D.Br., I, p. 234; cf. H. XVII, p
« Ihr sent, Schach Bambos holde Kinder
« Sind keine Kassandern, wie einst Herr Calprenède geschnitzt.
« Sie sind die pure Natur und ihre Ritter nicht minder;
« Wir pfusehen nicht gern an den Werken der aima mater rerum
" Und lieben den Spruch : « ridendo dicere verum. »
4. Amadis, XVI, str. 18 (H. XVII, p. 15;). Cf. XI, sir. 28 (H. XVII, p. 110). Wieland n'avait aucune prétention à l'originalité de sa fable. Cf. Merkur,
1782, III, p. 197 ss. : « Ich habe nie kein Geheimnis daraus gemacht; und wer da weiss, wie wenig die grossten Dichter in der Welt, von Homer an, einen Ruhm darin gesucht haben, das Thema ihrer Werke selbst erdichtet oder getrâumt zu haben... der wird den Wert einer solchen eingebildeten Erfindungsrhre zu bestimmen wissen. Ich meines Ortes gônne sie einem jeden, der sie an sich reissen will, von Herzen, begniige mich mit dem, was mir nach Abzug derselben iibrig bleibt. » Cf. Buttiger, p. 160, 182.
des plus cocasse. Sans se soucier de leur sort « plus que de celui de l'homme dans la lune » 1, l'auteur tire ses pantins par les ficelles, au gré de son imagination, comme il semble, les marquant d'une épithète pittoresque ou d'un détail saillant. Sœurs par la futilité et la prétention, les filles de Bambo, sauf Olinde, qui n'apparaît qu'à la fin du poème, se distinguent par leurs travers autant que par leur physionomie; trop fières pour ne pas être jalouses l'une de l'autre, ce sont de gentilles poupées : Dindonnette, rondelette, d'âme et de corps, incapable de songer à mal auprès d'un faune; Blaffardine la blonde, au regard vague et à la taille de nourrice « une belle plante, juteuse comme une pêche »; Léoparde, une Diane farouche avec des yeux de Junon, mais nullement insensible; Colifichette, tout en grimaces et en caprices, coquette accomplie; Chatouilleuse, enfin, la reine des précieuses, volage de nature et prude par principe. Donc, au jeu de l'amour et du hasard, ces nymphes ont pour partenaires des chevaliers de même acabit, également représentatifs d'une société falote et superficielle : avec Amadis, tous de beaux garçons qui courent la bonne fortune, paradant dans leur caractère de héros de roman : le sentimental Bleumourant, éternel soupirant; Caramel, l'aventureux chevalier des ruelles, qui lorgne les mollets; Parasol, muscadin pommadé qui joue de l'éventail, un bellâtre « léger comme le rêve et tout aussi insubstantiel »; enfin le lion des salons, l'entreprenant Antiséladon, et l'impétueux Boréas.
Avec de tels comparses, impliqués dans un imbroglio sans lin, n'eût été le caprice du nègre Tulpan qui, en deus ex machina, y met fin d'un coup de baguette, en assortissant drôlement ces couples carnavalesques, si bien que le roi Bambo n'a plus qu'à remercier ses gendres « de s'être chargés de sa progéniture, qu'il ne garantit pas » 2, les tribulations d' Amadis prennent leur valeur symbolique. Cet autre don Quichotte, qui n'a pas l'ingénuité de don Sylvio et d'Idris, traverse un monde frelaté et démoralisé
1. IV, str. Ils. (H. XVII, p. 46). Avec la même désinvolture, l'auteur, parodiant le roman de cape et d'épée (XI, str. 1-7; H. XVII, p. 103 s.), se moque des machines et des procédés qu'il emploie. (Cf. II, str. 18; VII, str. 2; VIII, str. 22, 34; X, str. 1, 8 s., 24 s., etc.). C'est ainsi qu'il fait participer le lecteur à son jeu. (XVII, str. 41 ; XV, str. 380.)