‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 293 sur 505 · c. VI, 4 (H. I, p · texte numérisé non relu

c. VI, 4 (H. I, p

4. Le raccord se reconnaît au dernier chapitre du 7L livre, à la façon dont l'autobiograpliie est amenée. C'est Danaé, s'étonnant de la mélancolie d' Agathon, qui s'avise qu'elle ignore tout de son passé (a. vol. I, p. 256; H. I, p. 216). Le ton du chap. trahit également le changement d'attitude de l'auteur.

prend à l'égard de son œuvre. Plus loin d'elle, Wieland la traite avec plus d'objectivité, en biologiste qui domine les événements et dégage les motifs. Agathon lui devient un exemple auquel il peut accrocher une science plus éclairée de la vie. Ce n'est plus tant en poète qu'en moraliste qu'il explique son cas, qu'il le mène à son terme, selon une conception modifiée 1. Il s'agit de lui donner maintenant la perspective du milieu dans lequel il s'est formé, de l'expliquer par l'époque, par une philosophie 2. Agathon prend une valeur symbolique : « Chacun se fait, à un certain degré de son développement, un idéal qui domine son goût, son sens moral. Ce modèle s'établit suivant la nature et la disposition des objets qui l'entourent au début de sa vie 3. »

Ainsi prédéterminée, l'existence s'écoule suivant un cours que jalonnent les premières impressions; si son lit s'élargit, elle conserve sa direction. En même temps qu'ils motivent le caractère, les antécédents annoncent le développement futur. Même quand il n'est plus dupe de son imagination, Agathon conserve dans sa conscience la trace de son passé. Il sait comment il s'est formé, mais il ne lui appartient plus de se transformer. Tout au plus lui est-il loisible d'accuser les circonstances, de se garder de reproduire les erreurs qui en ont été l'effet 4.

1. D. Br., I, p. 7 : ■ Agathon, der in allen Betrachtungen àrgerlicher ist als Sylvio, wird Murrens und Schreiens genug erwecken. lch bin aber gewiss, dass ich am Ende allezeit die Verniinftigen auf meiner Seite haben werde. Die Sentiments eines Menschen bleiben immer, wenn er einmal welchegehabt hat, aber die BegrifTe andern sich von Zeit zu Zeit. Ich liebe die Tugend uni deswillen nicht weniger, weil sich meine Metaphysik geândert hat, und ich billige um deswillen keine Ansschweifungen - wenn ich schon nicht im Predigerton dagegen eifere. »

2. a. Vil, 7; vol. II, p. 79 s. « Es ist hier danim ?.u tmi, den Agathon zu schildern, ein wenig genauer, alsesordentlicherweisr in den Personalien eines Leichenbegrâbnisses geschieht... » Si bien que ceux qui ne seraient pas prévenus pourraient tout voir a in dem naturlichen, wahren Lient, worin ungefalschte, gesunde Augen zu sehen pflegen... Fur dièse haben wir uns anheischig gemacht, den Agathon, als eine moralische Person betrachtet, zu schildern... Es ist hier uni eine Seelenmalerei zu tun...; es ist darum zu tun, dass uns das Innerste seiner Seele aufgeschlossen werde; dass wir die geheimen Bewegungen seines Herzens, die verborgensten Triebfedern seiner Handlungen kennen lernen... »

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