D. Br. I, p. 88. Cf. A. Br. II, p
2. Bibl. d. Sch. Wissensch. I, 3. St., p. 27. La Deutsche Bibl. I, St., p. 205 : « Kurz, ich bin in Versuchung gefiihrt worden. zu glauben, dass H. W. keiner anderer Ursache wegen so viele fremde Dinge in sein Interesse gezogen habe, als nur zwei hùbsche gleichfôrmige Bande, jeden ein Alphabet stark, seinem Verleger in die Hande zu liefern. Ailes Fremde, Ùberflùssige.Schwatzhafteabgerechnet, wiïrde kaum ein einziges Alphabet zur wahren Geschichte des Agathon nôtig gewesen sein. » L'auteur du c. r., ayant loué la philosophie du roman, lui conteste néanmoins la qualité d'un ouvrage classique, tant en raison du ton disparate, où se manifeste l'influence de Fielding, de Marivaux, de Crébillon, que pour son caractère étranger et sa composition inégale.
3. A. Br. 11, p. 268. Cf. entre autres : H. Borcherdt : Gesch. des Romans und der Novelle in Deutschland, Leipzig 1926. Sommerfeld : Roman-Theorie und Roman-Typus der d. Aujklàrung. D. Vierteljhrsch. f. Litwissensch. IV. 1926. II. A. Korff : Voltaire im literarischen Deutsehl. d. 18. Jahrht.
4. Roth I, p. 93 ss. Sur la préparation de la 2" édit., cf. Freise : Die drei Fassungen ton fVs. Agathon, Diss. Gôttingen 1910; E. Gross, o. c. Dès le 21 déc. 1767, W. avait annoncé à Gessner une suite sens le titre d'Archytas (Archiv.
géant les défauts les plus saillants de la première rédaction, de faire « un beau et bon livre » l, il s'agit surtout de profiter des bonnes dispositions du public pour réparer le maigre succès de la première édition 2. En ajoutant les parties restées en souffrance, il pourrait sans doute arrondir la composition et préciser la tendance morale. Mais il était trop détaché du roman pour une véritable refonte sur « une forme intérieure » mieux dégagée. Sans suivre Jacobi dans son conseil de mettre des garde-fous aux passages délicats, où les faibles pourraient trébucher, il était porté, par son goût plus réfléchi et son esprit mûri, à adapter Agathon au sentiment des lecteurs de Musarion et de Diogène 3. Faute de temps, en raison de sa transplantation à Weimar, il dut se borner à une revision hâtive qui ne fit qu'aplanir les inégalités de la forme et atténuer les saillies de la verve digressive. Pour ranimer la curiosité, il comptait surtout sur les adjonctions promises en 1767 : l'histoire de Danaé et l'exposé de la philosophie d'Archytas. Ce dernier, toutefois, fut alors réservé aux abonnés du Mercure, qui allait commencer à paraître 4. La nouvelle édition n'apporte de neuf, en ses quatre volumes, que l'histoire de Danaé.
Elle était surtout destinée aux lectrices, qui avaient pris ombrage du mariage éventuel du héros avec Danaé. En relevant le caractère de la courtisane, elle rehausserait aussi le ton moral
f. Litgesch. VII, p. 515, 517 ; D. Br. I, p. 75). Il en parle aussi à Zimmermann en mai 1768 (A. Br. II, p. 30). Ce n'est que fin 1771 qu'il demande la libre disposition du roman contre reversement des honoraires (48 louis), en vue de la nouvelle édit. à lancer par souscription. D. Br. I, p. 103 s. La lre édit. était alors loin d'être épuisée.