a. IX,6;c.XI,6(H.III,p
« Agathon schien in verschiedenen Zeitpunkten seines Lebens nach der Reihe ein platonischer und ein patriotischer Schwarmer, ein Held, ein Stoïker, ein Wollùstling, und er war keines von allen, wiewohl er nach und nach durch aile dièse Klassen ging und in jeder etwas von der eigenen Farbe derselben bekam. Wir sind noch nicht am Ende seines Laufes, daher kann auch von seinem Charakter, von dem, was er wirklich war, worin er sich unter allen diesen Gestalten gleich blieb, und was zuletzt, nachdem ailes Fremdartige davon abgeschieden sein wird, iibrig bleiben wird, noch nicht die Rede sein. »
2. a. vol. II, p. 192 : « Es steht bei den Lesern, ihm (dem Verfasser) hierin soviel Glauben beizumessen, als sie gern wollen; wir, an unserem Teil, nehmen uns der Sache nicht weiter an. Unsere Absichten sind bereits erreicht, und die glùcklichsten Umstande, welche dem Agathon noch bevorstehen môgen, haben nichts damit zu tun. » Cf. vol. II, p. 223.
n'enseigne rien à son hôte; il lui montrera, par ce qu'il est lui-même, que la vie n'est pas vaine : « Un homme de talent plus qu'ordinaire a assez à faire en travaillant à se perfectionner; en travaillant pour soi-même, il travaille pour le monde *. »
C'est à la destinée d'achever l'œuvre. En lui rendant Psyché et Danaé, l'une comme une sœur, l'autre comme une amie bien décidée à ne plus être autre chose, elle le détache du passé et lui dégage l'avenir. Mais Agathon aura-t-il encore assez d'élan pour s'élever au delà d'un compromis provisoire? Trop sensible pour n'être qu'un virtuose à la façon d'Aristippe 2, trop imaginatif pour être déjà un sage, et, de plus, privé de « l'enthousiasme magique », de la « sympathie universelle », cette fleur de la sensibilité, et de la « chaude lumière dans laquelle le ciel vibre de bonheur 3 », à quelle résolution va-t-il marcher? Que pourra-t-il encore attendre du monde et de sa « vertu »?
Le premier Agathon s'arrête sur cette dissonance : il fait le procès de l'idéalisme, mais ne justifie pas la vie. Pas plus dans la société qu'en lui-même, Agathon n'a trouvé les conditions du bonheur. Il s'est trompé dans l'amour comme dans l'action. Il a été déçu dans sa foi dans la nature et dans sa foi dans la raison. Il n'a vu les hommes ni bons, ni heureux, et, pour lui-même, il peut douter de le devenir jamais, en dépit des promesses de son esprit et de son cœur. Sa belle confiance, qui bravait la sèche vérité d'Hippias, a fait place au scepticisme. Désabusé, il ne s'est pas adapté. Il a la résignation douce-amère, avec laquelle Wieland regarde maintenant les choses d'ici-bas; non certes, l'ironie cruelle de Voltaire 4, mais tout de même « cette philosophie vraiment socratique... qui ne s'en laisse pas imposer, ni par le faste et les airs des grands, ni par le sublime, le zèle de la vertu, l'austérité..., ni par le langage et l'extérieur d'un être de l'autre monde » 5. Il participe à l'humeur inquiète de son auteur, qui songe alors à un conte