‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 26 sur 505 · V. Br., [, p · texte numérisé non relu

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3. Rau mer, p. 379; cf. Proleg., VII, p. 6 : « Wielands Vaterhatteeinen Sonntag ûber den Text gepredigt : Gott ist die Liebe, und seinem damais von Klosterbergen zuriickkehrenden Sohn hôchstlieh misfallen. Nach der Kirche fiilirte Wiuland seine Sophie in der brennenden Sonnenhitze spazieren und teilte ihr nun sein System von der Liebe, die das Chaos bildete, mit einer Exaltation und Beredsamkeit mit, wodurch die arme Sophie in die Wolken entziickt, und er selbst so hingerissen wurde, dass er von dieser Stunde an der Bitte nicht widerstehen konnle, dies ailes zu Papier zu bringen und in ein Ganzes zu ordnen. »

4. D. Br., I, p. 201 : « Das Ubel musste wirklich gross gewesen sein, weil sogar die mirabiles amores, welche mir dièse Dame einflosste, und die erstaunliche Veranderung, welche sie in meiner Seele wirkte, dennoch einen so grossen Widerstand in der metaphysischen Verwickhmg meines Gehirns fand, dass das erste Opfer, welches ihr meine gluhcnde Liebe brachte, ein so seltsamer Zwitter von metaphysischem Schulgewàsche, und von der besten Poésie, welche der Gott der Liebe jemals einem Jungen von 17 Jahreo eingehaucht liât, war, wie sic vermutlich das Lehrgedicht « von der Natur » mit mir finden werden » (à Riedel, 10 avril l 368).

5. Pour l'analyse du poème, cf. M. Ermatinceb : Die Welianschauung des jungen Wicland, ein Beitrag zur Ceschichte der Aufklârung, Frauenfeld, 1907; Karl Hoppe : Der junge Wieland, fVesensbestimmung seines Geisles, 1930 {Von denlsclicr I'm.'I. il' \ l'.il '

contraste entre le ton et le propos? Peut-être cette disparate tient-elle plutôt à la transformation d'un plan antérieur. L'ouvrage eût-il été exécuté en trois mois sans des matériaux déjà prêts, réunis peut-être dans un autre dessein? A voir son admiration pour le poète du de rerum natara, « un des plus grands génies de l'antiquité » *, il est permis de supposer que ce n'est pas la lourde réfutation en latin du cardinal de Polignac 2, qui a sollicité d'abord l'ambition du jeune philosophe, lequel ne craignait pas de continuer Spinosa 3. Si, au surplus, il a été tenté de rivaliser avec Klopstock, et qu'au poème de la Rédemption, il ait voulu donner pour réplique un poème de la Création; si à la contrition il avait prétendu opposer l'optimisme de la raison, le projet ne pouvait s'adapter à l'inspiration nouvelle sans quelque discordance.

Lui serait-elle venue, comme il dit, « sans y prendre garde, comme l'amour à une ingénue, à l'heure du berger », sa philosophie, à cause de cette part de spontanéité, exigeait, pour se traduire en une forme doctrinale, une grande contention d'esprit. « Dans le long couloir du cloître, il courait des heures entières, souvent jusqu'à minuit, en proie à un enthousiasme délirant4. » A l'effet d'éprouver le sort, le manuscrit terminé fut envoyé, sans que l'auteur en conservât copie, à Friedrich Meier, à Halle, le professeur qui avait présenté les trois premiers chants de la Mes-

1. Vorberioht zu den Poetischen Schriften, 1762 (A I, p. 128). Cf. A. Br., I, p. 73 s. : « Sie werden in Durchlesung des Lucretius eines der grôssten Génies der Alten kennen lernen. Auch in Absicht der Philosophie vvird Sie vielleicht dieser sonst 'so ungliickliche Weltweise auf neue Belrachtungen wie mich fiihren. » W. avait annoncé un art. sur Lucrèce pour le Crito (A. Br., I, p. 37).

2. Antilucretius, sive de Deo et natura, 2 vol., Paris, 1745. La version française (par Bougainville) : « Anlilucrèce, Poème de la religion naturelle, composé par le Cardinal de Polignac, n'a paru qu'en 1754. L'ouvrage, divisé en 9 livres, réfute le matérialisme du point de vue déiste, ainsi que le poème de W., qui a pu emprunter à Polignac une part de son argumentation contre le mécanisme et l'athéisme. Seuffert suppose que Faber a attiré l'attention de W. sur cet ouvrage. Celui-ci le cite avec éloge : « Du grosser Polignac, du Krone unserer Zeit... » (Ch. 1, v. 251.)

3. A. Br., I, p. 52 : « Ich muss noch zur Geschichte der Abenteuer meines- Verstandes hinzufiigen, dass ich jederzeit die Schriftspôtter und die boshaftigen Esprits forts, Voltaire, d'Argens, Edelmann, La Mettrie verabscheuet. Ich nahm mir damais vor, vielleicht der erste Nachfolger Spinosas zu sein darin, dass ich dem Kopf nach ein Freidenker, und im Herzen der tugendhafteste Mann wâre. Ich fand aber bald, dass ohne Gott und Religion keine Tugend ist. »

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