‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 289 sur 505 · a. III, 5;c. 111,5 (H. I, p · texte numérisé non relu

a. III, 5;c. 111,5 (H. I, p

2. Cf. le discours préliminaire de l'Homme Machine, où La Mettrie considère que la philosophie est inconciliable avec la morale : « Mauvais moule sans doute, pour former une société, que celui d'une Raison si peu à la portée de la plupart des hommes. Mais aussi plus mauvais moule encore pour former une philosophie que celui des préjugés et des erreurs qui sont la base fondamentale de la société, i Il n'est pas à craindre, comme il pense, que l'esprit du peuple se modèle jamais sur celui des philosophes, trop au-dessus de sa portée.

:t. a. III, 6; c. IV, 1 (H. I, p. 144).

4. Roth, I, p. 82 : Jacobi remarque que le discours d'Hippias renferme tant de choses vraies, belles et bonnes, que l'on accepterait sans peine l'erreur qui s'y trouve mélangée. Son système serait le système général de notre temps, et

La faiblesse de cette « vertu », c'est de n'être qu'une délicieuse illusion, par laquelle l'amour-propre se dédommage de ses mortifications. Elle veut triompher au moment où elle devrait se mesurer. Elle échappe au contrôle de la société. Comme le remarque Wieland dans un de ses fréquents commentaires, insérés dans le récit, un imaginatif tel qu'Agathon pourrait vivre dix ans dans le grand monde, sans y perdre son allure étonnée et étrangère, qui dénote de prime abord qu'il ne lui appartient pas. Moins encore, il ne saurait atteindre « à l'indépendance que les belles âmes appellent « sentiment », « à la délicatesse qui distingue avantageusement les gens du monde... De tels hommes restent toujours en pays inconnu; ce qu'ils en connaissent n'est que supposition; aussi leur attente est-elle à tout instant trompée par les coups du sort, qu'ils ne comprennent pas, par des incidents imprévus » K II ne doit pas être difficile à Hippias de circonvenir Agathon par une autre illusion.

Pour que s'exerce tout le prestige de son art consommé, il faut que Danaé, la courtisane, se pare de grâces morales, que la fille de Léontium déploie tous les artifices de la science d'Aspasie 2. Elle réussira d'autant mieux avec un rêveur qu'elle s'adressera à l'imagination plus qu'à la sensualité, qu'elle déguisera mieux dans le jeu de la fantaisie la séduction de sa beauté. Tout en se faisant l'instrument des desseins du sophiste, elle ne diminue pas son caractère : au commerce des artistes, l'ancienne amie d'Alcibiade

le deviendrait fatalement, étant données nos mœurs, si l'on ne voulait pas abjurer complètement la raison : « Meine einzige Besorgnis ging und geht noch dahin, Sie môchten beschuldigt werden, Agathon zeige durch die Antworten, welche er dem Hippias gibt, die Sache der Tugend auf einer zu schwachen Seite und enlkrâfte also selbst dasjenige, was er sonst Starkes und Bundiges zu ihrem Vorteil vorbringt. »

Cf. p. 492 : » Es musse verhiitet werden, dass die Léser des Agathon die Schwarmerei des Helden nicht mit seinen tugendhaften Gesinnungen in Eins werfen und in den Zweifel geraten, ob nicht der Vorteil, den Hippias dem Agathon abgewinnt, ein Sieg iiber die Tugend selbst sei. »

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