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l'hypocrite vengeance? N'ayant plus rien à se reprocher, les deux époux n'en sont que plus libres dans leurs débordements, Junon ayant appris d'Iris à faire « les premiers pas »*. Aussi bien les dieux n'ont-ils pas à être confondus par leur propre immoralité. Ce n'est pas seulement l'hypocrisie, c'est l'illusion sentimentale elle-même qui se trouve bafouée dans Aurore et Céphale. Du burlesque de Lucien, Wieland passe à l'ironie badine de l'Arioste et de La Fontaine. Qu'il la tienne d'Ovide 2 ou qu'il l'ait reçue du Roland Furieux, l'aventure prêtait à une jolie parodie des Égarements du cœur. Au dénouement tragique s'était substitué, depuis Hygine3, le jeu déconcertant de l'amour et du hasard. Sans plus se plaindre de leur méprise, les deux époux doivent se réconcilier comme dans Le Gentilhojnme de Mantoue 4 d'où La Fontaine avait tiré sa Coupe Enchantée et son conte du Petit Chien qui secoue les pierreries5. Procris n'a plus besoin d'un scabreux subterfuge, pas plus que Céphale d'une intervention prodigieuse : ils ne sont