‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 288 sur 505 · a. III, 3; C. III, 3 (H. I,p.l · texte numérisé non relu

a. III, 3; C. III, 3 (H. I,p.l

5. Dans l'Homme Machine, La Mettrie écarte plus radicalement la morale naturelle en tant qu'intuition a priori du bien et du mal, et l'idée d'un « Être Suprême » comme idée régulatrice de la morale.

6. a. III, 4 ; c. III, 4 (H. L, p. 129). Robinet, dans son traité De la nature, dit de même : « Ce qu'on appelle industrie, dans le commerce ordinaire, n'est que l'art de profiter adroitement des pertes des autres, quelquefois même de les occasionner; de tirer parti de leurs sottises, de leur fautes, de leur simplicité, de leur probité ; de détourner vers soi les veines des richesses qui von t porter l'or ailleurs. » (I,p. 78.) Cf. Gnoss, o. c., p. 115 s.

de reconnaître l'autorité de la raison, il ne considère plus qu'une convention avec laquelle il en prend à son aise. Au lieu de s'en rapporter aux bienséances ou au sens commun, il ne fait de l'honnêteté qu'une habileté; il se débarrasse des devoirs avec la même désinvolture que des croyances. S'il se conforme apparemment, c'est pour mieux réserver sa liberté. Il pousse son détachement jusqu'à la rouerie, son scepticisme jusqu'à la supercherie. Sous prétexte de n'être qu'un homme, il se dérobe à ses engagements, il s'accommode de toutes les couleurs, de toutes les circonstances, de toutes les institutions comme de toutes les situations 1. Il se tient en dehors de la société qu'il exploite. Aussi le sens moral d'Agathon se cabre-t-il justement contre des maximes « qui transformeraient les hommes en monstres pires que des hyènes, des tigres et des crocodiles » 2.

C'est contre le sophisme qui humilie la raison autant que la nature que s'élève son défi : « Tu traites de fantômes les idées de beauté morale ! Regarde-moi : tel que me voilà, je défie les charmes de ta Cyane, les arguments captieux de ta dialectique, les avantages que promettent tes maximes et ton exemple 3. » Tout de même, Faust défiera le tentateur. Ici déjà, ce n'est pas tant la vertu qui se dresse contre la sensualité; c'est la vie qui se défend. « Je n'ai nulle envie d'être heureux à ta façon, et, pour autant que je me connaisse, je ne risque pas de devenir un sophiste, plus que tu ne risques de te faire gymno-sophiste. » Car sa prétendue chimère lui garantit son bonheur : « Elle ferait de la terre des Champs-Elysées sans le poison corrosif que toi et les tiens y propagent. » Il ne voit pas qu'il répudie en même temps la sagesse pratique, qu'il expose sa vertu à force de présomption4.

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