‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 211 sur 505 · R.AUMER, p · texte numérisé non relu

R.AUMER, p

2. Bodemann : Julie Bondeli, p. 200 : « Parmi tous les vœux que j'ai formes pour lui, le plus ardent de tous était qu'il ne sentît jamais les torts qu'il a eus avec moi; celui-ci a été aussi peu exaucé que les autres, il commence à les reconnaître, cela le rend plus malheureux sans que je puisse faire autre chose que de le plaindre; tout en le faisant, je me suis vue contrainte de lui avouer qu'un pardon absolu ne dépendait plus de moi, qu'il était des cas où l'esprit frappé et convaincu l'emportait sur la bonté d'âme la plus étendue. »

3. Voir les lettres à Zimmermann d'oct. 1761 (A. Br. II, p. 151 ss.). « Elle est en droit de se croire offensée de moi, et elle croit sentir, malgré l'amitié qu'elle me conserve, une impossibilité de me rendre les sentiments qu'elle avait autrefois pour moi. Pour moi, je soutiens que Julie et moi nous sommes de tous les êtres de l'univers ceux qui sont les plus faits l'un pour l'autre, et qu'elle ne peut pas faire mieux que de me pardonner... J'ai sans doute les plus grands torts vis-à-vis de Julie, mais mon cœur sent aussi bien que je sens mon existence qu'il n'est pas coupable des bassesses, des malices, des noirceurs dont je suis accusé sur les apparences les plus fortes. Au contraire, en supposant toutes les circonstances qui ont préparé et accompagné ces faits, je ne comprends pas comment j'aurais pu agir autrement. »

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