b, vol. IV, p
6. Une note dans b, vol. I, p. 228 s., faisait prévoir une solution, que n'a pas apportée le deuxième Agathon. (Cf. Roth I, L. de W.à Jacobi du 27 oct. 1772).
ne s'en trouvait pas plus rapprochée par ce détour vers la morale; bien au contraire, sa structure s'embrouillait dans une idéologie étrangère, sinon contraire au problème initial. Au lieu de reconstruire avec les données de son expérience son système moral, Agathon se trouvait livré à la faveur du sort; plutôt que de se chercher en s'opposant à la fois au réel et à l'illusion dans l'effort spontané de sa conscience, il cédait aux tendances innées ou acquises de son caractère ; il se contentait de les ajuster à la vérité rationnelle. Renonçant à réduire les antinomies, il se réservait l'évasion mystique de la contemplation. Il restait en marge de la vie, dans l'attente d'une décision qui lui échappait. Cette décision ne pouvait lui venir que de l'esprit, après la faillite de la sensibilité et de la foi. Il ne semble pas, quoi qu'il prétende, que Wieland l'ait clairement envisagée en 1772 1.
Même vingt ans plus tard, elle ne se présentera pas avec évidence. La philosophie d'Archytas, par laquelle Wieland se résoud à couronner son roman n'est pas la « clé de voûte » pour laquelle il voudrait la donner, mais un simple expédient, admis seulement parce que l'œuvre lui est devenue étrangère, qu'il n'en a plus « qu'une idée très vague » 2. Au seuil de la soixantaine, il se trouvait dégagé des conflits dans lesquels il avait laissé son héros; il se sentait à l'abri dans un pragmatisme adapté à son caractère et à sa vision ; il oubliait qu' Agathon n'était encore qu'un apprenti; il lui prêtait un peu de la sagesse qu'il s'était acquise au cours de son existence, et de la conscience fortifiée par les spéculations idéalistes de la fin du siècle, en particulier de Kant, que son gendre Reinhold lui avait fait comprendre3.
Wieland peut ainsi fortifier Agathon dans sa foi subjective et l'assurer dans sa détermination. Avant de le conduire chez Archytas, à qui il revient de dissiper la confusion où l'avait mis son échec de Syracuse, Wieland juge nécessaire de lui procurer à nouveau