à son éditeur Ilœssel auquel il vient de remettre le manuscrit de Romanzen u. Bilder que « le docteur Wille, un voisin de campagne de Ifeilen, a une grande part à son œuvre nouvelle... qu'il a été pour lui le meilleur des conseillers ' ».

Les quatre années de labeur, de refonte, de remaniements inlassables comprises entre 1864 et 1869 aboutissaient à l'œuvre nouvelle, un mince recueil poétique à peine plus gros que celui qui l'avait précédé. C.-F. Meyer avait cependant appris à discipliner sa force de production, ou plutôt à ruser diplomatiquement, avec une faculté de création que sa santé irrégulière de nerveux ne lui dispensait que capricieusement. « J'ai appris une chose écrivait-il à Ilœssel (février 1867) c'est à profiter de l'inspiration quand elle s'offre; je sais trop combien elle est intermittente. »

11 remit son manuscrit à Hœssel le 28 octobre 1869; il lui donnait comme titre : Romanzen u. Bilder « ne pouvant se décider à choisir un en-tète plus tapageur ». L'auteur n'avait pas trop de confiance en lui-même; il conseillait à son éditeur un petit tirage, pensant sans doute que, même faible, celui-ci ne serait pas épuisé; il priait aussi Hœssel de bien vouloir réviser son œuvre au cas où s'y rencontrerait quelque locution ou quelque tournure trop suisse. Il finissait par une de ces recommandations puériles où se révèle l'auteur nouveau : « N'oubliez pas d'imprimer sur papier teinté ».

.Meyer reçut ses épreuves sur papier « teinté » dans les

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