‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 286 sur 505 · a. II,6;c. II, 5 (H. I, p · texte numérisé non relu

a. II,6;c. II, 5 (H. I, p

4. A. Br., II, p. 202 : « Der Diseurs des Hippias enthàlt nach dem Urteiljmeines Freundes Obereit sehr verfiihrerische Sachen. Seine Théologie — seine Moral — ■ Gott gebe, dass am Ende ailes gut ablaufel » Cf. Vorbericht, 1766.

5. Fr. H. Jacobi reproche à W. la faiblesse de la réfutation que fait Agathon du naturalisme d'Hippias (Roth, I, p. 71 s.), ajoutant : « Ich weiss zuverlassig, dass unter andern auch Lessing Ihnen sehr ubel genommen hat, dass Sie den Hippias so gut wegkommen lassen. Es hat fiir die meisten etwas Anstbssiges, wenn sie die Wirklichkeit Gottes bezweifelt und die Notwendigkeit der Lehre von ihm nur aus der Moral und Politik dargetan sehen. Agathon leistet zwar etwas, aber doch nicht viel mehr als dièses. »

ment » à objecter à la critique du sophiste. « Ton âme, lui dit Hippias, se berce d'un enchantement perpétuel, de rêves qui tour à tour te tourmentent et te ravissent, alors que la nature te reste cachée comme à l'aveugle né... Mais tu es jeune : la solitude et les chimères orientales apportées d'Egypte ou de Chaldée par des songes creux helléniques, ont donné à ton esprit un tour chimérique; la sensibilité trop vive de ta constitution a favorisé l'agréable duperie. A des hommes de ton espèce, il n'est rien qui contente leurs aspirations; il faut que l'imagination se crée d'autres mondes pour les désirs insatisfaits de leur cœur. De telles rêveries sont filles de la solitude et de l'oisiveté. Dans un monde qui te comprendra aussi peu que tu le comprendras, il te faudra errer comme un être tombé de la lune... Tu ne te trouveras à l'aise que dans un désert ou dans le tonneau de Diogène 1. »

Hippias est dans son droit de rationaliste, quand il combat les affirmations de la foi et s'abrite derrière la relativité de la connaissance, ou l'expérience universelle; quand, à l'évidence du sentiment, il oppose celle des faits. Il est fondé à faire valoir les conditions de la vie sociale et les limites de la nature humaine, et aussi la légitimité du libre examen, du doute 2. Son erreur est de refuser à l'intuition sa vérité subjective, d'asservir l'esprit aux intérêts positifs et aux instincts, comme celle d'Agathon est de renier la réalité, de détacher sa conscience de la nature. Il y a chez le sophiste non moins d'intolérance que chez l'idéaliste, celui-ci étant d'ailleurs hédoniste aussi, quoique tourné vers une jouissance qui affecte « le sens interne » au lieu des sens externes3. Ils ne sont l'un et l'autre que des demi-virtuoses; c'est pourquoi ils ne peuvent s'entendre. Ce que l'un demande à l'imagination, l'autre le demande à la raison. Le bonheur, c'est pour Agathon l'évasion dans l'irréel; pour Hippias, l'esthétisation de l'idéal. A la finalité religieuse, celui-ci substitue la finalité naturelle; il tient de la

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