A IV. p
4. A IV, p. 130. W. vise notamment Baumgarten et l'école esthétique de Halle, à cause de son opposition à la vérité poétique, telle que la comprenait Bodmer, qui ne distinguait pas entre la logique de l'imagination et la logique de l'entendement. Dans une L. à Zellweger, du 17 avril 1754, Bodmer cou idère Baumgarten comme un adversaire, un savant d'érudition indigeste et d'esprit sophistique : ■ Herr Wieland wird ihn in ein paar Briefen zûchtigen, in ôffentlichem Druck aber suppresso nomine suo (Gôtt. gel. Anz., 1896, p. 484 ss. ; Archiv. f. Litgesch., 13, p. 493). Cf. Braitmaier : Gesch. der poelischen Théorie u. Krilik, 1899, II, p. 394.
5. Sulzerà Bodmer, lornov. 1755 (Kôrte, p. 354 s.); Lessing à Nicolaï, 28 avril 1756 (Hempel, 20, p. 53); Gessner à Ramier, 10 févr. 1756 : « Wissen Sie, dass
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Mais malgré les instances de Bodmer l, l'auteur ne donna pas suite à la menace d'une Dunciade. Il avait épuisé sa verve combative, et peut-être senti qu'il risquait de se compromettre dans une cause à laquelle il était lié par sa situation et ses obligations envers Bodmer. Il consentit bien, l'année suivante, à s'associer à la protestation de Waser contre l'Académie des Sciences de Berlin, à propos du prix décerné à Reinhard dans la question, mise au concours, de l'optimisme de Pope 2. Avec une meilleure conscience, Wieland pouvait se croire justifié à soutenir le finalisme de Leibnitz contre les naturalistes, qui s'attaquaient à l'intuition de la raison. Encore manquait-il, là encore, de véritable passion intellectuelle ou même de conviction 3. Dans une action où il aurait pu rejoindre Mendelssohn et Lessing, il perdit par sa forfanterie le bénéfice de sa position philosophique, et ne commit qu'une maladresse. A nouveau, il s'était donné un noble courroux, alors que l'esprit inclinait au détachement esthétique.
Il n'est pas nécessaire d'arriver au zénith de la vie pour connaître assez le train du monde, afin de ne plus échauffer sa bile des folies humaines. Mieux vaut en rire que de s'en fâcher : le droit de rire ne saurait être refusé au sage. Certes, les fous rient aussi, mais il ne rient pas les derniers 4.
Il était effectivement passé à l'école de Shaftesbury.
man in Leipzig schrecklich Larm iiber die Ankûndigung der Dunciade înaeht, und dass sie Gottsched hart unterdriicken wolle... und was das Schrecklichste ist, die Leute sagen, ich sei der Verfasser von dieser Ankûndigung. » Cf. Lessing, Werke (Hempel), 12, p. 629.
1. Bodmer triomphait, à la colère des Leipzicois. A Zellweger il écrit, le 19 déc. 1754 : « Sie (die Dunciade) ist so beschaffen, dass die deutsche Nation wie an den Pranger gestelll wird. Ich denke, die Wirkung davon werde sein, dass sie sich nur mehr gegen den bon sens empôrt ».
2. Cf. Harnack Geschichte der preuss. Akademie der Wissensckaften : E. Schmidt : Lessing, I, p. 203 s.; Il, p. 450; Hirzel, p. 108 ss. ei p. 201 ss. — Sur la dissert al ion de Reinhard, voir la critique de Mendelssohn : Lit. Br. (1759), L. 24 (Os. Schr. IV, 1, 508 SS.).
3. W. envoya à kiinzli, le 6 avril 1757, son Schreiben an den Verfasser der Dunciade jur die Deutschen (A IV, p. 131 ss.). qui parut en 1757 avec la Beur leilung der Schrift, die un Jahr 1755 den Prcis der Akademie su Berlin erkalten, de Waser. En juin 1751), Kiinzli avait demandé à Bodmer le concours de W. contre l'Académie, en l'espèce contre Maupertuis, qui, sans avoir voté lui-même, avait inspiré le vote de Merian. de l'rémontval, ainsi que de Formey. Cf. A. Br., I, p. 207 ss.