A. Br., II, p
8. D. Br.. I, p. 234 : « Mein Geschmack ist nun einmal so : Sokrates und Harlekin sind meine Lieblingscharaktere, und Yorik ist es mehr als Einer von diesen Beiden, weil er Sokrates und Harlekin zugleich ist. »
9. Cf. Amadis, I, str. 16 (H. XVII, p. 16), le souvenir adressé au comte de Stadion et à sa fille, la comtesse Max, en tête du poème.
aussi quelque gêne à produire les cabrioles de son esprit faunesque, en s' amusant des filles de Bambo, « errant sur leurs dromadaires au long cou ». Il était rappelé à la sagesse, « loin des bocages enchanteurs, où l'amour, déguisé en chevalier, joue avec les grâces et les nymphes » 1.
La citation de Crébillon mise en exergue : « C'est qu'il ne faut pas croire, non, qu'il soit donné à tout le monde de réunir l'agréable et l'utile... — Cela est bien vrai, dit le sultan; pour le vizir, on n'a rien à lui reprocher; s'il conte bien, il endort encore mieux »2 indiquerait que le badinage l'emporte sur la satire. S'ils sont plus ou moins croqués sur le vif, les fantoches qui défilent dans ces seize chants, en se mêlant dans des combinaisons arbitraires, comme les fous sur le bateau de Sébastien Brandt, existent d'abord pour le divertissement de l'esprit 3. Ils sont assez drôles pour pouvoir se passer de masques, assez « pure nature », pour ne pas trop paraître des copies. Aux six filles de Bambo, en quête de maris, correspondent, afin que « chaque pot reçoive son couvercle », comme dit leur père, six chevaliers errants. Des six couples possibles, cinq ne seront que des comparses humoristiques, remplissant la scène de leurs chasses-croisés, en un jeu qui feint d'être déréglé, « de manière que le lecteur, pas plus que nous-mêmes, ne sache comment en sortir, si ce n'est en laissant tomber le rideau » 4.
Pour soutenir l'attention, il importe que cette figuration soit