‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 191 sur 505 · A. Br. I, p · texte numérisé non relu

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3. Patriotische Tràume eines Eidgenossen von einem Miltel, die allé Genossenschaft iiieder zu verjûngen (1744). publié en 1758. Cf. de Reynold : Bodmer..., p. 347 et Le doyen Bride! , p. 173.

4. A Bodmer, 12 oct. 1758 (inédit), Zellweger proposait l'idée de mettre à la tète de cet institut « un arbitre qui ne fût ni bigot ni incrédule, sachant supporter les papistes aussi bien que les calvinistes, qui fût bien versé dans la religion et le droit naturel, et assez dansledroit et les coutumes helvétiques... qui fût d'un génie supérieur et universel ». Cf. Zehndeb, p. 696.

5. Gedanken von dem Vorschlag eines Eidgenossischen Seminarii (1er titre) envoyé le 8 oct. 1758 à Iselin (A IV, p. 206 ss.). Cf. J. Keller : Ungedruckte Brieje Wielands an Iselin, Archiv. f. Litgesch. XIII. p. 190. Dans une L. à Kiinzli du 26 avril 1759, W. déclare que la Suisse est sa véritable patrie. (Hirzel, p. 1 76>

donc Suisse autant qu'Anglais ou Suédois, et prêt à servir un gouvernement qui, d'après Montesquieu « est la condition de toute valeur morale, de l'épanouissement de la nature humaine, le siège sacré de la raison, de la justice, de la vertu, de la fidélité, de la concorde ». Toutefois, comme l'appel n'a pas été entendu des « Pères de la patrie », son ardeur se refroidit. Lorsque Iselin lui offre de venir à Bâle le seconder pour un essai qu'il se proposait de faire, tout en lui ouvrant la perspective d'un poste à l'Université, Wieland ne se soucie plus de risquer la considération, dont il jouit à Zurich, pour une « situation humiliante dans une ville de commerçants » 1. Aussi bien n'abandonne-t-il pas son espoir prussien. A la mort de Maupertuis, l'année suivante, il fera appuyer par Bodmer une candidature à l'Académie des Sciences de Berlin, ou éventuellement au titre de correspondant 2.

Mais il s'agira d'en imposer aux aristocrates de Berne. Tenu en haleine par des nouvelles de Biberach, où son père s'occupait d'une situation pour lui, Wieland se décida en effet de reprendre un préceptorat dans cette ville. A l'avantage de rester dans le voisinage de Zimmermann s'ajoutait celui de trouver, peut-être chez Tscharner, un traducteur pour ses nouveaux ouvrages 3. A la suite des démarches faites par celui-ci, ainsi que par le professeur Stapfer, lié avec Zimmermann, une proposition lui parvint effectivement « d'un très honnête homme », proposition que l'ombrageux poète n'accepta d'ailleurs pas sans hésitation, tant il se défiait de l'accueil qui serait réservé par les Bernois à l'auteur des Sympathies et de Cyrus 4.

Pour ne pas y passer pour bodmérien, il fait annoncer une « revue

el \. l!r. I, p. 322.) A Iselin il dit de même qu'il trouve ses propres convictions dans 1rs Philosophische und patriotische Tràume eines Menschenfreundes 1755, réédités en 1758.

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