‹ C.F. Meyer; sa vie, son œuvreChapitre 85 sur 177 · Br. I · texte numérisé non relu

Br. I

peu ce que c'est que la prose1 ». Ce premier essai était V Amulette.

Un mois plus tard, au même correspondant : « La nouvelle que j*ai sur le chantier est assez fortement pei mais traitée simplement et objectivement, à la façon de < ervantès. Rencontre d'un jeune Bernois et d'un jeune Fribourgeois dans la nuit de la Saint-Barthélémy. Tout tourne autour d'une médaille de Marie, d'une amulette qui sauve le protestant et perd le catholique". »

L' Amulette est une sorte d'auto-biographie fictive duo Bernois calviniste pendant les guerres de religion. L'auteur suppose qu'il découvre « par hasard » un vieux manuscrit jauni, rédigé au xvne siècle, qu'il traduit dans la langue de notre temps. « ... Je suis né dans l'année 1 5 5 3 . . . » llans Schadau nous retrace toute sa vie : son enfance sur les bords du lac de Bienne, chez. son oncle René, douce nature contemplative plongée dans la méditation de l'Apocalypse : l'enseignement calviniste reçu chez un rude et austère pasteur des environs ; ses démêlés avec certaines personnalité- de la petite République de Bienne, démêlés qui motivent son départ pour Paris. Schadau, en bon défenseur de la « religion », veut s'enrôler sous la bannière de Coligny, l'idole de son adolescence. En route, notre calviniste fait dans une auberge près de Melun la connaissance de trois figures qu'il retrouvera à Paris et qui joueront un rôle essentiel dans sa vie : le Fribourgeois catholique Boccard, le conseiller protestant Châtillon, accompagné d'une jeune fille, Gasparde, qu'il fait passer pour la nièce de Coligny. Le chapitre rv nous montre Schadau arrivé à Paris ; il a une entrevue a ver Coligny qui l'engage sous ses ordres ; dans le vieil hôtel de I Ile Saint-Louis oii demeure le conseiller Châtillon. il retrouve Gasparde dont il commence à être secret- meut amoureux. Il est frappé de la ressemblance des yeux de la

i Bibl. Univ., 1899.

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