A. Br., I, p
2. Sulzer à Bodmer, 21 juin 1757. (Freundesgaben /. Burkhardt, p. 129.)
3. Zimmermann à Haller, 12 mai 1757 (Ischer, p. 243); Bodmer à Zimmermann (Bodemann, Zimmermann, p. 171); Zellweger à Bodmer, 27 mai 1758. « Si quelqu'un voyait notre correspondance, il jugerait par nos discours, qui roulent sans cesse sur les affaires du roi de Prusse, que nous ne pensons que Prusse, que nous ne respirons que Prusse et enfin que nous étions ( !) Prussiens de corps et d'âme, et ce quelqu'un aurait raison. » (Zehnder, p. 697.) Dans une L. inédite du 16 avr. 1759, Zellweger exprime la joie que lui cause la défaite des Français. (Cf. Zehnder, p. 630 : Gessner à Zellweger, 10 mars 1758). W. écrivait, à propos d'un portnnl de Frédéric II, gravé par Wille, dans une ode sur le roi de Prusse (A 111, p. 223) : « Dir Friedrich, den die Vorsicht auserkoren,/ Der Schutzgeist dieser Welt, die jener (Alexander) einst verlieert,/ Zu sein; weil mehr als er bist du Homère wert... » Cf. Hirzf.l, p. 161 SS-, Freundesgaben /. Burkhardt, p. 128.
4. Zellweger, 2 mai 1758, espérait pour W. « l'ordre pour le mérite » un une pension de 1.000 ducats (inédit).
quoiqu'il en soit entièrement le maître » 1. La grande figure de la Cyropédie, qui s'était profilée déjà dans Araspe et Panthea en génie de l'humanité sur un monde barbare, qu'il soumettait, en vue d'ériger un royaume susceptible d'assurer le bonheur des peuples, devait servir de modèle à la monarchie éclairée 2.
A un tel idéal, qui ferait du poème de Wieland « un des plus beaux qu'on eusse (sic) jamais vu, sans en excepter celui du bon vieux père Homère»3, Xénophon, l'aurait-il conçu lui-même4, ne pouvait fournir tous les traits. Comme, d'autre part, il ne pouvait être question « de peindre d'après la vie » 5, l'auteur avait à puiser à une autre source, qu'il se garde bien d'indiquer, mais qu'il n'est pas malaisé de reconnaître dans le fragment exécuté, et qui servira encore plus tard à Agathon. Il s'agit du roman éducatif de Ramsay : les Voyages de Cyrus6. Que ce roman ait été signalé à Wieland par Bodmer, grand admirateur de Fénelon, ou par Obereit, en raison des relations de Ramsay avec Mme Guyon et Poiret, il semble bien qu'il ait connu, dès cette époque, le panégyriste du Télémaque 7, dont l'Essai philosophique sur le gouver-