‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 294 sur 505 · c. VII, 1 (H. II, p · texte numérisé non relu

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4. On verra plus loin les restrictions à apporter à une interprétation d' Agathon, en tant que roman expérimental. S'il n'est pas douteux que W. soit séduit par le déterminisme d'Helvétius, il ne s'y soumet jamais complètement. C'est ainsi qu'il remarque (a. V, vol. 1, p. 201) : « Der Himmel verhiite, dass unsere Absicht

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C'est avec cette réflexion critique qu'il reparcourt le chemin qu'il a suivi, se rendant compte des détours qu'il a dû prendre. Son expérience a dessillé ses yeux. Il comprend pourquoi il se comporte autrement que la plupart des hommes, et d'où lui vient le tour idéaliste de son esprit.

Si, au lieu d'émotions vagues et d'autant plus vives sur le monde surnaturel, qui nous sont données par des mythes et des miracles, et un peu plus tard, au moyen de la musique et des arts plastiques, l'âme recevait une image exacte de la nature et les directives de la raison, il serait plus difficile à la superstition de supplanter la vérité, qu'il ne l'est à la vérité de supplanter la superstition, alors qu'elle est déjà solidement établie.

C'est à son éducation religieuse qu'il rapporte le « sublime » qui a provoqué les railleries d'Hippias, et dont « la véritable source » se découvre maintenant. Mais, bien que des « expériences heureuses » aient dissipé le halo, Agathon regrette ses rêveries qui, pour lui, « avaient plus de réalité, de charme et de vertu bienfaisante, étaient génératrices de plus de joie et de contentement véritable que les plaisirs des sens » 1. Devenu lucide, il garde de cet éblouissement mystique un vague regret, comme la nostalgie du paradis perdu. Il évoque avec la même émotion la vision métaphysique, « qui bannissait de la nature tout ce qui pouvait être mort ou inerte, qui animait chaque atome par une essence spirituelle, qui chargeait le moment de toutes ses virtualités cachées en un prolongement infini ».

Cette conception rationnelle et finaliste, qui lui a été donnée par les théologiens, a été l'écran qui lui a caché la nature, ou plutôt qui Ta transfigurée. Il le sépare encore du bel instant, ne lui laissant que son image idéalisée. Bien que la vertu ait dépouillé sa majesté, qu'il sache encore que « les phénomènes moraux, qui prétendent à cette noble origine, ont souvent des ressorts secrets qui, une fois mis à jour, s'ils ne suppriment pas le mérite, le dimi-

jemals sei, in schônen Seelen dièse liebenswiirdige Schwârmerei fur die Tu^em! abzuschrecken, welche ihnen so natùrlich und ofters die Quelle der liebenswurdigsten Handlungen ist... »

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