‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 253 sur 505 · D. Br., I, p · texte numérisé non relu

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BIBERACH ET WARTHAUSEN 265

teurs en philosophie et des magistri per bullam? Ne pouvant « se créer lui-même », il attendait « de la politesse et de la Faculté » les accommodements nécessaires *.

Encore lui fallait-il des conditions « assez honnêtes » pour compenser sa situation de Biberach et l'abandon de sa patrie. Comme il écrit à Riedel : « Ma ville natale est comme le corps de ma mère : une fois sorti, je n'y rentrerai plus. Je serais donc sot et demi si, comme le chien du Nil, je n'améliorais pas ma situation de toutes façons 2. » Par le baron de Groschlag, pressenti par La Roche, et par l'intermédiaire d'un fonctionnaire de Mayence, le baron de Loscant 3, Wieland obtint à peu près tout ce qu'il désirait et, au début de 1769, il se trouva nommé premier professeur de philosophie, avec le traitement exceptionnel de six cents thalers, le titre de « conseiller du gouvernement » et le remboursement de tous ses frais de déménagement4. Il était traité le plus gracieusement du monde « par le plus spirituel, le plus élégant, le plus aimable des barons de l'empire », et comptait sur Riedel pour lui aplanir la voie à Erfurt. « Que les collègues grognent autant qu'ils voudront; je m'y attends bien et je ne m'en soucie pas. Par votre crédit auprès du Statthalter, et par celui que j'ai auprès de Groschlag, nous nous soutiendrons dans tous les cas, de façon à ce que personne ne puisse rien contre nous 5. »

A Riedel, il veut attribuer le mérite de sa détermination : « C'est vous qui m'attirez le plus, car la nature et un concours de motifs concordants vous a prédéterminé de toute éternité à être un autre moi-même; avec vous je veux vivre et mourir; notre amitié passera à la postérité et tiendra les contemporains en respect6. » N'était-il pas obligé de se séparer de « son vieux père, dont son départ précipitera les cheveux blancs dans la tombe » ', de La Roche, « l'ami de son cœur et de son esprit », et surtout de Sophie, ce qui

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