Ch. V (argument) (A 1, p
Cf. Ch. II, v. 445 ss. (A I, p. 48). 11 semble que Wieland ne laisserait subsister l'idée de Dieu que comme le but infini auquel tend l'évolution, ou comme la synthèse de toutes les ré;disations. Dans son infinité de formes, le monde ne s'identifierait il pas ave, Dieu? Il esl tenté par l'hypothèse pythagoricienne, qui fait du cosmos un être vivant. (A I,p, 38.)
6. Ch. V, V. 447-452. Mi irn venait de publier -en IYr»»r/i eincs Lehrgebâudes von den Scelen der Tio 5PITZER : Darstellung und Krilik der Tierpsychologie G. Fr. Meiers, Diss., Bern, 1903.
et observer leur activité derrière le vêtement apparent ! Tu serais certainement ému par l'ordre qui règne, là où ton regard erre dans la brume 1. »
En vertu de cet ordre, il lui faut, entre l'àme et le corps, une interdépendance étroite. Son sentiment n'admet pas l'isolement de la monade leibnitzienne. Comment la conscience se passeraitelle des impressions du monde extérieur 2? Au lieu de l'explication idéaliste, harmonie préétablie ou occasionnalisme, il propose une solution de conciliation : l'àme, constituée de particules indivisibles, atomes spirituels dotés pourtant d'un corps astral, posséderait une certaine sensibilité qui la relierait au corps 3. Elle serait un organisme « capable de croître, de se fortifier, d'agir ». C'est parce qu'elle vit « naturellement », comme le veut La Mettrie, qu'elle se comporte comme « une divinité inférieure » 4. Sans mettre en question la survivance de la conscience, Wieland se flatte de dépasser la Monadologic. Son hypothèse n'a-t-elle pas été reprise par Bonnet?5
Ce à quoi il vise, c'est à la suppression des barrières entre le monde moral et le monde physique, à la continuité de la vie 6. A chaque échelon, l'être est suspendu entre deux infinis, son passé et son avenir. A mesure que des organes plus affinés saisissent une plus grande part de réalité, augmente aussi, avec la connaissance, le bonheur. Mais quoiqu'il fasse, il ne possédera jamais qu'une vision fragmentaire. « Le monde se transforme sans cesse, l'avenir est préformé dans le présent. » Dans le déroulement sans fin de la création, tout se tient, tout est solidaire. L'homme n'a pas à rougir de descendre de l'animal : « C'est par la même