‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 333 sur 505 · III, 5 (H, XIV, p · texte numérisé non relu

III, 5 (H, XIV, p

2. Cf. Thalmayr, o. c, p. 6; Koberstein : Grundriss, IVe Aul'L, II, p. 1597. — En France, l'ouvrage ne fut pas remarqué dans la médiocre traduction de Mme d'Ussieux : Le Nouveau Don Quichotte (Bouillon, 1770), dont un extrait parut dans la Bibliothèque Universelle des Romans, en 1778.

3. D. Br., I, p. 9. Wieland traduit librement la citation dans Aurore et Céphale :

Wer einmal, so lehrt uns Marcus Tullius, Des Wohlstandes Grenzen ùberschritten, Dem rat ich, statt aus Blôdigkeit Auf halbem Wege stehn zu bleiben, Vielmehr die Unbescheidenheit, So weit sie gehen kann, zu treiben.

4. A. Br., II, p. 225. — L'indiscrétion de Zimmermann a été commise dans son ouvrage : Von der Erfahrung in der Arzneikunst. Il s'agit de Dos Urteil des Paris, qui, dans la première édition, est effectivement dédié : « An Herrn Dr. Z... t

5. Ganymed, envoyé à Gessner le 25 juillet (D. Br., I, p. 17). Il revient à Wieland pour un remaniement demandé par l'éditeur, auquel il est renvoyé en octobre, avec Aurora.

DON SYLVIO ET LES POEMES COMIQUES o4o

une Vénus et Adonis, qui ferait réparation au beau sexe l, un Jugement de Paris, une Aurore et Céphale, les Deux Amours, les Grâces... tout un recueil pour lecteurs non moroses, ni tartufes, ni mystiques 2. Il ne s'agissait de rien moins que de rivaliser avec Boccace, La Fontaine, Prior, comme pour démentir les sottises de Zurich. Que Uz, Lessing, Nicolaï, en rient à leur aise : « grand bien leur fasse » ! « Peut-être accueilleront-ils un Wieland repenti, qui se range à leurs côtés 3. Quoi qu'il en soit, repris par la fureur de rimer, Wieland fera bon marché du qu'en dira-t-on? Il envisage déjà un autre recueil d'É pitres et de Satires « dans le genre d'Horace », des poèmes didactiques4...

Si, l'hiver suivant, la flamme est déjà retombée, c'est peut-être, pour une part, la conséquence des semonces que lui a values Don Sylvio, plus encore, l'effet du désarroi dans lequel l'a plongé le dénouement de son intrigue avec Bibi. Plus personne pour chasser les fantômes de la chancellerie avec des airs de Galuppi et de Jomelli ! 5 « Les Muses se sont enfuies, peut-être pour toujours... » Aussi Wieland renonce-t-il à amuser ses lecteurs. On lui a pris son plaisir, et maintenant son esprit, comme il le déplore, va se dessécher complètement : « Au lieu de tresser des guirlandes de fleurs, il s'en ira, courbé sur le sol, ramasser des glands. 6... >> Le volume, qui parut à Pâques 1765, ne contient que quatre contes : Le Jugement de Paris, Endymion, Junon et Ganymède, Aurore et Céphale1.

Ce n'est pas que l'auteur ait été pris de scrupules : s'il a sacrifié, dans Ganymède, l'épisode de l'enlèvement d'Europe, que Gessner trouvait choquant 8, en attendant de condamner tout le conte

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