‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 279 sur 505 · D.Br., I,p · texte numérisé non relu

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6. i '•. Willamowitz-Moellendorff : Kultur der Gegenwart. Die griech. u. latein. Lit. u. Sprache, 1905, p. 233. M. Dôll : W. u. die Antike, Progr., Miinchen, 1896; auparavant, J. W. Loebell : Die Entstehung der d. Poésie, 11, (1858) remarque à propos des personnages d'Agathon (p. 35) : « Man wird demnach richtiger sagen, es sind Griechen, halb ins Franzôsische, halb ins Deutsche ûbersetzt. »

7. La traduction de Théagène et de Chariclée de Meinhard parut en 1767 à Leipzig. Gruber considère, d'après Ws. le vieux roman d'aventures comme une des sources principales d'Agathon. (Gruber*, II, p. 337.)

Mais il y avait surtout les précédents : le Téléntaque et ses imitations, notamment les Voyages de Cyrus de Ramsay, déjà utilisés pour le poème héroïque abandonné l, pour donner au roman sa tendance philosophique 2. Comme pour Cyrus, les aventures d'Agathon seraient l'occasion de connaître et d'éprouver les différents systèmes de morale et de politique, de faire comme l'inventaire des idées qui s'affrontaient dans son esprit, et d'en tirer sa règle de pensée, sinon de conduite. N'avait-il pas envisagé d'abord a l'histoire naturelle d'un philosophe » du nom de Chéréphon? A l'exemple de Ramsay, Wieland l'aurait sans doute mené d'une doctrine à l'autre, afin de dégager les vérités relatives de chacune d'elles. Dans Agathon, Platon, Hippias, Aristippe, Archytas, apparaissent aussi comme autant d'étapes sur le chemin de la sagesse, de même que l'expérience politique à Athènes, à Syracuse, à Tarente est le prétexte d'une enquête sur les différentes formes de gouvernement3. A la conversion intellectuelle se joignait ainsi un propos didactique 4. Est-ce la raison de l'importance donnée dans ce roman, où Wieland prétend se représenter lui-même, à l'éducation politique de son héros?

Wieland ne songe pas évidemment à figurer seulement l'évolution de sa pensée; il compte mériter les suffrages de Gessner, de Zimmermann et d'Iselin en faisant œuvre de rationaliste et de vulgarisateur, à la façon de Terrasson qui, dans son Séthos, tiré des « monuments et anecdotes de l'ancienne Egypte », avait construit une fiction analogue s.

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