‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 233 sur 505 · Hassencamp (en franc.), p · texte numérisé non relu

Hassencamp (en franc.), p

goutte de mon sang, pour mon enfant ! x » Sophie fait entrer Christine dans un couvent d' Augsburg, chez les « dames anglaises » 2, espérant mettre ainsi fin à l'aventure. Mais la situation exige une résolution rapide, de laquelle, à entendre Wieland, ne dépend rien moins que « le repos et le bonheur de sa vie, son honneur et sa probité » : « Il s'agit de tout ce que la nature a de plus sacré, de tout ce qui est le plus cher à un honnête homme qui, ne pouvant être exempt des passions et des faiblesses de l'humanité, ne se diffère des gens sans principes... que par sa façon d'agir dans les cas où les préjugés et les maximes du grand monde le dispensent des devoirs de justice et d'humanité... » Combien les « sentiments métaphysiques et alambiqués » dont il « illusionnait ses déesses de jadis » lui semblent faibles et fades auprès du « sentiment ineffaçable » que la nature lui inspire pour « la moitié de luimême » ! 3 II n'en doute pas : « suivant les lois de la nature et du véritable honneur, sa petite amie est actuellement sa femme »; il déclame sur la sainteté du mariage et la dignité « du caractère d'épouse et de mère »4; il se promet même d'écrire un livre pour l'éducation de son enfant, livre qui l'emportera sur Y Emile6. Il se met au-dessus de la règle bourgeoise, se voit dans le rôle de Lubin, de Marmontel... « Mon cœur ne me reproche rien dans tout cela... »

Oui, mais il est à Biberach, impliqué dans un procès qui met sa situation en jeu, entouré « de cœurs endurcis par la religion qui prêche la charité ». Osera-t-il se présenter devant son père autrement que « l'enfant dans les bras »? Et que de démarches à faire à Mayence, à Lucerne, auprès du nonce, pour les dispenses

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