A III, p
4. A III, p. 30. Welch eine holde Lieblichkeit... verbreitet dièses milde weibliche Mondlicht ùber die schlafende Naturl Welch ei» anmutiger Absatz dieser entfarblen Schatten mit den scharfen ermiidenden Farben, dieser sanften Stille mit dem lauten Getiimme] des Tages... » Ou bien. p. 19 : > Ich wandle dann in elysischen Auen, wo aJle Gegenstànde Liebe und Frohlichkeit hauchen; daim steigt Amor auf einer Wolke von Seufzern der Verliebten herab, unsterbliche Rosen duften um seine gelben Locken-die ganze Natur htipft bei seinem Anblick in Entzùckung auf; schmeichelnd nimmt er meine Hand und fuhrt mirli durch Myrtengange in die Laube von Jasmin, wo Panthea gleich einer miideii Waldnymphe schlummert; indem ich mi! stummer Entzùckung sie betrachte, erwacht sic und streckt mit siissem einladendem Larheln dire willigen Arme nach mir aus. »
« la beauté d'être un homme, et d'aimer humainement ». Plutôt que de rougir de ses folies, il se fait un mérite de son sentiment ardent, il méprise la vertu des débiles. « Il y a plus de valeur à être vaincu après avoir combattu avec courage, que de n'avoir jamais subi de défaite, faute d'avoir vu l'ennemi 1. » S'il n'a fait que pressentir la lutte, il s'est convaincu de l'effort nécessaire pour mériter une Panthée. Dans cette forme délicate, se sont révélées à ses yeux la plénitude et la félicité d'un être accompli. Car il n'est chez elle rien de heurté ni de fuyant : « Son corps n'est pas plus harmonieux, ni mieux proportionné que ses sentiments et sa conduite 2. »
C'est l'expérience dont s'est enrichie la conscience de Wieland : elle a découvert peut-être moins la réalité de la passion que l'inanité d'une vertu tout rationnelle, moins la faiblesse du cœur que le mensonge de l'esprit. Le voile déchiré, la nature apparaît plus belle que le mirage. Par l'évocation de son bonheur conjugal, Panthée laisse entrevoir ce que peut être l'existence. Et de quoi s'entretiennent aussi les jeunes filles naïves et rieuses qui tissent des guirlandes de fleurs, si ce n'est du dieu doux et tyrannique qui règne dans les cœurs?3 La Phèdre de Racine n'est sans doute pas étrangère à cette intuition 4.
Avec Araspe et Panthée, la pensée de Shaftesbury, tenue en échec par l'influence quiétiste, pénètre dans l'expérience psychologique. Elle pose avec Xénophon le problème de l'éducation, en dissipant les vapeurs de l'enthousiasme. A Zimmermann, Wieland va conseiller une enquête sur les formes de l'amour à travers les âges, et dans les différents pays :
Vous pourrez ainsi toucher aux vraies sources du fanatisme et du mysticisme, ainsi qu'au prétendu amour pur, encore que ce sujet demande à être traité avec délicatesse; on pourrait montrer que les divagations des mystiques ont des causes très positives, en dépit de votre confrère Obereit 6.