I. Cultur der 11. B'1 , II, p
■i. « Seine Kunst den Seelenzustand in der âusseren Gebiirde darzustcllcn » {Cultur. Bd II, p. 68).
3. « Das blosse wonnevoll-' Dasèin . Cicérone, p. 960. i 0 Vinci... so unsinnlich ». Frey, |>. 9a. 5. c Rubens... niir zu derb », lettres de Munich en 1 8 5- . Frey, p. io3.
VENISE
Sin nlicli-Dle nde nde) ', et dans une lettre de conseils au jeune poète Ad. Frey, son biographe futur, lui reprochera de pécher par maigreur, de n'avoir pas assez de « chair entre la peau et les os2 ». Karl Spitteler trouvera dans le coloris des Noces du Moine « l'étincellement de lumière de Paul Yéronèse 8 ».
« L'hiver de Venise, écrit Betsy, est le point de départ de toute l'œuvre ultérieure de G. -F. Meyer, le critérium auquel il revint toujours, soit dans la refonte de ses ébauches anciennes, soit dans ses productions nouvelles. »
Ce critérium, c'est Titien qui le lui donne ; c'est lui, nous dit Betsy, qui lui fait pour la première fois clairement sentir la possibilité et la fécondité d'une transposition de procédés du domaine de la peinture dans celui de la poésie. La grandeur de Michel-Ange était inatteignable ; la « sérénité satisfaite » {befriedigte Ruhe-Betsy, 166) de Titien se « met à la portée » du poète. L'école vénitienne est plus accessible, parce qu'elle est plus humaine. Meyer se détourne du sublime pour reprendre d'année en année plus fermement contact avec la terre.
Quel cri de joie de l'artiste qui connaît désormais sa route et n'éprouve plus que l'ardente impatience d'y entrer dans ce mot écrit de Venise à Vulliemin : « Ici, à chaque pas que je fais, j'apprends énormément en fait d'art. Si Dieu me donne la vie et la force, oh! alors... » [Bibl. Univ., '899.)
A Venise, Meyer ne se contenta point de fixer définitivement les bases de son art, ni d'amasser les documents locaux dont il « meublera » le second livre de Ienalscli ; il écrivit une œuvre : Engelberg.
Résumons le sujet de ce petit poème en douze chants :