C. XVI, 3 (H. III, p
i ,i ■ ■ i ii i hi n u pai Vgathon rail ituée < nlre celle de Platon et celle de Hippias, mais plus près de celle
■ ophie l ieinhold, Keil, o. c, p 226
ration religieuse et de sa raison empirique, louvoyant entre le déisme d'Archytas et le théisme d'Apollonius dans son Agathodemon, entre le relativisme d'Aristippe et la rêverie mystique de Peregrinus Proteus; se ménageant, dans sa quiétude rationaliste, assez d'illusion pour s'égarer dans les « terres inconnues » de la spéculation, tout en surveillant les nouveaux « thaumaturges » avec plus de curiosité que de défiance. Il n'oublie pas que la raison « est le véritable bon génie de l'homme », que « l'eudémonie est le fruit d'une existence dirigée par elle, sinon rien ne mériterait ce nom » 1.
Il était bien persuadé que « toute vérité est en nous ou nulle part » 2, mais il s'inclinait avec Apollonius devant le Christ « qui fut véritablement ce que les philosophes n'ont fait que paraître, ayant suscité dans la nature de l'homme la flamme divine qui la transfigure3 ». Il ne renonçait à aucune des deux sources de son inspiration, considérant que chacun a son individualité particulière, et que s'attacher à un modèle, aussi parfait soit-il, est compromettre sa forme propre, et donner dans le fanatisme *.
Agathon ne saurait s'en remettre davantage au sage de Tarente pour son salut, ni apprendre de lui à « considérer l'existence, comme si elle épuisait toute la durée, à savourer chaque instant, comme s'il devait être le dernier » 6. Il lui appartient de rétablir la paix dans sa conscience en réconciliant le philosophe et le poète. Si, selon le mythe oriental, de la lutte des ténèbres et de la lumière
1. Peregrinus Proleus, 8 (H. 22, p. 61 s.); Agalhodemon (H. 23, p. 241) : « le h hatte Augenblicke, wo ich fùhlte, ohne zu glauben, andere, wo ich glaubte, ohne zu fùhlen, unzâhlige, wo ich keines von beiden bedurl'te... » Au terme de sa vie, le hi-ros se trouve être ce qu'il doit être, et ce qu'il peut <Hre, rien qu'un homme.
2. Peregrinus Proteus, 8 (H. 22, p. 66). Cf. : Was ist Wahrheit f Merkur 1778 (H. 32, p. 18 s.). « Was ist es, als geràde die kaltblutige, spitzfindige, immer zuriickhaltende, immer argwôhnische, immer voraussehende, immer râsonierende Vernunft, was von jeher a m geschâf tigsten gewesen ist, Glauben und Liebe, die einzigen Stiitzen unseres armen Erdenlebens, zu untergraben und umzustiirzen?... Die Wahrheit ist weder hier noch da, sie ist, wie die Gottheit und das Licht, warm und wohnt allenthalben ; ihr Tempel ist die Natur... »
Bôttiger, p. 162 : « Ich habe immer in meiner Ideenwelt getràumt, aber in diesen Traumen war doch nicht blosse Phantasie. Sie waren aus der Bliite menschlicher Betrachtungen aller Jahrhunderte zusammengesetzt. »