Oi Bu] !i 23. Le 29 oct. 1751, Wieland
i lu-/, li- prof. Fal i Friedrich von Gemhingen. Le recueil (anonyme) : Lieder, Oden und ErzShlungen est 'I'1 1950; ses Poetische Blicke in das Landleben uni été publi - .' Zuricb par les soins de Bodmer l'année suivante. Cf. I\ b Lit. gesch., I, p. 155; Wilhelm Langi Von unda , 7. H. Stuttgart,
1890. La correspondance de Gemmingen avei Halleraét Hermann
4. Briefe nebsl .mdern poetischen und prosaischen Stucken . Frankfurt u. Leipzig, 1753, p. 13.
pour un bavard et un raisonneur suspect; l'une et l'autre vocations pour professions de faméliques, auxquelles ne s'adonne pas un homme raisonnable l. »
Comme pour démentir la fâcheuse réputation du lieu, paraissait, peu après son arrivée, un recueil de Poésies souabes 2 qui, voulant en appeler de la mésestime affichée dans un volume de Chants, Odes et Récits de Friedrich von Gemmingen, s'attira les moqueries d'un de ses amis, Johann Ludwig Huber, auteur d'une publication semblable. Comme le professeur visé eut alors la malencontreuse idée de produire, à titre de justification, un choix d'exercices de ses élèves 3, il appela l'attention de la Faculté qui, pour couper court à cette effervescence profane, le renvoya à la théologie.
A ces démêlés de coterie académique, le jeune Wieland ne semble pas s'être intéressé, pas plus qu'aux « puérilités et trivialités » de l'officine du maître, « un homme qui raille notre Klopstock » * : « Ces gens ne connaissent pas leur Horace, et savent moins encore appliquer ses préceptes; mediocribiis esse poetis non dii, nonhomines, non concessere columnae », écrit-il dédaigneusement à Bodmer5. Il n'a pas davantage de considération pour les adversaires de Faber. A Huber, il reproche de manquer des qualités essentielles du poète : « un cœur noble et vertueux », et il juge sa préface « puérile et futile ».
Isolé « au milieu de gens qui n'ont rien de commun avec lui », il cherchera appui plus haut. En attendant d'y pouvoir prétendre, il s'enferme dans sa chambre, n'ayant commerce au début qu'avec un parent éloigné, Franz Daiser, qui habitait Rottenburg. Il